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 ◆ You can't froze the monsters... right?

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MessageSujet: ◆ You can't froze the monsters... right?   Dim 8 Fév - 20:41


You can't froze the monsters... right?

Groupe A: Damian Beauchamp, Göran Falk & Emrik L. Underbart



Citation :
Dödskalle, Janvier 2012, Commissariat de police

Depuis des jours, les journalistes tentaient d'informer les habitants de ce pays déjà habitués au froid. Les tempêtes de neige les plus impressionnantes de ces cinq dernières années et blablabla... du charabia de météorologue qui tournait en boucle tous les ans au mois de Janvier. Pas de quoi s'inquiéter pas vrai? Pour les habitants de Dödskalle, c'était toujours la même rengaine depuis des semaines, sortir en prenant soin de ne pas glisser à cause du verglas, aller à l'épicerie du coin acheter sa bouteille d'eau vu que le maire leur interdisait toujours de boire l'eau du robinet... La journée s'étirait et peu faisaient véritablement attention à la neige qui tombait, beaucoup trop habitués à ce phénomène. Au commissariat de la ville, c'était la même chose et les locaux se vidaient peu à peu tandis que chacun rentrait chez soi après une longue journée de travail. Tous sauf quelques uns, trois personnes encore présentes qui entendirent le vent venir s'écraser contre les portes d'entrées et les vitres, ramenant avec lui plus de neige et ce bruit si caractéristique. Mais si, ce cri strident, comme si quelqu'un se cachait sous cette poudreuse. Le vent frappa encore, encore, une fenêtre se fissura et le courant se coupa presque aussitôt, plongeant le commissariat dans le noir.

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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Lun 9 Fév - 0:51

Goran était bien parti pour passer sa soirée au commissariat - une fois n’était pas coutume. Soupirant, il leva le nez du dossier sur lequel il travaillait pour s’étirer et bailler bruyamment. La porte de son bureau était entrouverte, le dernier de ses collègues était parti une demi heure auparavant, l’abandonnant lui et quelques rares péquenauds du coin. Son regard s’attarda sur l’horloge de son ordinateur,  et il se fit la réflexion qu’un café de serait pas de trop.

« Quelqu’un veut du café ? Demanda t-il, juste pour la forme, alors qu’il allait vers la salle de pause. »

Du coin de l’oeil il vit une lampe d’un des boxes allumés, mais ne prit pas la peine de s’attarder davantage. Peu importe qui c’était, Goran n’était pas d’humeur à la sociabilisation ce soir. D’un geste machinal, il alluma la lumière et se figea brusquement quand celle ci se mit dangereusement à grésiller avant de s’éteindre suivit d’un bruissement sonore. Réagissant à l’instinct, une main déjà sur son arme de fonction, il bondit et se dirigea vers l’entrée du commissariat. Le bruit strident du vent s’engouffrait avec force, créant ce son sonore, lancinant et peu rassurant.

Délicatement, Goran passa un doigt sur la fissure avant d’aller ouvrir la porte du commissariat pour se rendre compte que celle ci était bloquée.

« Super, nous sommes coincés ici,
maugréa t-il à haute voix avant de faire le tour, soulevant les stores pour voir l’ampleur des dégats. »

La neige avait recouvert, ou presque, le commissariat ; ils étaient concrètement coincés ici. L’électricité était coupé, la tempête avait certainement du saturé le réseau, cela signifiait que le téléphone fixe était hors d’usage.

« Et forcément, il n’y a pas de réseau non plus, constata l’inspecteur en zieutant rapidement son portable. »

Et maintenant ? Göran regarda autour de lui, son esprit essayant d’analyser leur situation le plus rapidement et le plus calmement possible. Avant tout, il leur fallait consolider cette fenêtre, s’ils ne voulaient pas qu’elle finisse pas se casser complètement et qu'ils finissent par mourir de froid. Il eut brusquement une pensée pour Dahud, espérant qu'il soit à l'abri chez lui et que rien en lui soit arrivé.

Il fouilla rapidement dans un tiroir de l’acceuil et en ressortit quelques lampes de poches, puis en lança une à son voisin le plus proche.

« Aide moi à soulever et à caler cette table contre la fenêtre. »

La soirée s’annonçait forte en amusement.
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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Lun 9 Fév - 2:55

En vérité, Emrik était déjà là depuis un bon moment. Arrivé en fin d'après-midi, il s'était faufilé dans les locaux de la police pour y accomplir quelques méfaits, simplement parce qu'il en avait envie. Les derniers mois de sa vie n'avaient pas été des plus réjouissants, comme la plupart des habitants de la bourgade suédoise, et il avait surtout besoin de se remonter le moral en faisant vivre un véritable enfer à l'Inspecteur-Détective de la ville. Il avait donc profité d'un moment d'inattention de la part de la brigade pour aller se réfugier dans un placard. Oh, il n'avait pas eu besoin de faire trop d'effort pour tenir dans ce meuble étroit, ses os n'étant pas bien épais, et sa peau seule semblant couvrir sa carcasse.

Dès que Göran se décida finalement à se rendre dans la salle de pause, l'adolescent était furtivement sorti de sa cachette pour ainsi mettre son plan d'action en place. C'était sans compter sur la panne de courant qui allait le surprendre pile à ce moment-là, l'agrafeuse dans une main, quelques dossiers importants dans l'autre. Il entendit alors le bruit du vent, un souffle qu'il aurait pu reconnaitre entre trous. L'appel lugubre de l'hiver, ce même hiver qui avait rendu ses nuits insurmontables quand il ne parvenait pas à trouver un toit sous lequel s'abriter... Ce simple son lui glaça le sang et il eut toute la peine du monde à inciter son coeur à reprendre un rythme cardiaque normal.

Quand il réussit enfin à se déplacer à nouveau, Emrik rejoint Göran non loin de là, ce dernier s'affairant à soulever les stores pour constater l'étendue des dégâts. Coincés. Pas de réseau. Emrik soupira. Non vraiment, il n'y avait pas de quoi avoir peur. Ce n'était que l'hiver, le froid, le vent de Dödskalle qui rouspétait encore et qui faisait sa loi. Ce n'était pas le début d'un mauvais film d'horreur et personne ne périrait dans un bain de sang. En tout cas pas lui, il savait qu'il ne mourrait pas de cette manière...

Pas certain que Göran ait encore eu l'opportunité de remarquer qu'il était effectivement là, Emrik attrapa la lampe torche au vol avant d'exécuter les ordres de l'autre homme. Sa force n'étant pas spécialement développée, ses bras maigres ne parvinrent pas à déplacer le meuble de plus d'un mètre avant que ses doigts ne glissent sur les bords du bureau. Confus et quelque peu gêné d'être ici, il finit par pointer la lumière de sa lampe torche vers son visage pour être certain d'être vu et reconnu de tous, avant de prendre finalement la parole. « Je jure que je n'y suis pour rien cette fois-ci... »

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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Dim 15 Fév - 1:51

C'était franchement une sale idée de venir ici aujourd'hui. Mais genre, la pire idée que j'aurais pu avoir. Non parce que… Je ne dis pas qu'aller voir les flics pour grappiller quelques renseignements c'est pas con, mais le faire dans le noir… C'est une autre histoire. Seulement reprenons depuis le début. Disons que quand je suis arrivé au commissariat plus tôt dans la journée, autant pour m'abriter du froid que pour aller embêter quelques flics. Non pas que j'ai une passion pour les menottes, même si bon parfois ça a son charme, mais pour essayer de glaner quelques infos pour mon article. Seulement, entre ceux qui malgré le café qu'ils ingèrent en quantité industrielle restent aussi charmant qu'une porte de prison et ceux qui ont de simples envies de meurtres sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à un journaliste, je dois avouer que c'est pas simple. A tel point que j'ai finis par me demander si je ne perdais pas tout simplement mon temps.

Enfin ça… C'était avant que la lumière ne se décide à faire des siennes. J'étais tranquillement en train de me déambuler dans un couloir que je me retrouve prisonnier d'un mauvais film d'horreur. Le genre où les lumières clignotes, un cri qui résonne au loin et bien sûr, personne à l'horizons. Ouais ce genre-là. Je reste quelques instants sans bouger, attendant simplement de voir si un vampire ou une connerie du genre va me sauter à la gorge. Mais visiblement, semblerait que je sois sauf pour le moment. Fébrilement je cherche dans mes poches mon briquet, finissant enfin par mettre les doigts dessus. J'entends le mécanisme du Zippo grincer plusieurs fois dans le vide avant de finalement me faire jaillir une petite flamme. Ah, tu vois quand tu veux… Bon… Eh bien… Reste plus qu'à trouver son chemin…

"Que la lumière soit, et la lumière fut."

Je lève les yeux au ciel à ma propre réflexion avant de commencer à lentement remonter le couloir, m'éclairant à peine. La vache… C'est à peine si j'y vois quelque chose. Et soudain, dans ce silence presque étouffant un bruit se fait entendre, comme si l'on remuait, bougeait quelque chose… Eh. Peut-être que je me rapproche de la civilisation. Au loin je vois quelques faisceaux de lumières. J'ai un sourire tandis que je continue de m'approcher avant de finalement tomber sur deux personnes… Enfin plutôt sur Emrik et Goran. Oh… Ça aurait pu être pire hein… Et puis dans le noir… On peut avoir que des amis, non ? Tenant toujours le briquet entre mes doigts, dont la petite flamme éclaire vaguement mon visage, j'ai un sourire en m'approchant d'eux.

"In the shadoooows, for my time…"

Je ne peux m'empêcher de chantonner à voix basse avant de regarder le policier.

"Oh pardon, c'était facile et un peu trop tentant… Quoi ? Vous auriez préféré une mauvaise vanne ?"
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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Lun 23 Fév - 21:31

« Je veux même pas savoir ce que tu foutais ici, gamin, lança t-il en direction d’Emrik. »

Il avait du être un gros connard dans une autre vie. Göran ne voyait aucune autre explication, sinon pourquoi devait-il se coltiner la présence d’Emrik et Damian ? Le gamin qui s’amusait à glisser du poil à gratter dans le col de son pull, et le journaliste trop curieux qui aimait pousser la chansonnette ?

Non. Sérieusement ? Grommelant dans sa barbe, Göran ferma les paupières en se frottant l’arête du nez entre le pouce et l’index... Il sentait la migraine venir.

« J’aimerais surtout que tu arrêtes de parler, répliqua finalement l’inspecteur à Damian, retenant sans mal un soupir agacé. »

Une fois que la porte fut calée contre la fenêtre, empêchant ainsi vaguement le froid d’entrée, Goran se tourna vers ses deux compagnons d’infortunes, les dévisageant un instant.

« Le commissariat possède un générateur de secours, dit-il en levant un doigt en l’air, désignant les plafonniers. Et il s’est pas mis en route. »

Il ne dirait pas que ce « n’était pas normal »... puisque rien n’était normal dans cette ville de cinglé ! Sans un mot, il s’empara d’une seconde lampe torche et se tourna vers les deux autres.

« Je vais aller voir ce qui déconne, prévint Goran. En attendant, essayez de pas foutre le souk ! »

Il lança un regard éloquent à l’adolescent, arquant un sourcil dans sa direction signifiant qu’il l’avait particulièrement dans son collimateur.
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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Mer 25 Fév - 14:14

Forcément, Emrik avait manqué de lâcher le bureau qu'il aidait Göran à déplacer en entendant la voix de Damian, quelque part dans l'obscurité. Trop occupé à tenter de soulever un meuble avec le peu de force qu'il avait dans les bras, il n'avait pas prêté attention aux environs et il fut immédiatement parcourut d'un frisson, se retenant de pousser un petit cri aigu au dernier moment, oubliant au passage la réflexion de Göran. De toute façon, l'Inspecteur était aigri et désagréable de nature et le garçon avait pris l'habitude de ne pas faire attention à ses réactions.

Se tournant vers le cajun, celui-ci ne remarqua sûrement pas le regard noir d'Emrik dans l'obscurité mais qu'à cela ne tienne, cela ne l'empêcherait pas de le maudire un peu. Par l'opération du Saint Esprit, ou peut-être tout simplement parce qu'il voulait se remettre de la frayeur qu'on venait de lui causer inutilement en se concentrant sur autre chose, il écouta Göran qui déclarait que le générateur de secours du commissariat ne s'était pas mis en route et qu'il allait tenter de voir ce qui clochait exactement. Emrik haussa les épaules. Soit. Qu'il aille donc se perdre un peu plus loin tandis que le garçon se tournait à nouveau vers le journaliste, lampe torche toujours en main, réagissant à retardement à son entrée particulièrement effrayante. « Je sais pas ce qui m'empêche de te mettre un coup de lampe torche sur la tête, vraiment, on n'a pas idée de foutre la trouille aux gens comme ça.  »

Remarquant que Damian s'éclairait à l'aide de son briquet, Emrik lui proposa alors de lui confier sa lampe torche à la place. « Tiens, ça t'évitera au moins de te brûler les doigts. Noah m'a offert un téléphone, il y a une application lampe torche dessus. » Est-ce qu'Emrik était en train d'agir comme si de rien n'était ? Clairement, oui. Il avait grandit à Dödskalle, la ville l'avait même vu naître et ce n'était certainement pas la première panne de courant inquiétante qu'il vivait. Ainsi, après avoir fait la démonstration de son merveilleux smartphone au journaliste, il reprit finalement son sérieux l'espace d'un instant. « Bon par contre, quitte à attendre, j'aimerais qu'on évite de se cailler les meules... Tu sais s'il y a des couvertures dans un coin où tu es aussi paumé que moi dans ce fichu commissariat ? » Car il fallait bien l'avouer, même s'il avait tendance à venir trainer là un peu trop souvent, Emrik ne connaissait pas encore tous les recoins du bâtiment, ce qui semblait plutôt contraignant dans une telle situation.

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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Jeu 26 Fév - 22:50

Peut être qu’Emrik avait raison de s’inquiéter pour la température de la pièce et Göran pour le courant. Mais l’un dans l’autre, la tempête n’allait pas les épargner. Et pile au moment où le jeune garçon s’adressa au journaliste, une bourrasque de vent plus forte que la précédente passa par le commissariat. Le vent était beaucoup plus violent et il fit même trembler quelques meubles, signe de sa puissance. La température de la pièce chutait considérablement de minute en minute et elle était bien proche de celle du dehors et d’ici quelques instants, faute de trouver une solution, les trois compagnons risquaient bien de finir gelés eux aussi. Incapable de s'aventurer au dehors et coincés ici sans électricité, ils vont devoir faire preuve d'imagination pour passer la nuit ici...

Il est donc temps de fouiller dans les placards et de trouver les éventuels trésors que pourrais cacher le commissariat. Et terrible coïncidence, la porte qui mène au générateur est fermée et même à clé, mais dans les placard et , pour les plus chanceux, vous pourrez trouver:
Un vieu couteau. Souvenir d’un ancien policier (60 points)
Une couverture. Plutôt épaisse et d’une couleur marron affreuse. Peut être que cela peut vous servir pour tenter de colmater la fenêtre ouverte ou alors pour vous réchauffer? (120 points)
Un vieux talkie walkie. Ce dernier semble fonctionner mais qui peut bien vous répondre à l’extérieur? (170 points)

Quelques objets utiles par la suite... Ou pas. Dans tous les cas, le petit commissariat de la ville renferme d'autres surprises et il ne faut pas oublier la pièce qui sert à ranger les dossiers administratifs ou encore les cellules...


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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Jeu 26 Fév - 23:42

Je lève les yeux au ciel. Bah bien sûr. Y'a plus de courant, on est plongés dans le noir, c'est sûr que la première chose qu'on a envie de faire, c'est de foutre le bordel. Il nous prend pour qui l'autre ? Des gosses.. ? Bon ok, Emrik en est encore un… Mais bon sang, ça fait longtemps que je ne peux plus me faire passer un gamin. Sans desserrer les dents je regarde le policier s'éloigner, avant de me tourner vers le jeune garçon. J'ai un rire alors qu'il ronchonne, soit-disant parce que je lui ai fais peur tout à l'heure. Eh bien… C'est qu'on est froussard en plus ?

"Oh ça va… C'était rien."

Ouais j'aurais pu faire pire… Au moins j'ai eu la décence de débarquer avec un peu de lumière. La flamme du Zippo vacille légèrement, au point que je commence à me demander si il ne va pas me claquer entre les doigts. Oh non, me fais pas ça… Tu m'as toujours été fidèle, alors pitié ne me dis pas qu'aujourd'hui est le jour où tu vas devoir me jouer le coup de la panne. Je pensais que toi et moi on s'entendait bien… Qu'il y avait quelque chose entre nous… Que t'étais plus qu'un simple briquet. Seulement la flamme continue de vaciller gentiment, ondulant comme si elle allait disparaître d'une seconde à l'autre. C'est alors que le suédois me propose de récupérer sa lampe torche. Je le remercie du bout des lèvres avant de l'attraper, refermant d'un geste sec le briquet.

"Ce n'est pas de refus… Non parce qu'en plus… C'est pas comme si il éclairait des masses."

Je hausse un sourcil alors que je joue avec la lampe torche, tandis qu'Emrik me fait une démonstration à propos de son téléphone. J'émet un sifflement faussement admiratif avant de découvrir un peu plus en détail la pièce autour de nous. Seulement je n'ai pas le temps de répondre au jeune homme qu'une autre bourrasque, bien plus violente que la précédente vient nous frapper de plein fouet. Je ferme les yeux alors que j'essaye de me protéger de cette bourrasque, sursautant en entendant quelques meubles chuter autour de nous. Oh non… Mais c'est quoi ce bordel ? J'en viens à me demander si je n'aurais pas dû rester chez moi… Une fois la tempête passée, je rouvre doucement les yeux, soufflant un épais nuage de buée. Oh ça c'est pas bon. Mais alors pas du tout. Un autre tremblement m'échappe. Génial.

"Eh gamin… Ça va ?"

Question stupide. Bien sûr que non. Comment ça pourrait aller ? Va falloir trouver quelque chose… N'importe quoi. On ne peut décemment pas rester dans cette situation à attendre de geler. Il doit bien avoir quelque chose qui traîne dans le coin, n'importe quoi qui pourrait nous aider à ne pas y passer. Je pousse un autre soupir avant de le regarder.

"Fais attention à toi… Je vais voir si je ne peux pas trouver quelque chose…"

Je commence à arpenter la pièce ouvrant tout les tiroirs, retournant chaque meuble de la pièce dans l'espoir de trouver quoi que ce soit. Seulement ne trouvant rien, je commence à désespérer. Eh bien… Les forces de l'ordre dans ce pays… Je n'oserais pas dire que ce n'est pas ça… Mais disons simplement que j'ai vu des maternelles mieux équipés que cette bande de suédois avec des menottes. J'ai un soupir, alors que je me penche pour ouvrir un placard. Seulement là où je m'attendais à ne rien trouver, voilà que je tombe sur une lourde couverture brune.

"Salut beauté."

J'ai un sourire alors que je la tire hors du placard. Eh bah voilà… Suffit de bien chercher et on finit par trouver tout ce qu'on veut, hein ? Je secoue la couverture face à moi avant de la passer sur mes épaules. Bon elle a un vieux relent de poussière et de renfermé mais suffisamment épaisse pour garder quiconque s'enroule dedans, bien loin du froid. J'ai un sourire avant de me tourner vers Emrik.

"Eh gamin, regarde ce que j'ai trouvé ! Bon elle pue un peu, mais je pense qu'on peut se protéger du froid avec ça… Allez viens par là, j'aimerais pas te voir choper la mort."

Je lui fais signe d'approcher et de venir se blottir avec moi sous la couverture. Ouais bon je sais, mais eh, j'ai pas envie de voir un gamin de quatorze ans mourir de froid.

Damian Beauchamp a acheté La couverture. hehePoints retirés
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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Ven 27 Fév - 17:01

Le vent lui avait glacé le sang. Littéralement. Ce n'était même plus une façon de parler. Emrik avait senti le liquide se refroidir dans ses veines, son coeur ralentissant soudainement. Ou peut-être allait-il soudainement bien trop vite pour que le garçon se rende compte qu'il battait encore ? Peu importait dans le fond, la bourrasque avait eu le don de l'effrayer et de lui faire oublier la question qu'il venait tout juste de poser à Damian, se concentrant plutôt sur la voix de ce dernier qui lui demandait si tout allait bien. La bouche d'Emrik s'était ouverte. Il avait eu envie de répondre mais le frisson dont il était parcouru ne lui permettait plus de le faire. Lui, qui était vêtu le plus simplement du monde, même en ces périodes de grand froid, qui renouvelait sa garde-robe en fouillant des les affaires abandonnés par les habitants apeurés qui quittaient la ville sans un regard en arrière, redoutait à présent de mourir de froid. Mais il aurait pu se recouvrir d'une dizaine de peaux de bêtes, cela ne l'aurait pas empêché d'être envahi par la peur...  

Damian pris alors soin de le prévenir qu'il partait chercher de quoi les sauver, ou au moins les protéger en attendant, si cela était possible. Emrik avait mis quelques secondes avant de se remettre à bouger, les pensées fusant dans son esprit. Et si tout cela avait un rapport avec les évènements récents ? Le garçon ne savait pas exactement ce qui s'était produit dans la piscine lors de la réunion organisée par le maire, mais peut-être que toutes ces histoires étaient liées ? Après tout, il était suffisamment intelligent pour comprendre qu'il se déroulait des choses bien étranges dans les parages et dans le fond, ils ne pouvaient pas se permettre d'exclure cette piste pas vrai ? Peut-être même que c'était l'enquête de Damian qui était devenue un peu trop gênante ? Cette fois, c'était certain, le rythme cardiaque d'Emrik venait d'accélérer dangereusement.

Non, il fallait qu'il se raisonne, qu'il cesse de croire que sa ville natale était plus redoutable que tous ses habitants réunis. Ils pouvaient s'en sortir. Ils allaient même le faire. À son tour, il se mit à chercher, illuminant chaque recoin de la pièce avec son téléphone dont il avait tant vanté les mérites auprès de Damian mais qui n'était même pas foutu de capter dans un moment pareil. Le gamin remua tout sur son passage, ne faisant même plus attention au matériel, renversant même les pots de crayon sur les bureaux pour voir s'ils ne pouvaient pas cacher la clé qui pourrait les sortir de cette misère. Mais là, à l'abandon sur le dossier d'une chaise... Une veste. Était-ce celle de Göran ? L'inspecteur n'avait pas l'air de vouloir revêtir les uniformes rudimentaires de la police nationale, il y avait donc des chances pour qu'un simple officier l'ait laissée là avant de remettre ses habits de civil et de rentrer chez lui. S'il n'était pas mort en route d'ailleurs...

Damian l'interpella au moment où Emrik avait sa main enfoui dans la poche de la fameuse veste, y découvrant un talkie walkie. Et dans la précipitation, il ne prit pas le temps de réfléchir avant de rejoindre le journaliste, esquissant un sourire lorsque son aîné lui recommanda de venir se blottir contre lui. « C'est trop d'honneur, vraiment. », dit-il sur un ton qui se voulait plutôt enjoué malgré la situation. « Au fait, j'ai trouvé ça de mon côté. Je n'ai aucune idée de comment ça fonctionne... Si on ne peut pas installer douze mille applications dessus, je suis perdu. On devrait peut-être retrouver Göran, il doit savoir s'en servir non ? Ou peut-être qu'en appuyant sur tous les boutons... » Le garçon ne perdit pas un instant de plus et tenta de faire de son mieux pour rentrer en contact avec l'extérieur, toujours blotti contre Damian. « Allo ? Un, deux, un, deux... À toutes les unités, est-ce que vous me recevez ? » Haussant les épaules, il jugea bon de justifier ses propos pour le moins incohérents. « J'essaie de faire comme dans les films, on sait jamais... »

Emrik L. Underbart a acheté le talkie walkie. blaz — Points retirés
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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Sam 14 Mar - 21:06

La couverture qu'avait trouvé Damian allait leur être d'un grand secours, oui, la température de la pièce chutait de minutes en minutes et le froid s'immisçait peu à peu à l'intérieur de la pièce dans laquelle il se trouvait. Mais était-ce seulement le froid? Une épaisse fumée blanche, ressemblant à du brouillard, était en train de lentement prendre possession des lieux. Malheur à celui qui respirerait ce brouillard là, il se mettrait à tousser et à avoir lentement la tête qui tourne, il faudrait donc qu'Emrik et Damian se montrent prudent mais avaient-ils seulement remarqué le phénomène? Peut être, peut être pas.

L'absence de Göran était notable et sur le chemin du retour, un nouveau coup de vent surprit le policier et une vieille boite en fer lui tomba sur la tête, l'homme se trouva désorienté lui aussi. Le monde tangua et la fumée se fit plus présente. Que se passait t-il donc dans le commissariat? La réponse se trouvait peut être à l'autre bout du ... fil? Car oui, un crépitement se fit entendre dans la pièce, il venait du talkie walkie qu'Emrik avait entre les mains. Une voix dans la pénombre.

"Gå. Gå. Gå." répéta cette voix inconnue.

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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Sam 14 Mar - 23:06

Ça se présente mal. Mais genre très mal. Pour être franc, je ne sais même pas par quoi commencer… Oh, peut-être par le fait que le policier ne se décide pas à revenir… Au point que l'air de rien je commence à me demander si il ne lui est pas arrivé quelque chose. Et je ne parle même pas de la température de la pièce qui semble chuter de secondes en secondes, au point que j'attire un peu plus Emrik contre moi, frottant même ses épaules de peur de le voir me faire une hypothermie. De temps à autre je vérifie qu'il va bien, lui jetant un regard remplit d'inquiétude. Et alors que je peste silencieusement contre le flic toujours absent, me voilà pris d'une étrange quinte de toux.  Ah non, c'est pas le moment de chopper la mort… Je me racle la gorge espérant que cela passe avant d'être pris d'une autre quinte. Merde… Mais… C'est quoi ce bordel ? Et c'est là que je remarque l'étrange fumée blanche qui l'air de rien se répand dans la pièce. Oh putain de… J'étouffe un juron alors que je recommence à tousser. Génial. Manquait vraiment plus que ça. D'instinct j'attrape un coin de la couverture et plaque ma main sur sa bouche.

"On va éviter de t'intoxiquer, reste sous la couverture le temps que je trouve une solution…"

Qui serait ? Oh je ne sais pas encore… Mais on va déjà faire en sorte que le gamin ne s'étouffe pas. Une autre quinte me saisit tandis qu'un léger vertige me saisit. D'accord… Je pense que ça ne pourrait pas vraiment être pire… Seulement j'ai à peine le temps de le penser qu'un étrangement crachotement se fait entendre. Mon sang se glace dans mes veines alors qu'une voix grésille au travers du talkie-walkie. "Gå. Gå. Gå…" Je sens mon coeur rater un battement alors que la voix ne cesse de répéter ce simple mot… En silence je rêve que cette voix la ferme alors qu'instinctivement je serre encore plus Emrik contre moi, comme pour le protéger, comme si je voulais qu'il soit épargné de tout ça. C'est qu'un gamin après tout.

"Ça va aller… On va trouver un moyen de s'en sortir…"

Je lui glisse ça entre deux toussotements alors que mon regard se promène dans la pièce. S'en sortir, hein ? Ouais j'aimerais bien… Mais comment ? La neige dehors nous empêche de sortir… Et je ne suis pas sûr qu'aller s'enfermer dans une autre pièce de commissariat soit réellement une bonne idée… Partir… Je ne demande que ça. Je ferme les yeux, priant une seconde qu'en les rouvrant je me retrouverais au chaud, sur le canapé de Sanja à gratouiller Takk alors qu'on passe la soirée à rattraper je ne sais trop quel film que la belle n'a pas vu. Seulement quand je rouvre les yeux, tout ce que je vois, c'est ce brouillard oppressant qui nous entoure l'air de rien… Et cette voix… Cette voix qui ne cesse de nous dire qu'il faut que l'on parte, qu'on fuit… J'aimerais… J'aimerais tant…
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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Dim 15 Mar - 10:42

Ce fut la douleur qui le frappa en premier.

Le bruit tonitruant de l’étagère qui se fracasse au sol suivit juste derrière. La respiration lancinante, Göran cligna des paupières, désorienté. La vision flou, il poussa un grognement rauque tandis qu’il portait une main peu assurée sur son front, essuyant du bout des doigts un filet de sang qui s’écoulait le long de son crâne. Le bourdonnement qui sifflait perversement à ses oreilles s’atténua légèrement, lui permettant de prendre pleinement conscience de sa situation.

Ses tympans menaçaient d’exploser.

Tremblant, il tenta de reprendre le contrôle de son corps. Son regard s’attarda sur l’épaisse caisse à outil en métal qui lui était littéralement tombé dessus, déversant son contenu sur le sol : clé à molette, pince, vifs et un vieux couteau ayant appartenu à un policier désormais à la retraite. Grimaçant furieusement, Göran réussit à s’adosser non sans mal contre le mur du couloir qui menait dans le hall. La porte qui menait au générateur était fermée à clé, et malgré tout ses efforts, il était impossible de l’ouvrir... du moins sans le matériel adéquat. Ses souvenirs étaient encore brumeux ; il se rappelait juste d’avoir fait demi-tour pour rejoindre Damian et Emrik dans le hall quand cette foutue boite lui était tombé sur la gueule. L’inspecteur n’avait plus aucune notion de temps, combien de temps avait-il été inconscient ? Cinq minutes ? Une heure ?

Une quinte de toux le saisit soudainement.

Brusquement. Accentuant davantage son mal de tête. Un épais brouillard -ou était ce de la fumée ?- envahissait lentement les lieux. Instinctivement Göran plaqua son avant bras contre son nez et sa bouche alors qu’il se redressait en s’appuyant contre le mur, non sans récupéré au passage le vieux couteau.

Il devait rejoindre les deux autres dans le hall. Le sang continuait de glisser le long de son front et de son crâne ; aucun doute qu’il allait avoir besoin de quelques points de sutures. Plus il avançait en direction du hall, plus le brouillard s’épaississait... Si son esprit cartésien cherchait encore quelques explications logiques à un tel phénomène, l’instinct de survie de Göran avait prit le dessus.

« Les masques à fumigène ! Déclara t-il dans un souffle alors qu’il débarquait finalement dans le hall. »

Il ne devait pas être très beau à voir : avec sa blessure ensanglantée et le couteau qu’il tenait toujours fermement à la main. Mais peu importait, il n’avait pas le temps de s’en inquiéter pour le moment. Malgré le faible budget dont ils disposaient, le commissariat possédait tout de même un kit anti-émeute, qui datait certes, mais qui fonctionnait toujours. Chancelant, il se dirigea non sans mal vers l’armurerie qui contenait également les différentes armes de services, et s’empressa de prendre trois masques ainsi qu’un chiffon qu’il plaqua contre sa blessure afin de faire cesser le saignement. Il enfila son masque en tendit deux autres au journaliste et à l’adolescent avant de se laisser tomber près de celui ci, le souffle court.

"Gå. Gå. Gå."

Le crépitement qui s’échappait du talkie-walkie le fit frémir et Göran fronça les sourcils. Il pâlit davantage.

« Le talkie est pas allumé. »

Il leva un regard interdit sur ses deux compagnons d’infortunes.

Göran Falk a acheté le vieux couteau.— Point retirés
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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Dim 15 Mar - 15:15

Le monde tanguait autour d'eux. Ou bien peut-être était-ce simplement Emrik qui ne parvenait plus à tenir tout seul sur ses deux jambes. Damian toussa une première fois à ses côtés tandis que le gamin se demandait s'il avait encore les moyens et la force d'avoir un tel réflexe lui aussi. Était-ce la mort qui venait leur rendre visite bien plus tôt que prévu ? Non, ça ne pouvait pas être ça et s'il y avait bien quelqu'un ici qui pouvait en avoir la certitude, c'était Emrik. Il savait qu'il ne périssait pas dans de telles circonstances, et dans le pire des cas, ce serait sûrement cet épais nuage de fumée blanche qui allait le rendre malade au point de le clouer au lit jusqu'à son vingt-deuxième anniversaire. Göran était peut-être en ville depuis suffisamment longtemps pour avoir une idée claire de la façon dont il allait mourir lui aussi, alors... Alors il ne restait probablement que Damian.

À cette simple pensée, Emrik s'agrippa au vêtement du journaliste, se débattant pour tenter de prononcer un mot, de produire au moins un son pour le mettre en garde. Mais le talkie walkie qu'il tenait dans ses mains s'étaient mis à cracher à sa place. "Gå. Gå. Gå." Oui, c'était ça. C'était exactement ce qu'il aurait voulu dire. Il fallait partir, le plus loin possible pour que Dödskalle ne puisse plus les rattraper. Fuir, tant qu'il en était encore temps. Ce n'était pourtant pas la voix du garçon qui retentissait dans l'obscurité de cette salle qu'ils étaient maintenant les seuls à occuper, et les mains tremblantes et le regard perdu, Emrik lâcha aussitôt l'objet. Les battements de son coeur s'emballèrent, laissant le gamin à bout de souffle, contraint de prendre de grandes bouffées d'air pour tenter de se calmer. Mais chaque inspiration était plus dangereuse et létale que la précédente, et il fallut qu'il se tienne au bureau le plus proche pour ne pas tomber à la renverse, ne comprenant même plus pourquoi Göran revenait seulement maintenant ni où et comment il avait réussi à trouver des masques.

Il enfila le sien non sans difficulté, la couverture toujours sur ses épaules, plus vraiment conscient de l'endroit où se trouvaient les deux autres hommes, grelottant de peur et de froid. « Le talkie est pas allumé. », déclara alors Göran à propos du talkie qu'Emrik avait du laisser trainer quelque part. Ou peut-être l'avait-il remis en main propre à l'un de ses deux acolytes ? Qu'est-ce que cela pouvait bien changer dans le fond... L'adolescent ne maitrisait plus rien, ne prenant conscience que du danger. « Il faut que je m'assois. Il faut que... Il faut... » Il avait l'impression de sentir sa tête se resserrer dans un étau, se laissant finalement glisser contre un meuble ou un mur pour apaiser ses jambes qui commençaient à céder sous son poids. « Il faut... Noah... Où est Noah ? Il faut... Il faut que je dorme... » Si ce n'était pas le froid qui aurait raison de lui, la brume qui avait eu le temps de prendre possession de ses poumons avant qu'il parvienne à s'en protéger réussirait sûrement à le mener à sa perte.

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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Lun 16 Mar - 1:32

Partir. Partir… Si tout était aussi simple. Oh j'aimerais pouvoir n'avoir qu'à fermer les yeux pour quitter cet endroit sordide et me retrouver loin de tout ça, loin de ce froid qui ne cesse de s'infiltrer et de glacer mes os, loin de cette voix qui ne semble pas décidé à la fermer, loin de cette étrange fumée… Loin de tout. D'être simplement au calme… En sécurité… Avec elle. Ça ne devrait pas me surprendre et pourtant… En cet instant précis il n'y a qu'avec elle que je voudrais être. À simplement la tenir dans mes bras, juste pour être sûr qu'elle va bien, qu'on va bien… Je tente d'étouffer une autre quinte de toux, en vain. Tenant toujours Emrik contre moi, je sursaute presque en entendant le flic revenir et au moment où je m'apprête à lui grogner dessus, la simple vue de sa blessure me fait ravaler la moindre parole. Seulement je me fais bien plus méfiant lorsque je vois le couteau entre ses doigts. Je sais que normalement il est de notre côté, mais… Je ne saurais trop dire pourquoi… Je préférais qu'il reste loin avec son vieux couteau… Seulement je n'ai pas le temps de poser la moindre question à Goran que je sens Emrik faiblir. Il tremble et chancelle. Inquiet je tente de le soutenir alors que la pièce commence gentiment à tourner autour de nous. Fantastique. Manquait vraiment plus que ça…

"Eh… Vas-y doucement…"

Je murmure doucement à son attention avant de lui tendre un des deux masques, enfilant le mien alors que je le vois se battre un peu avec le sien. Je ne lâche pas, le surveillant comme du lait sur le feu alors que la voix continue son incessante litanie, ne faisant que nous presser de partir d'ici au plus vite… Seulement… Comment ? Nous n'allons pas nous jeter dans les griffes du froid, simplement pour échapper à cette étrange brume… Et étrangement, je préfère m'accommoder d'une toux et d'un léger vertige, plutôt que de finir par mourir de froid… "Le talkie est pas allumé". Pardon ? Je me tourne vers Goran, le fixant avec une certaine crainte. Tu veux dire que ce n'est pas juste un mec un peu étrange qui nous dit de nous tirer… Mais une voix qu'on ne devrait même pas entendre, sorti dont ne sait trop où…

"Comme si on avait besoin de ça… Et le prochain truc c'est quoi ? Des messages étranges tracés en lettres de sang ? Sérieux…"

Je grommelle plus pour moi que pour les autres, laissant ma phrase se faire à moitié dévorer par quelques toussotements. Et alors que le talkie continue de crachoter ses mots dans un refrain que je finis par ne plus entendre, voilà qu'Emrik commence à faiblir. Je le regarde glisser le long du bureau alors qu'il commence à réclamer Noah. Wow, wow gamin… Va pas me claquer dans les doigts. Pas maintenant. Je m'accroupis face à lui, sentant mon genou droit hurler à la mort alors que ce simplement mouvement me colle une nausée digne d'une femme enceinte. Ok, on va y aller doucement, sinon je risque de me retrouver moi-même au tapis… Je prends une grande inspiration avant de le regarder, essayer à tout prix de croiser son regard.

"Eh, eh. Noah va bien, j'en suis sûr… T'inquiètes pas pour lui… Mais garde les yeux ouverts… Je sais que t'es crevé, mais c'est pas le moment de se la jouer Belle aux bois dormant… Reste avec nous… Juste un peu. Juste le temps qu'on se tire d'ici, d'accord ? De toute façon t'as pas le choix, si je te vois piquer du nez, je te pince."

Faut pas m'en vouloir, mais j'ai sérieusement peur que si il s'endorme… Il ne se réveille pas. Alors je fais glisser la couverture de mes épaules et vient la passer autour des siennes, frottant énergiquement ses bras, vérifiant qu'effectivement il ne s'endorme pas. Un frisson parcourt mes épaules alors que le froid recommence à mordre violemment ma peau. C'est vraiment pas bon. Faut vraiment qu'on trouve un moyen de se tirer d'ici…

"Eh. Y'a pas moyen de faire taire ce truc et d'en servir pour contacter de l'aide… ?"

Non histoire que ce foutu truc serve enfin à quelque chose.
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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Jeu 19 Mar - 20:08

Sa tête lui faisait mal et commençait dangereusement à lui tournée. Clignant à plusieurs reprises des paupières, Göran tenta de se concentrer sur leur situation. Faisant fi du froid, et lança un rapide regard de biais à Damian, il se saisit du talkie walkie qui continuait de répéter le même mot sur un ton à la fois lugubre et monotone. L’attitude d’Emrik l’inquiéta un instant, mais il était juste incapable de se lever... Le sang glissait en des sillons sombres le long de son crane.

Les mains tremblantes, il examina le talkie de plus près. Il l’alluma finalement mais la voix se trouvait sur chaque canaux d’appels. Ca ne servait strictement à rien. Profondément agacé, Göran le balança à côté de lui.

« Ca ne sert à rien, la voix est sur tout les réseaux, expliqua t-il en fermant les paupières une minute. »

Juste une minute pour pouvoir se reposer. Respirer.

« Il faut sortir d’ici... »

Il s’appuya contre l’un des bureaux pour se relever avec difficulté.

« Il faut trouver un moyen de se casser, répliqua t-il avant de trifouiller dans sa poche pour en sortir une paire de clé qu’il jeta à Damian. L’une des clés mène aux garages qui servent aux voitures de fonctions... Il doit y en avoir de garé. J’irais bien moi même mais je crois pas que j’arriverai à faire deux mètres. »

Göran s’approcha maladroitement avant de se laisser tomber près d’Emrik, passant un bras réconfortant autour des épaules de l’adolescent.

« Je vais rester ici avec lui... Histoire de m’assurer qu’il ne s’endorme pas. »

Enfin, si je tombe pas dans les vapes avant, pensa t-il amèrement.  

L’inspecteur poussa un soupir, tentant maladroitement de réchauffer Emrik du froid toujours plus glacial qui s’installait dans le commissariat. Sans vraiment en avoir conscience, l’une des mains de Göran était posé sur la crosse de son arme à feu... Mais pouvait-il réellement lutter contre les ténèbres ?

"Si tu as une meilleure idée, je suis partant, marmonna t-il, la bouche pâteuse en direction du journaliste. »
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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Ven 20 Mar - 1:54

Damian ne croyait pas si bien dire. Ils n'avaient pas encore droit aux messages écrits en lettre de sang mais quelque chose laissait penser à Emrik qu'ils n'étaient franchement pas loin du compte et que de telles hypothèses paraissaient parfaitement plausibles et envisageables. Après tout, le garçon ne s'était peut-être pas trouvé dans l'ancienne piscine municipale le soir où le maire avait fait un discours devant le reste de la ville, mais il avait eu des échos de ce qui avait bien pu s'y produire et son sang n'avait alors fait qu'un tour. Comme si la possibilité que les mêmes évènements se reproduisent maintenant au sein du commissariat était soudainement bien plus effrayante et menaçante que la tempête et le brouillard soporifique réunis, l'adolescent rouvrit les yeux avec stupeur, paniqué, pointant la lampe torche de son téléphone portable vers les murs pour tenter de voir si le sang ne se mettait pas à couler du toit ou si le moindre message n'apparaissait pas quelque part dans la pièce.

Non. Rien. Alors Emrik avait plus ou moins décroché à nouveau, toussotant avant d'hocher la tête péniblement pour répondre à Damian sans gaspiller son énergie à essayer de prononcer le moindre mot. Oui, Noah devait être en sécurité, et même s'il avait à faire aux mêmes éléments, il n'y avait aucune raison pour qu'un grand gaillard comme lui se laisse également terrasser par ce qui leur causait actuellement du tort. Le plus jeune des trois respiraient avec difficulté, chaque bouffée d'oxygène semblant bien plus lourde que d'habitude, laissant un gout amer sur ses papilles endormies et lui desséchant la bouche. Damian s'était finalement assis à ses côtés, se chargeant de le réchauffer en frictionnant ses bras et en lui prêtant un bout de la couette qui se trouvait sur ses épaules. Göran ne mit pas longtemps à faire de même, les rejoignant au sol après avoir évoqué une solution pour tenter de se sortir d'ici. Blotti entre les deux adultes, Emrik écouta la conversation qui paraissait particulièrement distante alors que les deux hommes n'avaient jamais été aussi près de lui. Il toussa une nouvelle fois, essayant par tous les moyens de témoigner son mécontentement en secouant doucement la tête de gauche à droite lorsque tout le monde se tut.

Grelottant sans cesse et faisant un effort considérable pour que sa mâchoire ne se mette pas à claquer, l'empêchant ainsi de se faire comprendre clairement, il finit par prendre la parole après de longues et harassantes secondes. « Non. Non... On ne pourra pas partir d'ici. C'est impossible il faut...  » Se repentir ? S'excuser ? Promettre de ne plus se mêler de ce qui ne les regardait pas ? Emrik avait l'intime conviction depuis le début qu'on cherchait à impressionner Damian afin qu'il laisse tomber sa maudite enquête et qu'il ne rédige pas son article sur Dödskalle. L'ado pouvait le sentir au plus profond de ses entrailles, lui qui était né ici et qui connaissait la ville comme sa poche au point même d'être capable de reconnaitre l'un de ses caprices. Après tout, il était pratiquement né dans l'incendie de l'orphelinat, il savait que rien ne pourrait jamais les sauver, à part tenter de faire profil bas et d'accepter le sort qui leur était réservé. Il fallait qu'ils se réjouissent d'avoir encore un peu de temps devant eux, ne serait-ce que quelques minutes, et peut-être qu'on les laisserait tranquille ou qu'on les jugerait alors digne de pouvoir respirer un peu plus longtemps, pas vrai ?

« Damian, il faut... » Il sentait un poids immense tout au fond de sa gorge, comme si ses cordes vocales s'étaient nouées, le contraignant à tousser de plus belle mais bien plus violemment que les fois précédentes cette fois-ci. Puis un goût affreux sur le bout de sa langue. Ça ne pouvait pas être... Le masque l'empêchait de voir, de savoir avec certitude. Non, ce n'était pas possible. Il ne mourait pas là, il lui restait encore au moins sept années à vivre, il le savait. S'agrippant désespérément à Damian pour s'assurer qu'il avait bien toute son attention et que celui-ci était encore suffisamment éveillé pour l'écouter, il reprit péniblement. « Il faut que tu laisses tomber cette enquête et ton article. Vraiment. Sinon ça va continuer et... Et il faut que tu arrêtes Damian. Promets-moi que tu n'iras plus fouiller nulle part, promets-le... » De toutes ses forces, il s'accrochait à lui tandis qu'une de ses mains broyait maintenant celle de Göran, simplement pour s'assurer que personne ne fermerait les yeux avant qu'on vienne les sauver. Que personne ne s'endorme. Surtout pas.

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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Ven 20 Mar - 10:52

Non mais ça pourrait être pire, vraiment. Bon ok, il fait froid au point que je commence à me demander si mon sang ne vient pas de se cristalliser dans mes veines, le talkie ne nous sert à rien puisque que cette voix semble couvrir toutes les fréquences et ce brouillard inquiétant ne cesse de nous entourer provoquant ce vertige et cette toux insupportable… Mais globalement, si on met tout cela de côté… C'est pas si mal que ça. On pourrait être blessé ou… Bon d'accord, Goran l'est et Emrik semble sur le point de nous faire une belle hypothermie. Vous savez quoi ? Laissez tomber. Je pense que le seul moyen pour que ce soit réellement pire, c'est que subitement on entende quelque chose ou quelqu'un se glisser avec nous dans cette pièce. Ouais. Genre un monstre ou je ne sais trop quoi… Parce qu'à bien y regarder… On pourrait presque être dans un film d'horreur bien flippant. Manque vraiment plus que le monstre ou le sociopathe qui souhaite repeindre les murs avec notre sang. Je pousse un soupir à ma propre réflexion. Ce que je suis con. On est juste coincés ici, y'a que nous et… Ce brouillard étrange. Suffit simplement de rester conscient jusqu'à ce que ça se calme dehors et… Et qu'on sorte d'ici. Je m'accroche à cette idée en silence alors que Goran vient s'assoir à nos côtés,  me jetant au passage un trousseau de clés. Je les attrapes avant de jouer distraitement avec, relevant les yeux vers lui. Euh. D'accord mais… Juste une question ou deux…

"Eh bien en fait, j'ai une meilleure idée… Mais je ne sais pas si t'es au courant… Mais dans ce genre de situation je ne sais pas si se séparer est vraiment la meilleure des idées… Non parce que, généralement dans les films d'horreur, se séparer c'est genre… La pire idée de la création… Vraiment. Sans compter que sans vouloir être désagréable hein, je ne sais même pas où sont les garages… Oh et… Sans vouloir être vraiment tatillons, j'ai franchement peur de vous laisser tout les deux, j'ai vraiment peur que un Emrik finisse par s'endormir et je dois avouer que le filet de sang sur ton visage, m'aide pas vraiment à me sentir rassuré sur ton cas… Donc, on va poser le problème dans l'autre sens… Je ne vais nulle part sans vous. Si on va aux garages, c'est tout les trois."

Pas question qu'on se sépare. Déjà parce que je sens que les deux ne vont pas passer la nuit si y'a pas quelqu'un pour veiller sur eux et ensuite, j'ai la désagréable impression que si je décide de partir en solitaire et de m'isoler, va forcément m'arriver des bricoles. C'est un peu la règle numéro trois du bon film d'horreur ou de la situation bien glauque. Sans compter que bon… Avec mon genou, si je dois courir je dois avouer que ça va être complexe. Donc avant de faire un truc potentiellement stupide… Je pense que je vais peser le pour et le contre. Un silence tombe entre nous, alors que tout les deux nous tentons de garder Emrik au chaud… Emrik qui subitement commence à s'agiter, lâchant abruptement que nous pourrons pas nous enfuir. Je fronce les sourcils en le regardant. Euh gamin, ça va ? C'est le froid qui te rend aussi pessimiste ou t'essayes simplement de rendre la situation encore plus glauque. Peut-être un peu des deux malheureusement. Je continue de le réchauffer, faisant comme si de rien n'était, murmurant quelques paroles rassurantes pour le jeune garçon. Non mais ça va aller, on va s'en sortir, on va trouver un moyen de se tirer de là… Et un autre silence s'installe, simplement entrecoupés de nos toussotements respectifs. Jusqu'au moment où il m'interpelle. Il faut que quoi ? Je sursaute presque lorsqu'Emrik s'agrippe désespérément à moi, serrant entre ses doigts tremblants mes vêtements. Et là il me supplie, pire me demande de lui promettre que je ne continuerais pas mes recherches, que je ne tenterais plus d'écrire mon article… En clair, de renoncer tout simplement à ce pourquoi je suis là. Je croise son regard, cherchant à comprendre comment il en est arrivé à cette subite envie… Mais rien. Je n'y vois rien et je n'y comprends rien… Je ne vois pas en quoi le fait de lui faire cette promesse pourrait nous aider, mais franchement, si il n'y a que ça pour le rassurer… Je tente de lui adresser un léger sourire alors que je le rassure une fois de plus.

"… Je te le promets, Emrik…"

Après tout… Si y'a que ça pour le rassurer…
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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Dim 22 Mar - 22:17

Le vent n'avait pas cessé de siffler au dehors, la neige cristallisant le bâtiment, le givre couvrant dangereusement les vitres au point de menacer de les fissurer. Mais le fléau le plus à craindre ne se trouvait pas à l'extérieur. Le nuage de fumée s'épaississait dangereusement, obstruant petit à petit la vision des habitants qui tentaient de s'extraire de cette situation. Emrik fut le premier à tomber au sol, son corps trop fragile pour supporter ce froid pénétrant. Le garçon finit donc par heurter mollement le sol, son petit corps ne produisant même pas de son. Damian son protecteur, s'écroula lui aussi, juste là à côté du jeune garçon. Lui qui avait tenté de les raisonner avait finit par faiblir sans pouvoir jouer les héros ou les sauveurs. Göran succomba en dernier, déjà affaibli par sa première blessure et ne pouvant pas résister à la fumée ou au froid.

Mais Dödskalle n'avait pas dit son dernier mot. Non. Dödskalle n'allait pas en rester là.

Emrik émergea le lendemain matin, dans son nouveau lit, dans la chambre aménagée par Noah dans sa maison. L'adolescent avait les doigts refermés sur le talkie-walkie qui ne produisait plus sa symphonie de malheur.Damian se réveilla également chez lui, le corps lourd et en ayant l'impression d'avoir couru des kilomètres. La toux ne semblait pas être passée chez lui et il semblait bien diminué. Göran était également dans son lit, loin de son bureau de travail. Lorsque l'inspecteur se tournerait dans quelques minutes, il remarquerait enfin les gouttes de sang qui s'échappaient de son cuir chevelu. En effet, il avait été blessé au crâne.

Rien ne laissait croire qu'ils avaient pu se trouver au commissariat dans la nuit, la couche épaisse de neige se trouvant à l'extérieur prouvant effectivement qu'ils n'avaient pas pu se déplacer depuis plusieurs heures. Tous avaient d'ailleurs la certitude de ne pas avoir mis le nez dehors et d'avoir simplement rêvé ce qui s'était passé la nuit précédente, se disant tous malades à cause des chutes de température récentes. Ce rêve semble néanmoins bien étrange, presque réel, et parait même porteur de vérités, exactement comme ceux que les habitants font au bout de sept ans...


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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Dim 29 Mar - 16:07

Emrik avait hurlé, tapant des pieds sur le sol qui semblait subitement bien trop molletonné et confortable pour qu'il puisse avoir un quelconque rapport avec le parterre dur et froid du commissariat de la ville. Il fallait qu'il rouvre les yeux, qu'il rajuste le masque qui barrait son visage pour respirer à nouveau convenablement et s'assurer que Göran allait bien par la même occasion. Ce n'était qu'un mauvais cauchemar rien de plus et il lui suffisait d'ouvrir les paupières pour... L'adolescent poussa un deuxième cri. La vision de sa chambre n'aurait pourtant pas du l'affoler à ce point, mais il était persuadé d'avoir passé la nuit avec Göran et Damian, et voilà maintenant qu'il se retrouvait sagement allongé entre ses draps. Il les avait d'ailleurs poussé violemment pour tenter de s'extirper de ces derniers, comme s'ils étaient les responsables de ce cauchemar, à l'origine des tourments du garçon, avant de remarquer que les doigts de sa main droite s'agrippaient fermement à quelque chose.

Le talkie walkie. Impossible. Il n'avait tout simplement pas pu ramener un souvenir de son rêve, pas vrai ? À moins que cela soit possible à présent ? À moins qu'il ait ce pouvoir ? Après tout, qui pouvait le savoir ? Rien ne semblait irréalisable dans cette fichue ville et tout pouvait arriver. Où était Göran et Damian ? Le garçon n'en n'avait pas la moindre idée, et peut-être que l'inspecteur de police avait fini par se vider de son sang comme cela s'était produit dans ses songes, mais en échange, il avait pu repartir avec un objet tiré tout droit de son imaginaire. N'était-ce pas tout simplement fou et formidable à la fois ?

Des bruits de pas lui firent alors reprendre conscience de la réalité, le gamin se précipitant pour cacher son talkie walkie sous l'un de ses oreillers, convaincu qu'il ne pouvait partager sa découverte avec personne d'autre. Pas même Noah qui se tenait maintenant dans l'encadrement de la porte de sa chambre restée ouverte. Encore un peu perdu, Emrik observa le grand blond un instant, Timothy sur ses talons, les yeux écarquillés du pianiste lui confirmant que quelque chose dans cette histoire ne tournait définitivement pas rond. « Je... Je suis parti hier après-midi, on est bien d'accord ? » Jetant un rapide coup d'oeil par la fenêtre, il pu constater qu'il aurait vraiment fallu un miracle pour qu'il puisse rentrer ici sans mourir de froid sous une épaisse couche de glace...

L'adolescent finit par hausser les épaules, plaquant une main sur son ventre maigre, encore barbouillé et étourdi par ce cauchemar trop réaliste. « Est-ce qu'on peut juste aller regarder un film en faisant comme si tout allait bien dans cette ville de fous ? » Emrik se releva alors pour aller se blottir contre Noah, se jurant qu'il reviendrait se reposer rapidement dans ces mêmes draps afin de pouvoir examiner son précieux talkie walkie sous tous les angles et ainsi tenter de communiquer directement... avec ses propres rêves.

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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Dim 29 Mar - 18:15

Ce n'est pas possible. Ça ne pouvait pas être un rêve. Je ne peux y croire. C'est ce que je ne cesse de me répéter depuis une bonne vingtaine de minutes alors que je fixe le plafond, encore allongé dans mon lit. J'y étais, j'en suis sûr. J'étais dans ce commissariat… Avec Emrik et Goran… À tenter de ne pas succomber à cette brume étrange… Il y avait même cette voix qui ne cessait de nous dire de fuir. Je me souvient même avoir promis à Emrik que j'arrêterais mon article… Seulement… Rien indique que j'y étais vraiment, tout semble confus dans mon esprit et vu la neige qui règne dehors, il est évident que je n'ai pas quitté mon appartement…  Et pourtant. Je tente de ma relever en vain… J'ai l'impression d'avoir couru pendant des heures, seulement je ne me sens pas de sombrer à nouveau dans les bras de Morphée. De peur de revoir dans mon sommeil le corps d'Emrik dans cette neige si blanche. Un frisson m'étreint alors que cette vision s'impose à mon esprit. Ok, il est temps que je sorte d'ici, je refuse de m'écrouler à nouveau… Un toux secoue mes épaules alors que je me relève et il me faut bien une bonne minute avant d'être capable de bouger à nouveau. C'est dingue, j'ai l'impression d'être malade à en crever… Alors qu'hier, tout allait bien… Enfin, je crois. Du moins, j'en ai l'impression. Je fronce les sourcils. Je ne suis même pas capable de dire ce que j'ai bien pu faire hier. Oh j'étais sûrement à l'appartement… Mais à faire quoi ? J'attrape mon portable qui traîne sur la table de chevet et rapidement je passe en revue mon historique d'appel. Non. Et pas un message qui ne date pas d'avant-hier… Même pas une nouvelle de Sanja. Étrange. Je le garde en main alors que je peine à me lever. Bon sang… C'est à peine si j'arrive à rester debout. Mais qu'est-ce qui m'arrive ? Une autre quinte de toux me secoue, me laissant encore plus faible qu'avant. Ok, je pense que se lever ce n'est pas vraiment la meilleure des idées. Peut-être qu'il faut simplement que je retourne me coucher, peut-être que ça finira par passer. Alors c'est en poussant un soupir que je me rallonge dans mon lit, conservant mon téléphone tout contre mon coeur. Ce n'est pas normal… D'habitude, j'ai toujours un message de sa part, même un truc à la con, mais-là… Rien. Quelque chose ne va vraiment pas, entre ce rêve, cette journée qui semble s'être volatilisé, j'ai l'impression que tout se dérègle.. Peut-être que le fossoyeur avait raison, peut-être que je n'aurais peut-être pas du mettre mon nez dans les affaires de Dödskalle… Non, qu'il aille se faire foutre. J'ai juste dû choper une bonne crève et j'suis encore tellement malade que j'ai du mal à me souvenir de ce que j'ai pu faire hier… Quant à ce rêve étrange… Je vais plutôt me contenter de ne plus y repenser… Seulement, à chaque fois que je ferme les yeux, je peux me revoir en train de soulever l'épaisse couche de neige, à creuser et creuser, pour trouver je ne sais trop quoi… Et puis sous mes doigts… Je ferme les yeux. J'ai dis non. Je suis sûr qu'Emrik va bien. Qu'il est au chaud, chez lui… En pleine forme. Je rabats la couverture sur moi alors que je pousse un soupir. Tout iras mieux demain. La neige disparaitra, et je passerais chez Sanja, avant d'aller prendre des nouvelles d'Emrik… Ouais. Tout finit par s'arranger, y'a pas de raisons, pas vrai ? L'air de rien je sens la fatigue me tomber dessus alors que je fixe toujours l'écran de mon téléphone attendant presque de recevoir un message de la belle. Mais rien. Alors doucement, je commence à taper sur mon écran. J'hésite une seconde à lui envoyer le message avant de finalement appuyer sur la touche "envoyer." Je pousse un long soupir avant de reposer le téléphone à côté de moi, espérant qu'elle ne panique pas à ce simple : "Je suis malade à en crever. J'aimerais que tu sois là, tu me manques."
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MessageSujet: Re: ◆ You can't froze the monsters... right?   Dim 29 Mar - 20:10

La neige et le froid avaient repris possession de ce qui leur appartenaient. Dödskalle. Tous les habitants se réveillaient à présent pour constater les dégâts de la nuit précédente. Une épaisse couche de neige, de plusieurs centimètres, bloquait les accès au dehors et rendait toute activité impossible. Le vent sifflait, toujours aussi fort et toujours aussi meurtrier et la ville était plus silencieuse que jamais. Un silence quasi religieux que rien ne pouvait briser et la ville paraissait encore plus triste et encore plus vide. Vide de tout, vide de toute espoir et vide de toute âme semblait-il. Dödskalle avait presque disparu sous le blanc et pour un quelconque spectateur extérieur, cette ville ne serait apparu sur aucune carte.

Le maire de la ville se réveilla aussi pour constater l'ampleur de la tempête. Il passa quelques coups de fils, demandant de l'aide d'Överleva mais la déblayeuse ne pourrait pas venir dans leur petit ville avant au moins le lendemain. En attendant, il n'avait qu'à rester au chaud et profiter de son jour de repos. Le maire fronça les sourcils, ne sachant pas apprécier le conseil qui lui était donné. Le repos n'était pas quelque chose qui était permis ici… après tout, chose qu'il savait tous, les rêves avaient toujours un goût amer.

Toujours.


Fin
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