AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 Knívleysur maður er lívleysur (ft Sanja)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
  

avatar

Erre ici depuis : 13/08/2014
Âge : 34 ans
Missives : 117
Occupation : Inspecteur-Détective

Feuille de personnage
Dispo RP: Oui
Son rêve: Assassiné dans un long couloir sombre, une balle dans le dos.
Relations:
MessageSujet: Knívleysur maður er lívleysur (ft Sanja)   Dim 4 Jan - 21:02

L’ambiance au commissariat lui tapait sérieusement sur les nerfs et Göran se surprit à se lever brusquement de son bureau, enfilant sa veste dans un geste excédé. Les quelques agents présents lui lancèrent un regard sous cape, détournant brusquement la tête pour ne pas croiser le regard noir de leur chef. Il régnait une certaine insouciance ces derniers jours, une aura d’indifférence qui investissait les policiers de Dodskalle. Et ça l’énervait profondément. Pourtant ça n’avait jamais été le grand branle-bas de combat, c’était à peine si le téléphone sonnait (autre pour dévoiler une énième mort quotidienne), l’activité était rare et l’ennuie se faisait omniprésente.

Et il n’y avait rien que Göran ne détestait plus que l’ennuie.

Ce dernier grogna entre ses dents, s’emparant machinalement de son portable dans le but de dégager de cet endroit... c’était soit ça, soit il s’apprêtait à exploser et à déverser son agacement sur l’un de ses collègues. Des années d’études pour se retrouver à glander dans un putain de commissariat dans une ville paumé au fin fond de la Suède. Il passa une main sur les traits de son visage fatigués, alors qu’il poussait les portes à grande volée, acceptant avec satisfaction le vent gelé qui lui fouetta immédiatement le visage. Le ciel était d’un gris clair, les épais nuages dissimulant, une fois n’était pas coutume, les rayons du soleil. Remontant le col de sa veste afin de se protéger du froid, Göran traversa la route, empruntant le chemin qui menait plus profondément au centre ville, passant devant les rares magasins, ou échoppes encore ouvertes.

S’allumant distraitement une clope, certainement la dixième de la matinée, l’inspecteur marcha en ayant aucune destination précise en tête. L’espace infime d’une seconde, il pensa à Dahud, mais il chassa cette pensée aussi rapidement qu’elle n’était arrivée. L’irlandais faisait parti du passé, il n’avait absolument aucune raison de le revoir.

Où d’avoir envie de le revoir.

Il inspira une grande goulée de nicotine, l’expirant en s’adossant contre le mur d’une quelconque épicerie locale. Une main dans la poche de son jean, l’autre tenant fermement sa clope du bout des doigts, qui rougissaient déjà sous le froid glacial, Göran fixant sans réellement les voir les piétons qui passaient devant lui sans même le remarquer. Il n’était qu’un anonyme dans une foule d’anonyme.

Étrangement, cette pensée le réconfortait.

Terminant tranquillement sa cigarette, il fronça légèrement les sourcils quand ses doigts effleurèrent le bord à la fois lisse, rêche et froide d’une... pierre au fond de sa poche ? Intrigué, il extirpa sa trouvaille, se figeant en s’apercevant qu’il ne s’agissait pas d’une pierre, mais d’un pendentif en bois sur lequel était gravé un symbole. Une rune.

« Tiwaz »


Il passa son pouce sur la gravure, dans un geste presque nostalgique. Il se souvint encore de comment il l’avait eu, où plutôt, de comment il l’avait reçu. Göran avait à peine neuf ans mais jamais il n’oublierait la fête qui s’était déroulée sous la lune, lors d’une grande assemblée de sa famille -son père avait appelé ça « le Clan ». Les enfants avaient tous participés à une cérémonie où ils avaient écoutés les dires d’un homme maquillés en blanc, et où ils avaient, l’un après l’autre, dû tous piocher dans une boite pour en ressortir avec une rune.

Ses parents avaient été ravis lorsqu’il leur avait montré son pendentif. Tiwaz. Il n’avait pas compris sur le moment, et à vrai dire il ne comprenait toujours pas. Son père ne lui avait pas réellement expliquer, se contentant de dire qu’il s’agissait d’une tradition de leur famille et que la rune était un porte bonheur. Plus tard, son grand frère Steffan lui avait dit que lui aussi avait participé à ce genre de chose plus jeune et qu’il avait pioché la rune Algiz pour sa part. Les souvenirs étaient flous et en dehors de ses parents et de son frère, il ne saurait reconnaître qui étaient présents lors de cette cérémonie... mais une chose était certaine ; ils avaient été nombreux.

Jakob et Vanja, ses parents, leur avaient appris la signification des runes -même si Göran ne s’y était jamais intéressé plus que cela- et tout un tas d’autres trucs ancestraux qu’il eut vite fait de reléguer au second plan. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres, il avait complètement oublier qu’il avait encore ce genre de truc sur lui. Plus loin, la sonnerie du collège le sortit de ses pensées, lui indiquant qu’il était midi et cela suffit à éveiller son estomac.

Il s’emmerdait peut-être mais ça ne l’empêchait pas d’avoir faim. Soupirant, il écrasa son mégot sous sa botte et se dirigea naturellement vers le restaurant le plus proche dans l’espoir de pouvoir se prendre un rapide casse dalle. Si la réputation du Den Helig Kraftor n’était plus à refaire, Göran y venait manger que très rarement. Les premiers clients étaient déjà attablées... Vraiment, s’il pouvait juste prendre un truc à emporter ce serait juste parfait.

« Bonjour. »

Il s’approcha de l’accueil alors qu’une femme, grande, brune, vraiment très jolie, levait ses yeux vers lui. Göran s’apprêtait à lui demander s’il faisait des plats à emporter quand son regard s’attarda sur un tableau derrière la gérante.

« Ce n’est pas commun d’avoir ce genre de tableau dans un restaurant
, fit-il remarquer avec un sourire. De ce qu’on dit, la valkyrie Brunehilde est pas une tendre avec les hommes. Je risque quelque chose à manger ici ? »

Sa mère lui avait raconté une histoire là dessus, Brunehilde était la valkyrie qui protégeait les femmes et les guerriers de leur famille. Göran n’avait vu qu’une seule fois ce tableau... Dans le salon de son grand père quand il n’était qu’un gamin ! Marrant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
  

avatar

Erre ici depuis : 05/08/2014
Âge : 27 ans
Missives : 332
Occupation : Propriétaire et gérante du restaurant de la ville

Feuille de personnage
Dispo RP: Dispo
Son rêve: Perdue dans le noir en hurlant le prénom de sa soeur.
Relations:
MessageSujet: Re: Knívleysur maður er lívleysur (ft Sanja)   Sam 10 Jan - 1:22

Knívleysur maður er lívleysur

ft. Göran & Sanja


Retrouvailles au Helig Kräftor
Les choses avaient quand même pas mal changé pour moi ces derniers temps. Je me forçais à me bouger, pour tenter de sortir de l’espèce de glue noire qui m’étouffait depuis la mort de Saga, et à… vivre, tout simplement. Ce concept un peu con et vieux jeu que des millions de personnes pratiquent tous les jours à travers le monde, et que moi, j’avais oublié. Oublié en me terrant chez moi, oublié en allant religieusement sur la tombe de ma jumelle morte, oublié en m’abrutissant assez de travail pour me laisser à peine le temps de penser. De me rappeler que j’avais perdu une partie de moi-même. Ma moitié.

C’est peut-être à corps perdu, mais il y a eu Tim, dont j’ai commencé à m’occuper, Njut, qui me rappelle le bon vieux temps, et puis ce yankee à qui j’apprends la cuisine et le suédois. Rien qu’eux ça me fait…du bien. Dans un sens. Ca m’oblige à sortir de ma coquille et de ma routine. Comme de réapprendre à marcher, à parler, ou à manger seule. Des trucs si bêtes qu’on ne pense même pas à les faire au quotidien, et qui sont tellement loin de moi. Comme rire. Faire l’idiote. On est encore loin du fait que ce soit une chose normale mais…un pas après l’autre. Malgré certains foirages, comme le premier rendez-vous avec Damian…

Ce soir-là le restau est calme. Et heureusement, parce qu’avec Erb qui est malade, Siv doit assurer seule le service et je fais la navette entre la salle et les cuisines. Je viens de raccrocher le téléphone pour prendre une réservation quand j’entends une voix douce mais fatiguée et je relève les yeux de mon agenda. Un type du genre grand brun, aux yeux de glace, me sourit.

Bonsoir. Vous désirez?

Alors oui la question semble évidente, s’il vient là c’est pas pour une coupe de cheveux, mais il faut au moins que je sache s’il mange ici ou s’il y a autre chose. Pourtant je hausse un sourcil quand il me parle du tableau, celui qui se trouve derrière moi. C’est bien le premier à l’avoir jamais remarqué, alors qu’il est là depuis que j’ai repris le restau. Un léger sourire s’étire sur mes lèvres en l’entendant parler.

Monsieur est connaisseur ! Ils sont peu à arriver à reconnaître Brunehilde… J’avoue que ce tableau est un peu particulier mais je le tiens de mes grands-parents… En vrais bons suédois ils croyaient dur comme fer à tout ça !

Et c’était pas sans préciser à tous les trucs bizarres qu’ils nous faisaient faire quand on était gosses. Je me rappelais de cérémonies un peu bizarres, sous la lune, avec des types au visage peint. Et des lanternes de papier à la lumière desquelles on avait dû tirer des runes dans une boite. Il y avait aussi mes cousins, je m’en rappelle. Mais c’était il y a si longtemps que leurs visages sont flous. Ca doit faire des années que je les avais pas vus. Plus depuis que mes parents s’étaient brouillés avec mon oncle et ma tante je sais plus pour quelle connerie. Par contre je me souviens de ma rune, Uruz, et de celle de Saga, Jera. Mes parents nous avaient dit que c’était exactement nous. Et c’était vrai. D’ailleurs j’ai encore cette rune quelque part à l’appart. Pendant des années elle avait été à mon cou… Et celle de Saga était enterrée avec elle, qu’elle portait toujours en bracelet.
Mais bon, trêve de papillonnages et de bains dans le passé, j’ai un client en face de moi.

Je pourrais avoir votre nom, pour votre commande s’il vous plait ? Je vous laisse regarder la carte et vous pourrez emporter ce que vous avez choisi dans une dizaine de minutes…

C’est drôle, mais plus je regarde ce type, plus il me semble familier…

code by ORICYA.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://newrouletterusse.blogspot.fr/
  

avatar

Erre ici depuis : 13/08/2014
Âge : 34 ans
Missives : 117
Occupation : Inspecteur-Détective

Feuille de personnage
Dispo RP: Oui
Son rêve: Assassiné dans un long couloir sombre, une balle dans le dos.
Relations:
MessageSujet: Re: Knívleysur maður er lívleysur (ft Sanja)   Lun 19 Jan - 16:43

Connaisseur ? De toute évidence Sanja surestimait ses connaissances en la matière, et de loin. Il n’était qu’un inculte, un novice tout au plus. Son savoir lui venait de ses parents, de son enfance et du souvenir flou mais pourtant encore persistant de son grand-père. Ragnar avait été un homme imposant, gigantesque dans l’esprit enfantin de Göran, impressionnant. Son apparence effrayante était néanmoins atténué par le regard clair et chaleureux dans lequel brillait toujours de la fierté et de l’affection quand ils regardaient ses nombreux petits enfants. L’image l’avait profondément marqué, même s’il n’avait jamais été très proche de lui, ne le voyant que dans les très grandes occasions.

Pourtant il se souvenait encore quand Ragnar le prenait sur ses genoux, lui tendant quelques friandises au miel, lui racontant d’anciennes histoires qui avaient peuplés les croyances nordiques pendant des millénaires. Il se surprit à y repenser... Songeur, Göran fixa une nouvelle fois le tableau -une gravure à vrai dire- qui trônait fièrement sur le mur. Il arqua à peine un sourcil quand la jeune femme lui expliqua que cela lui venait de ses grands-parents.

« Tu m’en diras tant, marmonna t-il entre les dents. »

Il se contenta d’un hochement de tête, tout en détachant finalement son regard de la Valkyrie Brunehilde, le reportant sur une valkyrie suédoise bien plus réelle. Sans réellement en prendre conscience, son sourire s’agrandit sensiblement, se faisant subitement bien plus charnel. Son sourire qui dévoilait trop de dents et qui lui donnait l’air d’un prédateur prêt à fondre sur sa proie pour la déchiqueter. Son sourire qui semblait tant plaire à ses amants. Sanja était une femme magnifique, après tout. Grande, élancée. Un visage pâle aux traits fins mais déterminés, autoritaire, de grands yeux pleins d’intelligence et une bouche aux lèvres qui ne demandaient qu’à être embrasser.

Ses pulsions refirent brusquement surface, attaquant ses reins le prenant par surprise. Jamais encore il n’avait ressenti une telle chose. Soit Sanja lui plaisait plus que de raison, soit il avait définitivement atteint le point de non retour et devrait aller s’enfermer dans un asile psychiatrique. Sa mâchoire se crispa tandis qu’il refusait poliment la carte d’un geste de la main.

« Vous pensez que ce sera prêt quand ?
Demanda t-il alors en frottant nerveusement l’arrête de son nez entre son pouce et son index. Je suis pressé. »

Presser ? Mon cul, oui ! pensa t-il amèrement. Presser de retourner au commissariat pour revoir une bande de flics aussi vifs que des mollusques ?  Il se tapait réellement une bande de bras cassés. Non, s’il était pressé de sortir de ce restaurant, c’était avant tout pour éviter de plaquer la jeune femme contre le mur pour la ravager de son corps.

Merde, qu’il détestait quand ses pulsions prenaient le contrôle. Instinctivement ses poings se serrèrent dans les poches de sa veste. Non, il était beaucoup plus fort que ça.

« Göran Falk
, répondit-il distraitement. Je vais vous prendre... le menu du jour. »

Il ignorait ce qu’était le menu du jour, mais peu importait il n’avait plus faim. Göran avait envie d’une toute autre sorte de nourriture. Il regarda autour de lui, à la recherche d’un visage familier, mais n’en trouva aucun. Soupirant, il sortit son portefeuille et fit tomber son pendentif sur le comptoir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
  

avatar

Erre ici depuis : 05/08/2014
Âge : 27 ans
Missives : 332
Occupation : Propriétaire et gérante du restaurant de la ville

Feuille de personnage
Dispo RP: Dispo
Son rêve: Perdue dans le noir en hurlant le prénom de sa soeur.
Relations:
MessageSujet: Re: Knívleysur maður er lívleysur (ft Sanja)   Dim 25 Jan - 16:59

Knívleysur maður er lívleysur

ft. Göran & Sanja


Retrouvailles au Helig Kräftor
Après avoir regardé le tableau derrière moi, il marmonne et son regard se pose à nouveau sur moi. D’un coup on dirait qu’il change. Du client un peu ronchon et fatigué, je le vois qui me dévisage comme si je venais d’apparaître devant lui, un peu trop insistant pour être honnête, accompagné du sourire qui va avec. Un sourire de pub dentifrice. Un sourire de loup, aussi. Non mais mon grand, des manœuvres comme celle-là, je les vois venir à dix bornes. Alors si tu crois que je vais tomber dans le panneau, tu te mets le doigt dans l’œil jusqu’au coude, aussi beau gosse sois-tu. Mon sourire disparaît alors que je soutiens son regard. Je vais pas lui faire le plaisir de lui montrer que ça me touche ou que ça m’intimide. Et puis quoi encore.

Mes mâchoires se serrent quand il repousse ma carte d’un geste de la main et je soupire à moitié quand il me demande encore une fois quand ça sera prêt. Je me retiens de lever les yeux au ciel avant de répondre froidement.

Dix minutes, comme je vous l’ai dit il y a trente secondes… Vous pouvez aller boire un verre en attendant si vous voulez.

Enfin, je baisse les yeux et remplis la facture de sa commande, griffonnant son nom. Göran…Göran Falk… Ce nom me dit quelque chose. C’est bizarre, vraiment. Comme si je cherchais à attraper quelque chose tombé au fond de l’eau, et que je tâtonne maladroitement. Göran…Göran… quelque chose me dit que c’est en lien avec…quand j’étais enfant. Je me penche et lance la commande par le passe-plat, avant de revenir vers mon si sympathique client.

Bien, monsieur Falk…douze couronnes s’il vous plaît.

Je termine de griffonner le ticket quand je le vois sortir son portefeuille, et un objet au bruit curieux tombe sur le bois du comptoir. Je hausse un sourcil en voyant…un caillou. Mais qui se trimballe avec un caillou dans sa poche ? A moins d’avoir moins de dix ans ? Sans même réfléchir je prends la pierre entre mes doigts. C’est alors que je la vois. La rune. Tiwaz.

Tout me revient d’un coup. Les runes pendant la cérémonie. Les lanternes de papier. Grand-père et ses histoires. Et Göran. Non. Non c’est impossible. Non c’est trop…trop dingue pour que ce soit possible. Pourtant…le même prénom. La même rune…cet air de ressemblance… Je crois que…que mon cousin est en face de moi. Oh la vache, ça doit bien faire vingt ans qu’on s’est pas vus…et pourtant tout me remonte en mémoire. Les souvenirs de nos bêtises les quelques fois où on s’est vus. Pendant quelques secondes je dis rien, je fais que le regarder, pour être sûre. Et pourtant, plus je le vois, plus je retrouve le petit garçon casse-cou sous ces airs froids. Un sourire commence à s’afficher sur mes lèvres, alors que je contourne le comptoir pour me planter face à lui.

Göran… je sais pas si tu te souviens de moi mais…c’est Sanja…tu…tu m’appelais Uruz, comme ma rune et ma sœur, Saga, c’était…Jera…toi…Tiwaz. Ca…ça semble totalement dingue mais je…je crois qu’on est cousins. Je…c’est juste…incroyable !

J’étouffe un rire sans trop réfléchir je m’avance vers lui et noue mes bras autour de son cou. Pour la première fois depuis longtemps j’ai une bouffée de souvenirs heureux qui me remontent en mémoire et ça fait du bien de repenser à cette époque où tout allait bien, où on était heureuses, Saga et moi…

code by ORICYA.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://newrouletterusse.blogspot.fr/
  

avatar

Erre ici depuis : 13/08/2014
Âge : 34 ans
Missives : 117
Occupation : Inspecteur-Détective

Feuille de personnage
Dispo RP: Oui
Son rêve: Assassiné dans un long couloir sombre, une balle dans le dos.
Relations:
MessageSujet: Re: Knívleysur maður er lívleysur (ft Sanja)   Dim 15 Mar - 17:50

Oh. Wow.

Göran fut totalement prit au dépourvu quand la jeune femme lui sauta littéralement au cou. L’inspecteur se figea soudainement, les bras écartés, les sourcils froncés par l’incrédulité tandis que son esprit faisait le tri dans les informations qu’elle lui balançait à la volée.

Sceptique, Göran recula d’un pas, tenant Sanja du bout des bras afin de la dévisager plus attentivement. Evidemment, elle lui disait vaguement quelque chose, mais il avait certainement dû la croiser en ville -et puis elle dirigeait le seul restau de la ville... Il était donc tout naturel qu’elle lui soit vaguement familière. Son regard se plissa néanmoins quand cette dernière fit mention des runes, d’une certaine Saga... de leur hypothétique lien de parenté.

Combien y avait-il de chance pour qu’il vienne à retrouver une cousine dans cette ville paumée ?

« Désolé, je vois pas... »

Les souvenirs de son enfance, les rassemblements de leur clan, tout cela était flou dans l’esprit de Göran. Il lui arrivait d’avoir des réminiscences de ces soirées de pleines lunes, juste des instants, quelques secondes qui lui paraissaient plus clairs que d’autres. Mais cela s’arrêtait à ça : des instants volées à sa mémoire d’enfant.

Pourtant Sanja semblait bien au fait des rituels de son clan. Ses sourcils de froncèrent légèrement tandis qu’il se concentrait, cherchant dans ses souvenirs un visage plus jeune de la gérante. Le fait que Göran se soit éloigné de la branche maternelle de sa famille n’aidait en rien.

Les visites dans sa famille s’était subitement arrêté suite au décès de son grand-père Ragnar, le chef du « clan ». Il n’avait jamais réellement compris pourquoi, et sa mère s’était montrée très vague... mais son frère Steffan lui avait expliqué qu’une querelle avait éclaté entre sa mère et sa tante. Une dispute qui avait mit fin à tout un pan de l’enfance de Goran, et que ce dernier avait bien rapidement fini par oublier.

« Uruz, répéta t-il tandis en écarquillant les yeux. Tu avais renversé un verre de vin sur la tête de Ragnar le soir de Yule ! »

Ce souvenir l’avait particulièrement marqué, il n’avait jamais autant rigolé que ce soir là. Il n’avait jamais eu de plus grande raclée que ce soir là également. Il lâcha Sanja en secouant la tête ; la coïncidence était hallucinante.

Et effrayante.

D’autant plus que Göran ne croyait pas aux coïncidences. Immédiatement, son esprit passa en revu les informations qu’il avait récoltée sur la jeune femme. L’inspecteur aimait à connaître les rares gérants et autres citoyens endossant des métiers ou rôles importants. Et ils n’étaient pas très nombreux à Dodskalle, ils se comptaient presque les doigts des deux mains.

Sanja Nordenskiold.

Le nom ne lui était définitivement pas étranger... Le décès de sa soeur jumelle, Saga, était passé sur son bureau.

« Ca fait un bail effectivement, répliqua t-il alors. Comment tu as fait pour atterrir dans cette ville ? »

Il nota mentalement d’appeler sa mère dans la soirée pour lui demander si elle connaissait le nom Nordenskiold. Savait-on jamais.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
  

avatar

Erre ici depuis : 05/08/2014
Âge : 27 ans
Missives : 332
Occupation : Propriétaire et gérante du restaurant de la ville

Feuille de personnage
Dispo RP: Dispo
Son rêve: Perdue dans le noir en hurlant le prénom de sa soeur.
Relations:
MessageSujet: Re: Knívleysur maður er lívleysur (ft Sanja)   Mer 25 Mar - 13:10

Sanja Nordenskiöld a écrit:

Knívleysur maður er lívleysur

ft. Göran & Sanja


Retrouvailles au Helig Kräftor
Je ne suis pas le genre de personne qui s’emballe rapidement. Loin de là. Mais là, sans trop comprendre pourquoi ni comment, je me retrouve les bras autour du cou de cet inconnu, qui s'avère faire partie de ma famille. Ma famille… un bout de ce qu’il en reste, vu que je ne me suis jamais entendue avec mes parents et qu’à cause d’eux, je ne voyais plus grand monde, que ce soit des oncles, des tantes ou des cousins. Et là, brusquement, on me sert une branche de mon arbre généalogique sur un plateau. Comme dans un mauvais film.

Lui par contre, a l’air beaucoup moins emballé. Il pose gentiment ses mains immenses sur mes épaules et recule un peu, son regard de glace se promenant sur mon visage, me détaillant avec attention. Et finit par s’excuser de ne pas se souvenir. Merde…peut-être que c’était faux. Peut-être qu’au final, je me suis emballée pour rien… Et que ce n’est pas lui. Pourtant les Göran Falk ne doivent pas courir les rues… Je me sens très con tout d’un coup…

Oh je…je suis désolée je…

Bravo. Je me tape la honte devant tout le restau, clients et équipe réunies. Merveilleux. Je baisse les yeux, farfouillant mon livre de réservations et les factures, quand j’entends à nouveau sa voix qui s’élève, plus douce et lointaine. Et il me parle d’une histoire de verre de vin renversé. Mon cœur s’emballe. Alors comme ça c’est vrai. Comme ça il est bien celui à qui je pensais. C’est juste…dingue.

Ouais ! Je me rappelle que j’avais eu peur qu’il me gronde et au final il a ri comme un bossu ! Wow Göran…Tiwaz…j’arrive pas à y croire…

Tout ça remonte à tellement loin…et pourtant je me rappelle encore de certaines de ces fêtes de famille. On était tellement nombreux, dans la grande propriété de Ragnar et Freya, au bord d’un lac, perdue dans la forêt. Les tables immenses aux nappes à fleurs ou à carreaux, le feu où brûlait un cochon ou un sanglier, les guirlandes dans les arbres, et les heures qu’on passait à jouer à cache-cache, au loup, à aller se baigner, attraper les sauterelles ou encore lucioles une fois qu’il faisait nuit. Et après dîner, les adultes discutaient, et Ragnar nous appelait. Comme une nuée de moineaux, on venait se nicher autour de lui, sur ses genoux, à ses pieds, et on l’écoutait, fasciné, raconter des histoires de Thor, de Loki, de Odin, de Sleipnir… Je me rappelle encore de lui qui nous disait qu’on était précieux. Qu’on était des vikings, les enfants de Thor et d’Odin, la lignée des rois… De beaux souvenirs…le genre de moments qu’on garde comme des petits trésors, et retrouver Göran m’avait fait y jeter un œil pour la première fois depuis des années.

Je me souviens quand maman nous avait fait nous asseoir un jour, sur le canapé du salon, et qu’elle pleurait. Elle nous a annoncé que Ragnar venait de mourir, et qu’on ne le verrait plus. Et dans les semaines qui ont suivi, je l’ai souvent entendu crier au téléphone. Et puis plus rien. On n’a plus jamais eu droit à ces grandes soirées où tout notre clan était réuni. Jusqu’à ce soir, où on dirait que deux pièces viennent de se retrouver.

Et sans me l’expliquer, juste de le savoir, ça me fait du bien. Je suis juste contente, tout simplement. Je fais glisser l’argent qu’il vient de déposer sur le comptoir vers lui.

Hors de question que tu paies ! Je t’offre le déjeuner !

Mon sourire s’efface un peu quand il me demande ce que je fais dans ce trou perdu et je réponds nerveusement.

Je…je suis née ici et j’y ai grandi. Le restau était à mes parents. J’ai passé quelques années en Europe et y’a un an et demie je suis rentrée. Mes parents ont pris leur retraite et se sont installés sur la côté. Moi…j’ai décidé de reprendre le restau. J’aurais pas supporté que quelqu’un d’autre s’en occupe…Ca peut te paraître bizarre… Et…et toi, que fais-tu dans la vie ? Et que fais-tu dans ce trou perdu ?

Un bruit me fait tourner la tête et je me rends compte de l’agitation autour de moi.

Enfin, si tu es pressé, tu peux revenir à un autre moment, enfin quand tu veux pour qu’on…qu’on discute. Si…tu en as envie bien sûr.


code by ORICYA.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://newrouletterusse.blogspot.fr/


Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Knívleysur maður er lívleysur (ft Sanja)   

Revenir en haut Aller en bas
 

Knívleysur maður er lívleysur (ft Sanja)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Knívleysur maður er lívleysur (ft Sanja)
» Sanja Nordenskiöld - The World Without
» The lost yankee and the grumpy swedes - Sanja & Damian
» Drunk in Love - Sanja & Damian

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Den Helig Kräftor-