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 Don't cover yourself with thistles and weeds - Njut

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MessageSujet: Don't cover yourself with thistles and weeds - Njut   Mer 12 Nov - 11:26

Le temps se brouillait, sombre et difforme depuis ses yeux jusqu'à son cœur. Passé, présent, futur... Ne restaient que des songes indiscrets, rêveries désabusées de pythies et espérances de princesses. Il y avait eu la nuit évidemment, et le sang qui débordait. Le sang lorsque personne n'était opéré. Sy était-elle baignée, avait-elle reçu quelques baptême ? Non, Elsa ne savait plus, parce qu'il y avait eu la douleur, là bas dans cette piscine lugubre, et les derniers souffles d'un vieillard. Le maire en avait perdu la parole, lui qui avait voulu une réunion pour faire avancer les choses...

Elsa était rentrée chez elle avec sur les épaules, la veste d'un homme. Elle se souvenait avoir appelé Noah le lendemain, pour prendre de ses nouvelles. A lui, à Timothy.... Et dans son sac, le petit échantillon de sang à qui elle ne savait confier. La jeune femme travaillait à la manière d'un zombie depuis plusieurs jours, enchaînant les heures et ne sortant plus pour des raisons plus futiles. Pas comme si elle pouvait manquer à quelqu'un.
Aujourd'hui était différent : elle avait enfin accepté de voir le soleil au milieu des nuages. La piscine n'était pas vraiment pour elle un traumatisme particulier. Un des éclats de verre avait nécessité quelques points de suture sur sa joue, mais de ça aussi Elsa se fichait. La jeune femme s'était simplement trouvée dans une situation lasse de tout, sans rien pour la tirer de sa torpeur.

On avait eu l'habitude de la laisser seule, considérant la solitude comme quelque chose d'essentiel à son bien être. Depuis le temps, Elsa se taisait, même si elle détestait cela : rester seule. Les mauvaises habitudes ont la vie dure. Et puis elle n'avait pas vraiment d'amis ici, à Dödskalle...

Personne pour lui dire que ses idées étaient folles, dangereuses. C'est pour ça qu'on ne l'arrêta pas alors qu'Elsa remballa son sandwich après deux secondes de réflexion lors de la pause déjeuner. Pas de jambon-cornichons ce midi, pas quand elle avait des envies d'autopsie !

Le corps du vieux était toujours en bas, dans la morgue. Le vieux de la piscine, celui dont la mort avait été si grand-guignolesque, laissant tout le monde dans le flou le plus total. L'équivalent à Dödskalle d'un suicide sur une rame de métro : je meurs en faisant BIEN chier tout le monde, mettez vous le dans l'os !

Lui recharcuter la tronche serait une vengeance méritée, qui plus est Elsa voulait comparer l'échantillon de sang de la piscine, à celui du vieillard. On ne savait jamais, il n'y avait aucune piste concernant les évènements surnaturels alors tout serait bon à prendre.

La jeune femme glissa quelques épingles pour resserrer son chignon et enfila une paire de gants ainsi qu'un tablier. Elle avait sorti le corps de son sac mortuaire, le plaçant à nouveau sur la table en inox. La grande cicatrice en Y avait été recousue sans soin, pas facile quand on était légiste de continuer à respecter un cadavre après des heures de travail.
Elsa n'était qu'infirmière évidemment, ses lectures médicales plus approfondies relevaient de démarches bien plus personnelles que professionnelles. Elle n'avait jamais souhaité changer de métier, préférant se contenter de peu, ayant peur d'une place un peu plus sous les lumières. Infirmière c'était la sécurité de la neutralité.

Elle préleva de manière scolaire quelques échantillons de peau et de cheveux, de quoi satisfaire une comparaison ADN. Chose qu'elle ne pourrait faire elle même cependant, n'ayant ni la dextérité, ni l'enseignement spécifique. Elle ne possédait également pas assez de contacts pour qu'on la fasse à sa place, mais préférait garder cette possibilité. Il suffisait d'une bonne rencontre, d'un coup de chance et hop.

Elsa voulait comprendre Dödskalle. Pas la guérir, car la ville était ainsi, mais au moins pouvoir donner un sens à tout cela. La jeune femme savait toute la souffrance éprouvée à cause d'un simple rêve. Dix neuf ans.... elle avait déjà eu sept ans d'un autre malheur, avec une mère malade, puis morte et un père alcoolique et violent.... Les accalmies n'étaient pas prévues, elle vieillirait seule, elle mourrait dans les bras d'un homme, sans affection, sans plaisir peut-être, sans rien. Bien sûr si c'était dans les bras de Noah elle pourrait peut être faire contre mauvaise fortune bon cœur car il avait une musculature intéressante et...et mais à quoi elle pensait, enfin ?!

C'était la faim, le manque de jambon-cornichon, rien de plus. Avec un soupir, la jeune femme remit le corps dans son emballage et prit le temps de s'asseoir un peu. Elle enleva ses gants, prit le temps d'enlever les épingles du chignon et de laisser des mèches frivoles lui chatouiller le cou, et ferma les yeux un instant. Le grincement de la porte ne la fit pas réagir, ainsi on avait l'habitude de la croiser dans des lieux improbables. Elle ne volait aucun médicament, et sa nature soit disant secrète et excentrique faisait fermer les yeux à certains médecins. D'autres l'engueuleraient jusqu'à ce que mort s'en suive. Elle avait caché les échantillons dans son sac, à côté d'un petit roman policier e anglais. A part la simple compagnie des morts, on se poserait peu de questions sur sa présence ici.... peu de questions dangeureuses.

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MessageSujet: Re: Don't cover yourself with thistles and weeds - Njut   Sam 15 Nov - 12:09

"Du gamla, Du fria, Du fjällhöga nord. Du tysta, Du glädjerika sköna..."

Docilement, Yngve poussait son brancard, veste sur les épaules, marmonnant l'hymne national de leur beau pays alors qu'il se rendait à l'hospice. Qu'est-ce que Dödskalle avait à offrir aujourd'hui? Le temps était mauvais, les jours de plus en plus courts et depuis la dernière assemblée à la piscine de la ville, les mines étaient tristes et les conversations de plus en plus futiles, comme pour se donner bonne conscience. Et lui poussait son brancard, vite pour l'instant, pieds nus dans les rues de la ville, tout de noir vêtu comme il savait si bien le faire. Il jubilait intérieurement.

Yngve n'avait pas été présent à la piscine ce jour là, non, Selma lui avait confié deux nouveaux cadavres et il avait dû trouver de la place. Le cimetière allait avoir besoin d'un agrandissement très bientôt mais les deux savaient que cela ne serait pas quelque chose de si difficile à obtenir. Dödskalle vomissait des morts et lui creusait des trous sans vraiment poser de questions. Mais cette ville était belle, avait du caractère et lorsque l'on posait trop de questions… On était puni. Tout ce que le brun avait pu récolter de cette nuit à la piscine étaient des demi-confessions, on parlait de bassin rempli de sang et de vision d'horreur. Certains prétendaient même que le maire de la ville était derrière tout ça. Ça, ça avait bien fait rire Yngve. Ce vieillard n'avait pas le tempérament qu'il fallait et il n'était qu'un simple pantin dans ce grand jeu. Il s'agitait beaucoup trop et mettait sa tête dans des endroits où elle n'avait pas lieu d'être et franchement… Il avait hâte de creuser une tombe pour lui. Rien que pour lui. Pas dans le cimetière, non, il ne le méritait pas, mais bien dans les bois, à côté de son paternel. Peut être qu'ils se tiendraient compagnie en enfer et maudirait le Angsar.

Cette pensée le réconfortait comme l'enfant irritable qu'il était. Quoi qu'il en soit, les versions étaient les mêmes: quelqu'un était mort. Et c'était là que lui entrait en jeu. Avec son costume encore couvert de terre et la plante de ses pieds contre le bêton, il allait cherchait le mort en question. C'était toujours un trajet qu'il effectuait seul, avec une certaine fierté. Sans compter qu'il adorait se balader jusqu'au cimetière avec les corps comme ça, posés sur son brancard, dans un sac noir bien fermé. Tous prétendaient ne pas savoir de qui ou même de quoi il en retournait, mais beaucoup fuyaient en entendant le son des roues qui glissaient. Et le sourire d'Yngve... À croire que le diable en personne était venu posséder son si joli visage. Mais… Il ne pourrait pas faire ce métier s'il n'appréciait pas un minimum la compagnie des morts. Aujourd'hui, il avait un nouvel ami, ils allaient discuter pendant qu'Yngve lui creusait sa maison, peut être que le fossoyeur lui raconterait ses problèmes ou que son cadavre du jour finirait par ouvrir ce fameux sac et qu'il lui parlerait. Qu'il lui raconterait son rêve et lui dirait s'il était mort dans les mêmes conditions et qu'il comprenait tout enfin. Ou alors il lui parlerait de la Dödskalle que le brun n'avait pas connue, une époque révolue que seuls les récits pouvaient raviver. Il apprécierait beaucoup cela, il avait toujours adoré les histoires et il se souvenait encore de l'époque où il tenait sa mère éveillée pour qu'elle lui déchiffre les lignes de livres beaucoup trop gros pour lui.

Maintenant c'était les morts et leur sagesse qui touchaient son coeur à présent et il en était plus que content. Aujourd'hui c'était une nouvelle histoire, le reste n'intéressait pas Yngve. Vraiment pas. Il poussa la porte de l'hospice avec le brancard, sifflotant toujours. Sa joie n'avait probablement pas lieu d'être et encore moins en se dirigeant vers la morgue mais tant pis. L'odeur d'alcool et autres relans ne le dérangeaient pas. Il était habitué aux senteurs que produisaient un corps après la mort, il s'en délectait presque et son sourire s'agrandit en voyant Elsa près d'un corps. Forcément le sien. "Monsieur Nyberg je présume?" lança t-il à la brune, sur un ton toujours teinté d'une joie non dissimulée. "Je vais t'en débarrasser de ce pas." Yngve songeait un instant à lui demander si elle voulait boire un verre après tout ceci mais il ne savait pas, Elsa était aussi d'ici et il l'appréciait vraiment. Mais elle n'était pas Sanja et il était impossible de prédire ses réactions et parfois Elsa regardait dans le vide ou ailleurs et Yngve savait qu'il n'était pas le seul à recevoir des récits de ses amis personnels. C'était peut être pour cela qu'il avait aussi peu de scrupule à lui demander de l'argent parfois, elle était comme lui, savait où les rêves étaient rangés dans le cerveau humain et de quelle manière apaiser les morts.

Yngve lui lança un dernier sourire avant de se tourner vers le cadavre, baissant la fermeture éclair pour voir avec qui il allait passer la soirée.

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MessageSujet: Re: Don't cover yourself with thistles and weeds - Njut   Sam 15 Nov - 16:21

Yngve, elle reconnaissait sa voix. Quelque chose de chaud et glacé à la fois, d'étrange un peu, d'étranger surtout. Il avait ses secrets, à l'image de la ville, et semblait les garder également. La jeune femme rouvrit les yeux, presque étourdie. La noyade, le manque d'oxygène.. Dödskalle était un océan sombre et glacé qu'elle ne pouvait quitter.

 « S'il est aussi m'as-tu-vu mort que vivant, tu ne vas pas t'ennuyer avec lui... »

A petits pas timides, Elsa se rapprocha de la table et des deux hommes, l'un décédé, l'autre bien vivant. Son visage gardait une expression songeuse, presque contrariée tandis qu'elle ne quittait pas des yeux le cadavre. En cet instant, Elsa aurait pu être cruelle, maléfique. Quelque chose dans ses yeux, quelque chose dans la façon de se tordre les doigts et puis il y avait ses lèvres aussi, exsangues de trop être pincées.

 « Je crois que je ne pardonnerai jamais le mauvais goût, chose que ce connard incarnait très bien. Enfin tu dois t'en foutre un peu »

Après tout, le seul goût restant aux morts était celui de la viande faisandée. La jeune femme étouffa un ricanement, consciente de s'enfoncer encore un peu trop dans le labyrinthe de son esprit. Avant, elle s'en serait fichu, mais les choses changeaient... De la même manière qu'une personne comme Noah se dissimulait derrière les règles de sa propre violence, Elsa portait le voile du silence et de la solitude. Elle avait sermonné l'homme sans comprendre vraiment que leurs maux n'étaient pas si différents et qu'elle risquait au moins aussi gros que lui.

 « Deux invitations au restaurant et huit bières... »

Elle tourna son regard un peu plus bleu, un peu trop vivant aussi peut-être vers le brun. Parler avec lui semblait comme jouer avec le feu. Cela réchauffait un peu du bout des doigts mais l'on ne pouvait s'approcher trop au risque de s'embraser.

 « C'est l'équivalent de ce que tu me dois en nature.... »

Non ; la jeune femme ne savait pas faire de menaces, oui elle doutait d'être un jour remboursée en liquide ou en bouffe et alcool. Elsa appartenait à la race des manipulés, de temps en temps elle osait un coup d'éclat mais le plus souvent, il était trop facile de la poser en victime. Du genre à se faire mettre des heures supps et sucrer des jours de congés sans qu'elle n'ait son mot à dire alors que ses collègues n'avaient rien de tout cela.
Du genre à avoir peu, trop peu de contacts avec les autres et lorsque cela arrivait, se faire planter à la table d'un café après deux minutes pour une compagnie plus intéressante, voir même plus plantureuse. Il n'y avait bien que les livres pour ne pas a fuir ou lui poser de lapin, quoi qu'une fois elle en avait perdu un bien haletant, un thriller encore et toujours, sans jamais le retrouver. Finalement, la jeune femme en avait déduit que des jambes lui avaient poussé. Des jambes ou des ailes.

Derrière Yngve lui apparut soudain la silhouette de l'homme en noir. Lui aussi portait un visage fermé, parfois Elsa se demandait si elle ne faisait pas que mimer ses répliques à lui.... L'homme en noir n'aimait pas le brun, L'homme en noir qui n'existait pas, mais quelle importance ? La jeune femme avait froid à présent. Elle voulu partir mais la simple idée de quitter la morgue la terrorisait tout autant. De simples peurs de gamines, rien de sérieux. Mécaniquement, elle baissa les yeux, mais à part quelques poussières du dehors, le sol ne présentait rien d'anormal. Pas de sang, pas de lampes prêtes à éclater, pas de mensonges et encore moins de vérité....

 « Putain c'est vraiment pas des bons jours en ce moment... »

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MessageSujet: Re: Don't cover yourself with thistles and weeds - Njut   Sam 29 Nov - 19:40

Il était donc là, celui qui avait causé toute cette panique. Le fossoyeur fixa ce visage si plat, si vide, pendant quelques instants, se disant qu'il n'était pas si effrayant que cela au final. Il n'avait rien de plus, il n'était rien de plus qu'un corps qu'il allait mettre en terre. Peut être quelque part, que le brun était déçu. Peut être qu'il s'attendait à autre chose, quelque chose de plus de la part de celui qui avait provoqué un si grand effroi dans la ville. À la fin, tout le monde ressemblait à la même chose. Les yeux clos. Il n'y avait que l'expression du Angsar qui changeait, il n'y avait que lui pour s'assurer que les morts existaient vraiment et qu'ils étaient traités correctement. Enfin, lui et Elsa. Elle était toujours là et parfois même, quand il n'avait pas besoin d'elle, il oubliait la présence de la femme. Yngve était un opportuniste jusqu'au bout des ongles et il fronça un instant les sourcils alors qu'elle lui rappelait qu'il lui devait de l'argent. Le fossoyeur rendait peut être service aux morts de cette ville mais pour les vivants, il n'était rien d'autre qu'un parasite. Un parasite qui profitait de la gentillesse et du mauvais sens de certains. Il y avait sa voisine qui lui apportait des gâteaux souvent dans le mois, Sanja qui lui offrait des repas en souvenir du bon vieux temps et Elsa à qui il soutirait quelques couronnes suédoises sans aucun scrupule.

Elle semblait bien trop chétive pour pouvoir venir les lui réclamer et il était presque surpris par son courage du jour. Ou alors c'était un élan de fatigue. Peu importe, il adoucit ses traits et se tourna vers la brune, lui offrant l'ombre d'un sourire charmeur. "Je ne t'ai pas oublié Elsa... Ne t'inquiète pas pour ça, et puis toi et moi on commence à faire parti des meubles pas vrai?" En vérité, à cet instant, il la haïssait car elle voulait le ramener dans la réalité, lui parlait de choses aussi triviales que de l'argent et des dettes alors qu'il était en train d'effectuer son boulot. Un métier d'une importance capitale pour cette ville en particulier et Yngve n'avait pas vraiment envie qu'on le dérange. Mais soit, il ferait semblant même pour elle, il se montrerait sous son meilleur jour et il s'efforcerait d'être sage. Tournant même le dos au cadavre, comme si ce n'était rien qu'un petit détail dans le fond, Yngve fit de son mieux pour offrir un vrai sourire à Elsa, tentant de la distraire. Peut être qu'il avait l'argent dans le fond, ou peut être même qu'il ne l'avait pas, peu importe, il n'avait vraiment pas envie de le lui donner. Comme l'enfant qu'il était, il préférait garder des propres trésors et ignorer la dette. Si cette dernière avait été assez idiote pour lui donner de l'argent, ce n'était réellement pas de sa faute, voilà tout. Il était conforté par cette idée, presque rendu fou par l'idée même d'avoir raison et il ajouté de ce ton qui se voulait si protecteur et si amical:  "Tu pourrais passer à la maison, on a toujours de l'alcool, mon père était de ce genre d'hommes qui buvaient trop, on pourra ouvrir une bouteille de vin ou quelque chose de plus fort et mettre de la musique ou juste regarder un film... Ça sera toujours mieux qu'un restaurant pas vrai?"

Il doutait vraiment qu'Elsa franchisse le pas et ose venir chez lui. Ça serait déjà ça de plus et il aurait un peu plus de temps pour voir ce qu'il avait fait de l'argent de la jeune fille, peut être qu'il l'avait, peut être qu'il l'avait dépensé dans la dernière boite de conserve qu'il avait osé s'acheter. Mais Yngve ne mentait pas sur l'alcool que possédait son père, ça, c'était bien réel. Les bouteilles demeuraient chez les Angsar, presque immaculée, Yngve n'ayant pas le palet suffisant pour les apprécier. Une bière lui allait, de la vodka même c'était suffisant.  "... J'adore Sanja mais son établissement est souvent bruyant et mal fréquenté." Il avait ajouté cela comme un petit secret entre eux, une blague pour qu'Elsa se sente proche de lui, sans vraiment l'être. Pour lui, ce sujet de discussion était clos et il se tourna de nouveau vers le cadavre, posant la vraie question qui lui tenait à coeur. "Dis moi tu étais à la piscine toi lors de cette fameuse réunion, tu sais peut être de quoi il est mort..."

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MessageSujet: Re: Don't cover yourself with thistles and weeds - Njut   Lun 15 Déc - 16:37

L'homme se jouait d'elle comme cela. Ni sentiments, ni cruauté, simplement un dominant, une dominée et Elsa ne pouvait rien faire. La jeune femme serra les poings, les joues rouges. Oui elle lui avait prêté de l'argent comme une idiote, et oui malgré tout elle espérait un jour être remboursée. Si Elsa avait agi par charité chrétienne comme l'église ainsi que le dieu qu'elle priait chaque soir, le lui conseillaient, les fins de mois restaient difficiles pour tout le monde.
Ca y est, le bord des yeux lui picotait un peu, bientôt les larmes. Elle savait : bien sûr qu'Yngve l'avait oublié. Qui ici ne l'oubliait pas, hein ? La pauvre petite fille, le fantôme, l'idiote peut-être...tant de façon de l'appeler, et aucune ne permettait de nouer des liens.
Un brusque mouvement de recul la saisit lorsque l'homme parla de son père. Elle connaissait ça, les gens portés sur la bouteille. Le sien aussi l'avait été et le souvenir de ses coups ne s'effaçaient pas malgré les années. Les coups, les regards, les geste... Qui pour se rappeler des matins brumeux avec l'adolescente attendant au bord de la route que l'école ouvre pour pouvoir s'y réfugier, sans même un petit déjeuner et ce juste pour échapper aux claques, aux insultes et aux menaces ?
Les lèvres fendues, les yeux cernées et les poignets maigres, toujours plus maigres. Une gamine sauvage, studieuse un peu et déjà trop loin du soleil...

Manger un morceau, regarder un film... qu'est-ce qui différenciait tant cette offre que la proposition faite à Noah ? L'idée même de laisser Yngve passer le seuil de sa porte lui répugnait. Elle ne pouvait imaginer la scène sans se voir saisir un couteau de cuisine dans un pauvre geste de défense. Défense de quoi, au juste ? Jamais l'homme n'avait pourtant été violent envers elle. Bien que coupée du reste de la communauté, Elsa en restait protégée de ses violences à présent que son propre père était disparu.  Peut-être était-ce lui, inconsciemment, qu'Yngve lui rappelait ? Elle ne savait pas, elle ne voulait pas savoir....

 « Ce soir là ? Oh...oui j'y étais.... Malheureusement j'ai eu une énorme migraine suite à sa crise. Il a fait un espèce de complexe divin, tu connais les rêves... Le sien a eu l'air d'avoir pas mal de détails alors il en a plus ou moins consciemment profité. Comme s'il était le « faiseur » des évènements. Je veux dire... il savait que les lampes allaient exploser alors il les a pointé du doigt. Et elles sont explosé. Il savait pour la piscine qui se remplirait... Alors il l'a dit. Et tout a eu lieu, donc hystérie collective devant de soit-disant signes divins. Méfiez-vous des faux prophètes.... »

Parler des événements amenait une diversion bienvenue. Yngve avait gagné la partie, elle le savait et ne luttait plus. Qu'elle se la ferme et puis voilà, et puis c'est tout. Oui qu'elle se la forme, seule manière pour elle non pas d'être intéressante, mais au moins supportable.

 « Il est tombé ensuite, comme ça, juste sur lui-même. C'est là que c'est assez subtil...la piscine débordait de sang, j'ai d'abord pensé que c'était le sien mais le corps humain n'en contient que six litres. Et puis c'est assez subtil.... il a rêvé qu'il mourrait à cet instant précis, c'était comme une mise en scène. Le signal et pan, ça y est il est mort.... Du coup est-ce que c'était de l'autosuggestion, autre chose ? Dans...dans mon rêve je sais que je meurs, mais pas de quoi, je n'ai même aucun indice temporel précis. Bien sûr cela change selon les gens mais....non je ne sais pas. Et puis tout le monde criait, c'était abominable.... les idiots. »

Elle ne se rapelait même plus comment être rentrée chez elle : Noah, elle-même ? Toujours état-il qu'Elsa avait passé par la suite plusieurs jours dans le noir total à soigner sa migraine.

 « J'ai continué à boire de l'eau du robinet. Ca me semblait trop idiot..... Hé bien je n'ai rien remarqué de spécial »

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MessageSujet: Re: Don't cover yourself with thistles and weeds - Njut   Lun 29 Déc - 21:35

D'un revers de la main, il avait écarté les questions de la jeune femme, aussi simplement que cela, comme si elle n'existait pas, avec un bref sourire et son regard en biais. Il avait bien vu le mouvement de recul qu'Elsa avait eu et cela l'avait fait rire intérieurement. Il oubliait parfois que même si elle était née ici, ils étaient bien différents. Elsa était arrivée toute seule dans ce monde contrairement à lui qui avait puisé de la force dans ce frère jumeau qui était parti bien loin, elle avait été toute seule. Yngve en était persuadé, c'était cela qui l'avait sauvé, cela qui lui permettait de se sentir bien, en parfaite synchronie avec Dödskalle. Il n'avait pas de vide à remplir, rien à prouver car la personne qu'il avait le plus aimé avait exactement le même nombre jours que lui, ils avaient vécu pratiquement les mêmes jours sur cette terre. Il n'y avait que quelques secondes qui les séparait et ce n'était tellement rien dans le fond. Pauvre, pauvre, Elsa. Peut être qu'elle aussi aurait bien besoin d'un grand frère. Ou juste d'un homme entre ses cuisses. Mais Yngve n'avait pas pour habitude de trop flirter avec les femmes qu'il connaissait, Sanja étant la seule exception qui confirmait la règle.

Il fixait à présent le "colis" du jour et il écoutait la jolie histoire que lui comptait Elsa. Il aurait bien voulu voir la piscine qui débordait de sang. L'endroit était fermé depuis aussi longtemps qu'Yngve pouvait s'en souvenir. Il y avait beaucoup d'endroit fermé dans cette ville, comme l'orphelinat qui avait brûlé quand il était plus jeune. Cela correspondait d'ailleurs à la période où il avait enfin cessé ses élans de pyromane et qu'il ne se brûlait plus le bout des doigts. Drôle de coïncidence pas vrai? "Ça a dû être un vrai spectacle… n'est-ce pas?" Yngve ne trouvait rien de bizarre dans son récit et il se disait que ce très cher vieil homme avait voulu partir en laissant un bon souvenir derrière lui. La paranoïa qui avait suivi… Elle était tout simplement stupide. Interdire aux habitants de boire l'eau du robinet? … Et puis quoi encore? Yngve continuait d'en boire sans vraiment se soucier des conséquences et tout comme Elsa, rien ne lui était arrivé.  "Si ça peut te rassurer je fais pareil." lança le fossoyeur avant de refermer le sac en plastique sur le corps de ce cher mort du jour.

Il opérait toujours pareil, cadavre après cadavre, il plaçait son brancard juste en face de la table de la morgue et tout doucement, il soulevait le cadavre sur le brancard qu'il emportait au loin. Un homme de taille moyenne était lourd, un cadavre l'était tout autant. Mais Yngve ne se plaignait jamais, il ne demandait jamais de l'aide, c'était son travail tout simplement et il l'effectuait avec ce même sourire que certains auraient pu qualifier de professionnel.  "Le maire fait ce qu'il peut pour rassurer les petits nouveaux de la ville mais il en faut plus que ça pour nous terrifier." dit Yngve sur le ton de la conversation, le souffle court alors qu'il finissait sa lourde tâche. Il méprisait véritablement le maire, rien de bon ne venait jamais de cette administration, les choses avaient été bien différentes lorsque son père travaillait encore au poste de police. Les gens se posaient beaucoup moins de questions et ils se tenaient plus à carreau. Mais son idiot de père était mort et c'était lui qui l'avait enterré dans les bois, le jugeant indigne de reposer aux côté de sa mère. Le cadavre du jour allait droit dans le cimetière parce que c'était son boulot.  

"Enfin tu me connais, tu sais ce que je pense des nouveaux et des étrangers." Il avait dit ça avec tout le mépris qu'il possédait, ne cachant pas vraiment sa position sur l'affaire. Tous ces gens qui débarquaient, ils ne pouvaient pas vraiment comprendre ce qui se passait ici, la malédiction, les rêves. Non, c'était un phénomène qui était propre à tous ceux qui naissaient et qui grandissaient ici, eux seuls pouvaient prétendre acquérir un semblant de vérité et personne d'autres. "Quoi que…" Il eut un autre sourire, plus carnassier à présenter. "Nouveau, ancien, ça ne fait pas vraiment de différence, je finis par tous les mettre en terre alors."

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