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 Timothy — Music is the silence between the notes.

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Erre ici depuis : 20/07/2014
Âge : 27 ans
Missives : 940
Occupation : Pianiste & compositeur
DC : Emrik & Eija.

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Son rêve: N'a pas encore fait son rêve, est en ville depuis environ un an.
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MessageSujet: Timothy — Music is the silence between the notes.   Lun 21 Juil - 0:59

Timothy Lloyd Carrington
❝ no sound without silence ❞

Il est temps de faire tomber le masque, il y a bien trop de mystères à Dödskalle... Je me présente, Timothy L. Carrington. Je suis venu au monde le 18 décembre 1984 et j'ai donc 27 ans. Originaire d'Angleterre, Royaume-Uni, je suis arrivé en ville en août 2010. Vous me croiserez certainement dans les ruelles sombres de ce trou perdu puisque je travaille en tant que pianiste au restaurant de la ville. Je suis actuellement célibataire et si toutefois on vous demande, je suis homosexuel. On me dit souvent que je ressemble comme deux gouttes d'eau à Tom Hiddleston mais je me fonds parfaitement dans la petite foule des landat. Maintenant que les présentations sont faites... Souhaitez-moi bonne chance et longue vie à vous.



things aren't what they seem


Votre rêve : Timothy ne connait pas l'existence des rêves, il ne sait pas ce qui l'attend. Il est arrivé à Dödskalle par hasard, après avoir entendu certaines rumeurs obscures au sujet de la ville, et prenant son courage à deux mains, il souhaita en avoir le coeur net. Il s'installa donc ici, espérant de tout coeur que ces fameux ragots soient fondés, et qu'il trouverait enfin le repos éternel dans ces ruelles sombres. En attendant, Tim ne sait rien. Il n'a absolument pas la moindre idée de ce qui peut lui arriver, et au fond, c'est peut-être tant mieux...

✞  Dödskalle : Timothy ne s'en soucie pas le moins du monde. Il a visité suffisamment de villes pour savoir qu'il ne pourrait se sentir à l'aise nulle part, que l'éternelle angoisse qui vit en lui ne s'estompera jamais. Il se contente d'attendre que la mort entende finalement ses prières, le reste n'a vraiment pas grande importance.

✞  Caractère : le moins que l'on puisse dire, c'est que Tim a peur de tout. Il craint particulièrement les autres ; il refuse de manger la nourriture qu'on lui sert en songeant qu'elle est peut-être empoisonnée, il a peur qu'on s'introduise dans son domicile lorsqu'il n'y est pas, que quelqu'un se cache dans la pénombre quand la lune est de sortie. Il ne supporte pas les étendues d'eau puisqu'il ne sait pas nager, ne peut pas rester plus de quelques secondes dans de grands espaces ouverts. La foule le fait frissonner et quand il doit jouer en public, il fait tout son possible pour faire abstraction des yeux braqués sur lui. Tim redoute tout, le moindre coup de vent, la pluie, l'orage, le tonnerre qui gronde. Si par malheur il se retrouve dehors quand le ciel se met à pleurer des trombes d'eau, son coeur s'emballe et il a du mal à respirer. Tim a tellement peur qu'il n'ose plus parler, que le moindre mot semble être un supplice pour lui qui ne souhaite qu'une chose : ne pas être remarqué, passer inaperçu, disparaitre. Mourir. Sa passion le maintient quand même à la surface de l'eau, en attendant que l'une de ses tentatives ne se transforme enfin en réussite. Il survit depuis de nombreuses années, et les moments les plus agréables sont sans doute ceux qu'il passe auprès de son piano, griffonnant sur ses partitions, grignotant des biscuits secs, riant à une réflexion qu'il aurait pu se faire à lui-même avant de mettre sa main devant sa bouche, vérifiant au passage qu'il est bien seul dans la pièce, simplement au cas où quelqu'un aurait pu entendre ses pensées.

meet the player


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MessageSujet: Re: Timothy — Music is the silence between the notes.   Lun 21 Juil - 0:59

blacked out pages of my life
❝ you're lying safe in bed, it was just a bad dream ❞


I heard there was a secret chord
————————
- Ça, c’est pour ma femme.

Holden Carrington déposa un magnifique bouquets de roses rouges sur la table de la cuisine, se tournant vers sa femme, Lisa Carrington. Un sourire au coin des lèvres, il se perdit un instant dans son regard avant d'embrasser son front comme s'il ne l'avait pas vue depuis des mois, ou plutôt comme s'il la découvrait pour la première fois.

- Et ça… C’est pour mon fils préféré.

Holden se tourna vers Timothy Carrington, son unique fils à peine âgé de sept ans qui semblait bien occupé à répartir les quartiers de pommes que sa mère découpait sur la pâte à tarte, en piquant quelques uns au passage, persuadé que personne n'avait remarqué son petit jeu. Holden brandit alors un paquet cadeau de nulle part, extirpant Timothy si subitement de ses pensée que le garçon mit du temps avant de le saisir. En quelques secondes seulement, le papier fut déchiré et froissé, trainant aux pieds de Tim qui ne prêtait plus attention à rien à part… Son piano. Un beau piano électronique flambant neuf, le genre d’instrument dont tous les gamins de son âge pourraient être jaloux, un petit bijou, un véritable trésor. Ce n’était pas grand chose, et certainement pas du matériel de professionnel, mais c’était largement suffisant pour Timothy qui insistait déjà pour que son père l’aide à le sortir de son carton afin qu’il puisse commencer à s’entrainer.

- Si tu arrives à faire quelque chose avec ça, tu auras un vrai piano un jour, promis.

Et comme pour sceller cet engagement, Timothy avait hoché la tête avant de se mettre à taper sur toutes les touches qui se trouvaient à sa portée, passant des heures entières, parfois des jours à ne rien faire que cela. Pour mériter un véritable piano. Pour que son père soit fier.

Heaven couldn’t wait for you
————————
Qu’est-ce que tu dessines ?

- Là c’est maman. Regarde ses cheveux, ils sont ondulés comme tu aimes. Et je trouve que j’ai plutôt bien réussi son sourire. Ici c’est toi, moi je suis entre vous deux, et derrière c’est notre maison.

Et ma voiture ? Tu ne dessines plus ma belle voiture ?

- Non.

Tiens donc, et pourquoi ça ?

- Parce que c’est à cause d’elle que tu n’es jamais rentré.

Lisa Carrington releva la tête de son livre pour observer son fils qui dessinait paisiblement, agenouillé devant la table basse de leur salon.

- Timothy, à qui est-ce que tu parles ?

Le garçon de dix ans continuait de colorier comme si de rien n’était, haussant les épaules distraitement.

- À Papa.

Lisa soupira avant de se mettre à hauteur de l’enfant, saisissant doucement ses mains pour attirer son attention et capter son regard.

- Timothy, je t’ai déjà expliqué. Papa n’est plus là, d’accord ?

Elle déglutit difficilement, sa gorge se nouant aussitôt, les larmes naissant aux coins de ses yeux clairs.

- Papa est dans le ciel maintenant Tim.

- Et quand il pleut, tu crois que ça veut dire qu’il pleure ? Et le tonnerre, ça veut dire…

- Ça veut dire qu’il n’est pas content que tu ne sois toujours pas en train de faire tes devoirs. Maintenant file dans ta chambre.

Marvin Goldsmith, le frère de Lisa, venait d’apparaitre dans l’encadrement de la porte et Timothy n’eut pas besoin d’en entendre davantage avant d’exécuter l’ordre que son oncle lui avait donné. Jetant un rapide coup d’oeil par-dessus son épaule une fois qu’il eut quitté la pièce, le garçon aperçut sa mère blottie dans les bras de Marvin, les larmes roulant sur ses joues roses. La petite voix dans l’esprit de Timothy reprit alors du service.

Et où est-ce qu’on pourrait le mettre ce joli dessin ?

Se dirigeant vers la cuisine sur la pointe des pieds, le garçon répondit à son père en chuchotant.

- Sur le frigo, comme tu faisais avant.


Innocence of sleep
————————
C’était arrivé au beau milieu de la nuit, comme c’était souvent le cas. De grosses gouttes de sueur perlaient sur le front pâle de Timothy qui avait peine à respirer, tous ses membres parcourus de frissons insupportables, son estomac lui faisant un mal de chien. Il avait appelé, sa voix trop faible brisant à peine le calme de cette nuit noire, Marvin se précipitant aussitôt à son chevet comme s’il avait désespérément attendu l’instant où le garçon se mettrait à supplier.

- C’était juste un cauchemar, je suis là, tout va bien.

Mais Tim agrippa le col de son oncle, se hissant hors de son lit avec toute la peine du monde. Ce n’était pas juste un cauchemar, non, c’était quelque chose de bien pire qui lui retournait l’estomac et qui cherchait à quitter son corps par tous les moyens. Marvin avait soulevé son neveu et s’était alors rué dans la salle de bain, caressant le dos du garçon pour tenter d’apaiser sa souffrance. Évidemment, ce ne fut pas suffisant, et après avoir lutté pendant de longues heures, Timothy parvint à se rendormir seulement lorsque les premiers rayons du soleil perçaient l’horizon, la main rassurante de Marvin caressant son front brûlant.

- Va travailler, je vais m’occuper de Timmy, ne t’en fais pas.

Lisa était donc partie sans se soucier de rien, embrassant rapidement son fils avant de suivre les conseils de son frère. Persuadé que cela ne durerait que quelques jours, personne ne semblait s’inquiéter, pas même Tim qui pensait pouvoir retrouver le chemin du collège en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire.

La réalité fut toute autre.

Marvin n’avait de cesse de prendre soin de lui, lui apportant de la soupe ou du chocolat chaud, lui préparant de quoi lui redonner des forces. Mais le corps de Tim semblait refuser la moindre petite attention, du met le plus raffiné jusqu’au verre de jus d’orange le plus banal. Après plusieurs semaines et des rendez-vous chez le médecin qui n’en finissaient plus, Timothy fut hospitalisé une première fois, contraint de rester allongé pendant des journées entières, dessinant encore et toujours sur son calepin qu’il trimballait partout avec lui. On avait cherché à comprendre pourquoi les entrailles de Timothy fonctionnaient de cette manière, suggérant parfois une opération que Marvin, ancien infirmier maintenant sans emploi, recommandait fortement. Tim n’avait rien dit, souhaitant seulement revoir ses camarades de classe, et quand enfin tout rentra dans l’ordre, il fut libéré.

Pour quelques jours seulement avant que tout ne recommence.

Les mois passèrent, les années s'écoulèrent dangereusement et le même scénario se reproduisait en boucle. Tim rentrait déjeuner et dès qu’il quittait la table, il n’était plus capable de rien faire à part se tordre de douleur sur le canapé du salon. Marvin le soulevait généralement pour aller le mettre sous ses draps, tantôt passant une main dans les cheveux blonds et bouclés de son neveu pour tenter de le rassurer, tantôt ses doigts pressant doucement un gant d’eau glacée sur le front embrasé du jeune Timothy. Ces doigts, cette main. Cette même main qu’il pouvait sentir parfois, au beau milieu de la nuit, quand il était trop faible, quand il n’était pas assez conscient pour comprendre ce qui se produisait dans l’intimité de ses draps. D’abord sur sa joue, puis sur son torse. Ailleurs parfois, mais Tim ne voulait pas, et dans un dernier effort, il agrippait le poignet de l’autre homme, secouant la tête pour témoigner son refus. Mais il lui arrivait de ne plus en avoir la force, trop malade, presque paralysé par la souffrance qui le terrassait au quotidien. Il entendait la voix de Marvin au creux de son oreille qui lui confiait qu’il venait simplement s’assurer que tout allait pour le mieux. Non, songeait Tim, non ça ne va pas. L’adolescent pouvait alors le sentir, derrière lui, quelque part dans son dos, sa tête trop lourde pressée dans l’oreiller, ses plaintes étouffées par l’édredon. Marvin quant à lui n'émettait pas un bruit mais son souffle dans le cou de Timothy parlait pour lui, sa respiration soudainement plus bruyante et profonde accélérant avec le reste de son corps. Parfois, le bourreau disparaissait sans un mot. D’autres nuits, il chuchotait que ce n’était rien d’autre qu’un cauchemar, cherchant à convaincre sa victime qu’il n’était jamais venu, que Tim avait tout inventé. Enfin, au fil du temps, Marvin gagna en assurance et c’était avec une certaine fierté qu’il finissait par s’approcher de l’oreille de Timothy pour prononcer des mots insoutenables.

- Ne le dis jamais à personne Timmy tu entends ? De toute façon, jamais personne ne te croira. Jamais.

Alors Timothy n’avait plus osé parler. Ses lèvres s’étaient scellées pour toujours. Chaque matin, quand le pire s’était produit, il inspectait son corps à la recherche d’une trace, la moindre preuve tangible que son oncle lui avait rendue la plus abjecte des visites. Mais rien. Juste son corps, trop faible, trop maigre. Il pleurait parfois pendant des heures, recroquevillé dans un coin de la maison, loin de son lit où les mains de cet homme venaient s'aventurer à des endroits où même les siennes n’osaient pas se rendre. Et puis les larmes avaient cessé de couler. Timothy ne parlait plus, ne mangeait plus, s’enfermant dans le noir afin de ne plus voir, ses mains collées sur ses oreilles pour tenter de ne plus rein entendre, devenant littéralement fou à l'idée de pouvoir encore sentir ses draps sur sa peau. Ou pire encore. Il pouvait sentir la peau d’un autre sur la sienne. Il aurait voulu arracher toute cette chair pour devenir un fantôme, un spectre, quelque chose que personne ne puisse jamais atteindre, même animé par tout le désir du monde. Tim aurait voulu mourir, mais on le ramenait sans cesse à la vie. Pour quoi faire exactement ? Pour voir son oncle lui tendre des bols de soupe infestés de produits en tout genre qui le tuaient lentement, trop lentement à son goût ? Pour que Marvin l’affaiblisse sans relâche afin d’obtenir de lui ce qu’il ne pourrait jamais plus offrir à un autre ?

- Tiens, Timmy. J’ai mis tes médicaments directement dans ton assiette, c’est plus rapide comme ça.

Marvin avait sourit, lui ébouriffant les cheveux. Timothy n’avait rien dit. Il avait à peine touché à son plat avant de regagner sa chambre, ses doigts effleurant rapidement les touches blanches et noires de son piano électronique qui allait bientôt rendre l’âme. Et puis péniblement, il avait rejoint son lit, priant pour que cette nuit-là soit enfin la dernière.

I’m prepared for one big silence
————————
[size=10]La même chose se produisait à chaque fois que Timothy faisait ses valises. Il n’emportait que le plus important avec lui ; des partitions, des crayons, un calepin, et naturellement tout ce qui pouvait être nécessaire pour se vêtir. Le reste ? Il le laissait derrière lui, sans doute pour se donner l’impression d’avoir existé, d’avoir laissé une trace quelque part sur terre. Il ne parlait déjà plus, alors s’il ne faisait même pas l’effort d’essayer de prouver qu’il avait vécu, sans doute aurait-il eu de bonnes raisons de croire qu’il était déjà mort depuis longtemps. Mais non, cela aurait été beaucoup trop beau, trop simple aussi sans doute. Tim bougeait donc sans cesse, voyageant au grès des boulots qu’il trouvait aux quatre coins de l’Europe. Il ne passait pas plus de quelques semaines au même endroit, seulement présent pour un concert ou une occasion particulière. Et puis il repartait. Après quoi courait-il exactement ? Les nombreuses infirmières qu’il avait croisé au cours de ses études à l’université de Cambridge, puis en tant que pianiste et compositeur par la suite, auraient été capable de le dire avec bien plus de précision que n’importe qui d’autre. Timothy recherchait le silence, la sérénité, le repos éternel. La fin de son calvaire. Et peu lui importait de faire quatre fois le tour du monde pour pouvoir la trouver, il continuerait de la traquer sans relâche pour enfin être apaisé. 

Timothy descendit les escaliers, les mains moites à l’idée de devoir traverser un autre pays dont il ne connaissait pas la langue, le pas pressé par l’angoisse. Il rendit la clé de sa chambre d’hôtel, un sourire gêné aux coins des lèvres, se retournant vers la porte. Pour la deuxième fois de sa vie seulement, il hésitait à la franchir. Pourtant il ne quittait personne cette fois-ci, il ne croisait pas le regard impassible de sa mère qui semblait ne pas se soucier de son départ et qui restait plantée là, au milieu du salon, les bras ballants. Peut-être qu’elle aurait souhaité le prendre dans ses bras afin de lui murmurer quelques mots rassurants, mais elle n’en avait plus la force depuis que leurs vies avaient basculé. Depuis que Timothy avait parlé. Elle avait refusé de le croire, elle n’avait pas voulu entendre. Conscient qu’il allait tout perdre s’il trainait trop longtemps dans les parages, Marvin avait fini par prendre la fuite sans prévenir personne, disparaissant comme il était venu, libérant son neveu qui avait enfin la possibilité de respirer un peu. Mais pas assez, pas suffisamment. La moindre inspiration était douloureuse, presque insoutenable. Les regards accusateurs de sa mère lui retournaient l’estomac et le garçon n’osait plus sortir de sa chambre quand elle était dans les environs. Il se terra à nouveau dans un silence de plomb, conscient maintenant que le moindre de ses propos étaient gênants et inappropriés. Lorsqu’il avait tenté de s’ôter la vie une première fois, sa mère avait embrassé son front, les yeux baignés de larmes et la voix tremblante.

- Je t’en supplie Timothy, arrête d’attirer l’attention, d’accord ? S’il te plait, je t’en prie…

Timothy baissa la tête vers son bagage à main qu’il tenait fermement dans sa paume fébrile. Cette fois-ci encore il partait pour de bon. Plus de retour en arrière, plus d’échappatoire ou d’issue de secours. Il ne devrait compter que sur lui-même, s’installer dans la petite ville qu’il convoitait, et attendre patiemment que le ciel veuille bien le reprendre pour le ramener auprès de son père, là où il aurait toujours du se trouver. Tim tourna la tête, constatant au passage que le réceptionniste l’observait. Non, cette fois-ci sa mère n’était plus là. Elle n’avait même pas fait le déplacement jusqu’à son lit d’hôpital la dernière fois qu’il avait essayé de mettre fin aux horribles pensées qui tournaient en boucle dans sa tête. Tim ne parlait plus, il n’en avait plus la force. Mais il songeait encore, et il espérait qu’un miracle fasse enfin venir taire la voix qui lui martelait sans cesse l’intérieur du crâne. 

Il passa enfin les portes de l’hôtel, grimpant dans le taxi qui l’attendait juste là. De sa poche, il sortit un morceau de papier sur lequel il avait pris la peine d’écrire lisiblement la direction dans laquelle il souhaitait se rendre. Oui, Timothy partait, espérant de tout coeur que son prochain voyage serait plus agréable, plus paisible encore que celui-ci. Tant pis après tout si sa vie l’attendait ailleurs, Tim avait bien trop hâte de rencontrer la mort.

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MessageSujet: Re: Timothy — Music is the silence between the notes.   Sam 2 Aoû - 19:50

lejd våldsman
❝ félicitations, tu es officiellement validée ❞

Bravo à toi, te voilà très officiellement validée. Tu fais maintenant partie de la vénérable troupe des Dödskalliens et tu as gagné le droit de venir errer avec nous dans cette charmante ville suédoise ! Mais n'oublie pas de t'occuper de certains détails...























Toute l'équipe administrative de YODO te souhaite encore une fois la bienvenue et espère que tu passeras d'agréables moments par ici. Après tout, les rues de Dödskalle sont réputées pour être calmes, pas vrai ?...
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MessageSujet: Re: Timothy — Music is the silence between the notes.   

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Timothy — Music is the silence between the notes.

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