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 Emrik — Like I'm the only girl in the world.

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Erre ici depuis : 03/09/2014
Âge : 15 ans depuis peu.
Missives : 352
Occupation : Collégien, mendiant à mi-temps, emmerdeur à temps plein.
DC : Tim & Eija.

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Dispo RP: Libre.
Son rêve: Succombe à la maladie le jour de son 22ème anniversaire.
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MessageSujet: Emrik — Like I'm the only girl in the world.   Mer 3 Sep - 15:17

Emrik Lennart Underbart
❝ don't you worry, don't you worry child ❞

Il est temps de faire tomber le masque, il y a bien trop de mystères à Dödskalle... Je me présente, Emrik L. Underbart. Je suis venu au monde le 3 mars 1997 et j'ai donc 14 ans et demi. Originaire de Dödskalle, je suis arrivé en ville le jour de ma naissance. Vous me croiserez certainement dans les ruelles sombres de ce trou perdu puisque je travaille en tant que collégien et mendiant à temps partiel et emmerdeur à temps plein. Je suis actuellement célibataire et si toutefois on vous demande, je suis homosexuel. On me dit souvent que je ressemble comme deux gouttes d'eau à Troye Sivan mais je me fonds parfaitement dans la petite foule des Männiksor. Maintenant que les présentations sont faites... Souhaitez-moi bonne chance et longue vie à vous.



things aren't what they seem


✞  Traits de caractère : Extraverti — Souriant — Bavard — Trop curieux — Têtu — Coquet — Attentif — Persévérant — Drôle — Nutella Addict

Random facts : Depuis que l’orphelinat a brûlé, Emrik est sans domicile fixe — Il se balade avec son sac à dos sur l’épaule et compte sur la générosité des habitants — Même quand on lui offre le gîte et le couvert, il reste rarement plus de 4 jours chez quelqu’un — Emrik aime emprunter les vêtements et le maquillage de ses hôtes — Entre autres choses, il possède une paire de talons et une perruque qu’il n’abandonnerait pour rien au monde — Il prend souvent le bus pour se rendre à Överleva, surtout pour se donner l’impression de voyager — Emrik déteste perdre son temps à ne rien faire ou s’ennuyer, chaque minute étant comptée — Il calcule souvent combien de temps il lui reste à vivre.

meet the player


Pseudo : potterbird.
Âge : toujours 22 printemps.
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Déjà un compte ici ? : Tim & Eija
Où avez-vous connu le forum ? : Par moi-même.
Un commentaire ? : C'est reparti pour un tour!


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MessageSujet: Re: Emrik — Like I'm the only girl in the world.   Mer 3 Sep - 15:18

blacked out pages of my life
❝ we still have time, let's make the most of it ❞


Ashes to ashes
————————

2000

Emrik se souvient de peu de choses, quelques images floues qu’il projette encore parfois sur l’écran de ses paupières closes. Il parvient à peine à se rappeler de cette nuit noire pourtant teintée des flammes de l’enfer qui dévoraient doucement l’orphelinat. Le bambin avait fait confiance à la lune en lui prêtant le moindre de ses rêves, sans savoir qu’elle les lui volerait. Tous. Tristan avait tiré Emrik de ses draps jaunis par le temps, le portant à bout de bras pour le sortir de là, tandis que le plancher menaçait de céder, d’être réduit à l’état de cendres. Emrik pouvait encore sentir la fumée nocive envahir ses poumons tandis qu’il s’agrippait au pyjama trop petit de Tristan, ce dernier s’échappant de l’orphelinat de Dödskalle avant qu’ils puissent être consumés à leur tour. Pourtant, les orphelins de la ville avaient tenté de mettre les autorités en garde. Une quinzaine d’entre eux avaient fait ce rêve étrange au cours duquel ils perdaient la vie au milieu des flammes affamées d’un incendie dévastateur. Mais on ne les avait pas écouté, personne n’avait osé les croire. À part Tristan. Lui aussi avait fait ce genre de rêve, lui aussi savait exactement comment il allait finir par périr. Et c’était sans doute pour cette raison qu’il avait perdu le sommeil et qu’il passait le plus clair de son temps à veiller sur Emrik, le petit frère de tout le monde, le dernier arrivant. Le survivant. Emrik n’avait aucune idée des circonstances de sa naissance, mais il savait au moins exactement comment Tristan l’avait sauvé des flammes pour lui donner une chance. Une chance que la nuit finirait tôt ou tard par lui reprendre.


Liberty for wolves is death for the lambs
————————

Octobre 2002

Deux années s’étaient écoulées, mais Emrik avait toujours l’allure d’un véritable poupon. Le froid, la faim, la rue avaient sans doute retardé sa croissance. Ou bien peut-être était-ce la main de Tristan qui serrait la sienne beaucoup trop fort ? Est-ce que cela pouvait avoir une véritable incidence ? Emrik n’en savait rien. Il ne comprenait pas. Il suivait Tristan, marchant dans chacun de ses pas à la recherche d’une âme charitable qui voudrait bien les accueillir pour la nuit. Pas pour la vie, non. Tristan savait qu’ils ne seraient jamais aussi chanceux. Il avait tenté d’expliquer à Emrik qu’il l’avait rêvé une fois. Leur futur n’était pas dans la tiédeur d’une chaumière accueillante, certainement pas auprès d’une famille souriante et bienveillante, encore moins dans une partie de cartes au coin du feu. Ils appartenaient à la rue. Ou sans doute était-ce l’inverse. Peut-être qu’au fond, les méandres et les dédales de Dödskalle étaient à eux, rien qu’à eux.

Emmitouflés dans les quelques couches de vêtements qu’ils possédaient, les deux garçons s’arrêtèrent au détour d’une ruelle. Tristan, quinze ans, s’était accroupi devant le frère que la vie lui avait imposé, son regard aussi glacial que le givre sur les goutières sales de cette maudite ville se plongeant dans celui d’Emrik, plus clair, aussi limpide qu’une eau de source encore pure.

- Pleure Emrik.

L’enfant avait laché la main de son aîné, croisant ses bras sur son petit torse qu’il bombait fièrement pour tenter de se donner un peu de contenance, fronçant les sourcils, le regard défiant. Emrik fit la moue avant de taper du pied, ses orteils lui rappelant alors à quel point le froid commençait à les faire souffrir.

- Non, pas aujourd’hui, j’ai pas envie de pleurer. Pourquoi c’est tout le temps moi qui doit pleurer, c’est pas juste !

Tristan soupira, exaspéré, levant les yeux au ciel avant de fixer à nouveau le gamin qui lui servait d’appas dans la plupart des situations. Après tout, qui accepterait d’offrir un toit provisoire et un peu d’argent à un adolescent de quinze ans qui avait déjà des allures de truant ? Sans Emrik, Tristan n’était rien et la rue aurait eu raison de lui depuis longtemps. Emrik était trop maigre, trop frêle, trop fragile, l’innocence et la pureté incarnées. On pouvait même le lire sur ses lèvres violacées et ses joues pâles, sur ses doigts fins qui tremblaient à l’idée d’avoir à passer une nuit supplémentaire dans le froid de l’hiver menaçant. Sans Emrik, Tristan aurait déjà péri, c’était certain, et c’était sans doute pour cette raison qu’il avait sauvé Emrik d’une mort certaine. Pour survivre.

- Je t’ai déjà expliqué mille fois, Emrik. Si tu pleures, on rentre plus facilement chez les gens. C’est comme ça.

Mais Emrik resta immobile, défiant son acolyte du regard.

- Non. Non, non, non ! J’ai pas envie de pleurer. J’ai pas envie d’être triste maintenant.

Tristan se releva, toisant Emrik, le menaçant du bout de son doigt glacé.

- Emrik, je te préviens, ne m’oblige pas…

Le bambin se boucha aussitôt les oreilles, hurlant son mécontentement, tapant des pieds pour couvrir la voix de son aîné. Mais Tristan était plus fort, plus grand, plus rapide. Sa main puissante avait alors saisit une mèche des cheveux d’Emrik, maintenant violemment sa tête vers l’arrière, tirant jusqu’à ce que les petites mains du cadet tentent de venir déloger celles du plus grand. S’exprimant entre ses dents, les mots de Tristan étaient aussi secs que la froideur de l’hiver, aussi vifs et brûlants que la glace.

- Tu m’écoutes maintenant, et tu m’écoutes bien. T’as pas le choix, c’est comme ça. C’est pas toi qui commande Emrik, on en reparlera quand tu auras quinze ans, tu piges ? Donc tu vas faire comme je te dis, ou crois-moi, la prochaine fois je t’arracherai vraiment les cheveux. Tu la fermes et tu te contentes de faire pitié comme d’habitude.

Les paupières closes au point de lui faire mal, Emrik sentait déjà la douleur l’envahir tandis que le brouillard environnant semblait se condenser aux coins de ses yeux clairs. La main libre de Tristan claqua ensuite contre sa joue pâle, fendant l’air, lui arrachant une première larme sans que la moindre contestation ne quitte ses lèvres. Non, Emrik n’avait pas le choix. Si la rue les accueillait à bras ouverts, le monde entier devait avoir pitié d’eux.

- Voilà, chiale maintenant.

La main criminelle de Tristan trouva la paume innocente de son compagnon d’infortune, guidant Emrik vers la maison la plus proche où ils pourraient dîner et dormir avant de repartir. Fourrant ses petits doigts dans la poche de son pantalon, Emrik n’osait même pas essuyer les torrents qui menaçaient de geler sur ses joues. Il fallait que ses larmes restent là, visibles de tous, preuve indéniable de leur souffrance, incontestable témoignage de leur misére. Le loup et l’agneau ne pouvaient survivre qu’ainsi.


You’ll love me at once,
the way you did once upon a dream

————————

3 Mars 2004

Une lettre. Ce genre de carte électronique qui produit un son strident sur un faux air de Lycklig Födelsedag dès qu’on a l’audace de l’ouvrir pour la lire. Exactement tout ce qu’Emrik abhorrait : un manque de classe évident, une carence en élégance qui lui hérissait le poil et faisait dresser ses cheveux sur le haut de son crane. Pourtant, Emrik eut un sourire tendre en la voyant posée sur cette table de chevet devenue bien trop familière, et s’il avait eu suffisamment de forces, il aurait sans doute tendu la main pour la saisir une millième fois. Il se contenta cependant de la frôler des yeux, admirant les milliers de paillettes multicolores qui formaient un énorme « vingt-deux » sur le bout de carton, qui ressemblaient à s’y méprendre à celles qu’il avait pris l’habitude de mettre sur ses paupières pour faire scintiller son quotidien. Emrik contempla ses ongles, tous teintés d’une couleur différente. Après s’être éclaircit la gorge, sa voix faible et tremblante brisa le silence.

- Je crois que j’ai choisi. Ce bleu clair me va bien tu ne trouves pas ? Au moins, il rappelera mes yeux quand ils seront fermés. Qu’est-ce que t’en dis ?

Théatralement, il porta ses mains jusque sur ses joues, faisant battre ses cils telle une véritable diva, son vernis et ses prunelles bleues ainsi parfaitement mis en évidence.

Qui allait lui répondre ? Emrik n’en savait rien, il ne pouvait pas le voir distinctement. Seules ses épaules et son dos se dessinaient petit à petit dans la pièce aux murs blancs. L’autre homme se retourna pourtant, mais Emrik ne parvenait pas davantage à dicerner son visage. Il savait simplement qu’il l’aimait. Qu’il était beau. Pas seulement physiquement. Non. Il était plus que cela, ce qu’il représentait pour Emrik ne s’arrêtait pas aux muscles de ses bras parfaitement dessinés, même sous son pull épais. L’inconnu lui répondit mais même sa voix semblait être un écho lointain et Emrik eut de la peine à comprendre ses propos. Il se contenta de soupirer, souriant pour le rassurer. Le garçon voulait passer ses doigts maigres sur le visage de cet étranger, sentir sa peau contre la sienne, la caresser doucement pour pouvoir la chérir encore un peu, gratter la barbe naissante sur les joues de cet homme, de son homme. Oui, ce devait être ça. Malgré la douleur, la peine, l’envie, le désir de se lever une fois encore, une dernière fois pour sentir l’herbe fraichement coupée sous ses orteils nus, Emrik était en paix parce qu’il aimait. Il n’avait pas besoin de l’être en retour, partir ainsi parraissait largement suffisant. Un peu de poudre sur les yeux, un joli rouge à lèvre et son vernis à ongle bleu seraient là pour parfaire son départ et rendre le voyage encore plus féérique.

- Reste pas sans rien faire, prends-moi dans tes bras.

Ce murmure lui avait échappé, et l’autre homme s’était rapproché du lit, exécutant la parole d’Emrik sans un mot de plus. La main du plus jeune s’agrippa au col de l’aîné, les lèvres fines et sèches d’Emrik s’étirant en un sourire rayonnant, sa tête reposant sur l’épaule forte et rassurante de celui qu’il aimait. Celui qu’il aimait.

Un dernier regard avant l'ultime expiration, et Emrik n'était plus.

----

Un sursaut. Emrik, sept ans, extirpa Tristan de son sommeil en le secouant comme un prunier dans le lit de fortune qu’on leur avait installé à même le sol dans un couloir sans doute plus sale encore que les trottoirs de la ville. Paniqué, son corps chétif tremblait contre celui de son grand frère d’adoption, la main de Tristan se voulant plus douce que d’ordinaire et passant sur le dos d’Emrik pour tenter de l’apaiser. Mais les larmes coulaient déjà sur ses joues, les mêmes gouttes que Tristan lui avait ordonné de verser à maintes reprises pour finalement être celui qui les sécherait. Comme à chaque fois, comme toujours.

- Calme-toi, raconte-moi ce qui se passait exactement dans ton rêve.

Emrik n’en loupa pas une miette. De la carte d’anniversaire avec le nombre pailleté à la chambre d’hôpital en passant par la voix de cet inconnu qu’il n’avait pas réussi à entendre suffisamment distinctement pour savoir avec certitude de qui il s’agissait. Timidement, il évoqua même ses ongles tous couverts d’une pélicule de couleur différente, un noeud se resserrant dans sa gorge quand il avoua que l’homme de son rêve était plus âgé que lui et qu’il lui avait semblé que celui-ci partageait sa vie… Depuis longtemps. Le regard de Tristan se durcit soudainement, sa main se stoppant dans sa course.

- C’est rien, c’est normal. J’ai fait ce genre de rêve moi aussi. Les autres l’avaient fait aussi à l’orphelinat, des années avant que l’incendie ait vraiment lieu, mais personne ne les avait cru… J’attendais de savoir si ça t’arriverais aussi. Quel jour on est ? Note la date d’aujourd’hui, tu as du naitre il y a sept ans. Et tu vas sûrement mourir le jour de ton vingt-deuxième anniversaire.

Emrik sanglottait, suppliant Tristan de ne jamais l’abandonner quand il retrouva enfin l’usage de ses cordes vocales.

- Eh, calme-toi, tu as le temps de le voir venir, d’accord ? Il faut juste vivre avec, c’est tout. En attendant, pas de vernis ni quoi que ce soit d’autre, compris ?

Les mains de Tristan s’étaient resserrées autour de celles d’Emrik au point de lui faire mal. Comme à chaque fois, comme toujours.


Nothing but time to kill
————————

3 Septembre 2011

Emrik posa l’opération sur un vieux journal qui trainait dans le bar du coin, juste après avoir complété aléatoirement l’intégralité des mots croisés.

3 September 2011 :
7 år och 6 månader = 90 månader = 2739 dagar
2739x24 = 65736 timmar
65736x60 = 3944160 minuter
3944160x60 = 236649600 sekunder


Il lui restait donc approximativement deux cent trente-six milliards, six cent quarante neuf mille, six cent secondes à vivre. Cinq cent quatre vingt dix neuf. Cinq cent quatre vingt dix huit…

Emrik soupira, la tête blottie dans le creux de sa main, son coude nonchalamment posé sur la table qu’il occupait, ses deux jambes repliées sous son corps, le dos courbé dans son trône improvisé. Il ne lui manquait plus qu’une belle couronne. De fleurs sans aucun doute. Emrik entreprit alors de la dessiner avant de réaliser que ses doigts n’avaient jamais été conçus pour tenir le moindre crayon, et quelque peu déçu de le contaster une fois encore, il lacha l’objet avant de se relever. Le garçon ne savait pas véritablement où il voulait se rendre mais peu lui importait. Il n’avait pas de temps à perdre. Le compte à rebours continuait de tourner et il devait certainement se situer aux alentours de quelques milliards arrondis au cinq cent vingtième près maintenant.

Emrik jeta un coup d’oeil à la minuscule salle, remarquant joyeusement les habitués du coin qui squattaient encore le comptoir. Il n’était pas spécialement d’humeur à les importuner ce jour-là, et puis ses petits favoris n’étaient pas encore de sortie de toute manière. Dans d’autres circonstances, il se serait approché des habitants pour leur demander un peu d’argent, son sourire s’élargissant jusqu’à ses oreilles. Oh, il n’aurait pas exigé grand chose, juste de quoi s’offrir un casse-croute pour la journée et un ou deux litres de son soda préféré. La monnaie lui tombait facilement dans la main, ses yeux bleus ne cessant de scintiller quand les pièces se mettaient à teinter dans sa paume ouverte. Car Emrik ne pleurait plus. Il n’avait plus versé une larme depuis le départ de Tristan, environ deux ou trois ans en arrière, vingt huit mois pour être tout à fait exact. Il avait troqué sa tristesse et sa misère contre un sourire resplendissant et une joie de vivre communicative, presque contagieuse. Emrik était le gamin de tout le monde, un peu chiant sur les bords mais qui finissait par attendrir les coeurs les plus froids, les âmes les plus glacées. Après tout, il avait été bercé par l’hiver suédois et il avait survécu. Sans doute étaient-ce les flammes qui avaient failli le dévorer qui brûlaient encore dans ses veines quelques fois, et qui lui concédaient alors ce regard de braise et ce charme indéniable ?

À Överleva en revanche, il n’était pas très connu. En tout cas pas vraiment. Pas pour les bonnes raisons. Emrik avait eu le malheur d’aller laisser trainer sa jeune carcasse dans les rues de la ville voisine. Pas pour se l’approprier, pas pour la conquérir comme il avait envoûté Dödskalle, non. Simplement pour se donner l’impression de voyager sans perdre plus d’une heure à ne rien faire qu’attendre d’arriver à destination. Hors de question d’aller plus loin, le moindre trajet étant un supplice inqualifiable quand il pouvait voir défiler son compte à rebours à l’arrière de son crâne et ainsi se rendre compte à quel point le temps le fuyait à une allure folle. Alors il s’était maquillé pour l’occasion, une légère couche de gloss faisant briller ses lèvres, le mascara sur ses cils agrandissant son regard dans lequel on avait aussitôt envie de se noyer. Accompagné d’une camarade de classe, il avait pris le bus pour se rendre au lycée, s’appropriant un banc juste devant les portes de l’établissement, crapotant des cigarettes que l’amie d’Emrik avait volé à son père. Certains des élèves, pour ne pas dire la plupart d’entre eux, les avaient remarqué. Ou plutôt, on l’avait remarqué. Lui. Emrik Underbart. Et dans la bouche des autres, les mots n’étaient ni doux ni tendres. Aiguisés comme des lames de rasoir, ils sifflaient près des oreilles d’Emrik sans jamais l’effleurer, l’adolescent restant hermétique à la moindre attaque, inatteignable. Invincible.

- Qu’est-ce que ce serait si je m’étais pointé avec mes talons…

Le jeune homme recracha la fumée de sa cigarette, se jurant au passage qu’il ne toucherait plus jamais à un seul batonnet de nicotine pour le restant de ses jours. Un garçon osa pourtant l'aborder lorsque la foule s'était enfin dissipée. Emrik l'avait détaillé de la tête aux pieds, arquant un sourcil, et leur histoire avait commencé sur un regard. Leurs lèvres s'étaient caressées à de maintes reprises, leurs langues s'étaient découvertes, les mains du lycéen se posant doucement sur les hanches un peu trop fines d'Emrik. Mais Emrik avait rapidement mis un terme à tout ceci pour des raisons qui n'appartenaient qu'à lui, et pour se venger, cet abruti de lycéen avait décidé de faire courir tout un tas de rumeurs sur Emrik, ragots qui ne tardèrent pas à regagner Dödskalle et qui étaient très certainement retombé dans les oreilles de tous.

- Tu vois le gamin là-bas ? Ouais, il parait qu'il vit dans la rue. Il parait aussi qu'il fait des trucs pas nets pour se faire de l'argent. Si je t'assure, il traine souvent dans le coin avec ses talons, moi je suis certain qu'il fait le tapin...

Mais Emrik n'en avait que faire. Il avait d'autres chats à fouetter. Et son sourire lui suffisait déjà pour obtenir tout ce dont il avait besoin, il ne lui était certainement pas nécessaire de vendre son corps en prime. Alors le garçon haussait simplement ses épaules avant de regagner les rues de Dödskalle qui l'avaient vu grandir, cherchant un passant à ennuyer ou quelque chose de passionnant à faire. Il n'avait vraiment pas de temps à perdre avec l'hypocrisie ou la bêtise des gens ; il ne lui restait que deux cent trente-six milliards, six cent quarante neuf mille, cinq cent cinquante secondes à vivre à présent.


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MessageSujet: Re: Emrik — Like I'm the only girl in the world.   Mer 3 Sep - 15:20

D'OÙ TU FAIS GENRE T'AS PAS FINI TA FICHE???
out
Bienvenue sur le forum ô parfait inconnu,
et tu as oublié emmerdeur aussi dans ton occupation je dis ça je dis rien face
face face face arrow

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MessageSujet: Re: Emrik — Like I'm the only girl in the world.   Mer 3 Sep - 15:22

Très juste remarque monsieur le grand blond musclé, je vais aller rectifier ça tout de suite!!!! siffle

chuuuut, je fais genre parce que je veux me relire une dernière fois angel

et merci pour l'accueil hug4 hug4
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MessageSujet: Re: Emrik — Like I'm the only girl in the world.   Mer 3 Sep - 15:23

TOUT PAREIL!
Welcome petit (là ça marche) scarabée !
Et j'interdis les soirées karaoké!
...Sérieusement.
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MessageSujet: Re: Emrik — Like I'm the only girl in the world.   Mer 3 Sep - 15:26

Shhh, tu verras j'organiserais tout ça bien comme il faut, les habitants seront ravis et toi aussi, tu le sais très bien ^^

en attendant viens là que je te fasse un câlin pour te remercier hug2
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MessageSujet: Re: Emrik — Like I'm the only girl in the world.   Mer 3 Sep - 15:43

14 ans et demi. edgy le "et demi" m'a fait rire tellement comme une débile. hihi
bref. lol la rebienvenue du coup. dance2
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MessageSujet: Re: Emrik — Like I'm the only girl in the world.   Mer 3 Sep - 16:03

Citation :
Occupation: Collégien, mendiant à mi-temps, emmerdeur à temps plein.

MERCI face
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MessageSujet: Re: Emrik — Like I'm the only girl in the world.   Mer 3 Sep - 16:21

Owi merciii heart1
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MessageSujet: Re: Emrik — Like I'm the only girl in the world.   Mer 3 Sep - 17:26

lejd våldsman
❝ félicitations, tu es officiellement validée ❞

Bravo à toi, te voilà très officiellement validée. Tu fais maintenant partie de la vénérable troupe des Dödskalliens et tu as gagné le droit de venir errer avec nous dans cette charmante ville suédoise ! Mais n'oublie pas de t'occuper de certains détails...























Toute l'équipe administrative de YODO te souhaite encore une fois la bienvenue et espère que tu passeras d'agréables moments par ici. Après tout, les rues de Dödskalle sont réputées pour être calmes, pas vrai ?...
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