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 Kalte Hände, warme Liebe

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Erre ici depuis : 20/07/2014
Âge : 28 ans
Missives : 920
Occupation : Ancien homme de main & homme à tout faire, facteur de Dödskalle
DC : Yngve l'amoureux des cadavres et Saria, l'amoureuse de la propreté.

Feuille de personnage
Dispo RP: Disponible
Son rêve: Il ne l'a pas encore fait, il est en ville depuis trois ans.
Relations:
MessageSujet: Kalte Hände, warme Liebe    Lun 21 Juil - 0:31



Noah Diesbach
❝ ft. Chris Hemsworth ❞




ϟ PERSONAL ID ϟ
Nom : Diesbach. ✞ Prénom(s) : Noah. ✞ Date de naissance & âge : 5 Décembre, 27 ans. ✞ Lieu de naissance & nationalité : Dans les montagnes suisses, dans une ville qui n'apparaît sur aucune carte, le blond est donc de nationalité suisse. ✞ Arrivée en ville : Noah est arrivé en ville il y a trois ans. ✞ Occupation : Il a pris le boulot de son cousin Keir, il est facteur. ✞ Orientation Sexuelle : Bisexuel. ✞ Situation matrimoniale : Célibataire. ✞ Groupe : Landat.



ϟ MEET THE PLAYER ϟ
Pseudo : moose ou la reine des patates ou MOOSE. —  Âge : as old as balls  face . — Code du règlement : Nan mais non... Je l'ai écrit le règlement. — Déjà un compte dans le coin ? : Bientôt, à venir, dans un futur très prochain, DANS DOUZE MILLE CENT ANS — Où avez-vous connu le forum ? : Je suis sur la page d'accueil. — Un commentaire ? : Petite fiche de petit Noah, n'hésitez pas à la lire et à la relire et... Pour ceux qui auraient connu le Noah sur un autre forum, oubliez tout, je vous présente Noah 2.0.


© Crédits : coccy, Moose, eden, JEKYLL&HYDE.

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MessageSujet: Re: Kalte Hände, warme Liebe    Lun 21 Juil - 0:32




Leben und leben lassen...
❝...And to die and let die ❞




THE FIRST CUT IS ALWAYS THE DEEPEST

« … et l’a sanctifié. Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays de l’Éternel, ton Dieu… »

Il connaissait les mots par coeur. Il les connaissait tellement qu’on aurait pu croire qu’il avait vécu ces mots, qu’il connaissait leur signification profonde, qu’il avait eu une existence assez longue pour transgresser les règles et apprendre de ses erreurs et pour enfin prononcer ces mots.

Mais Noah ne les prononçait pas, non. Il ne parlait pas, il n’y avait que ses lèvres qui bougeaient, sa voix à jamais coincée dans sa gorge, refusait de faire son apparition et de se montrer. Dans son monde, le silence était le roi et son sang sur le sol n’était pas quelque chose de particulièrement extraordinaire. Depuis tout ce temps, le blond était toujours frappé par cette couleur si saisissante, et cette odeur qui soulevait toujours le coeur et ce goût… Il ne savait pas encore que le goût qui était dans sa bouche était dû à tout le fer qui se trouvait dans son sang. Peut être qu’on lui en avait parlé à l’école… Peut être, il n’avait pas vraiment écouté. Il écoutait aujourd’hui car il se devait de le faire. Sa survie en dépendait. Oui, sa survie n’était pas l’affaire de ses poumons qui récoltaient l’air ou même de sa poitrine qui s’agitait ou même ce coeur qui battait, là, quelque part, contre ses côtes. Non, sa survie dépendait de cette voix qui le berçait et qui s’élevait dans la pénombre en criant, déclamant les mots sacrés.

Noah les répétait sans vraiment les dire, il ne pouvait pas parler, il ne devait pas parler. L’interdiction était une chose mais il avait peur que son propre corps le trahisse. Oui, c’était la peur qui paralysait cette pauvre chose blonde sur le sol. La peur qui régissait sa vie et la peur qui l’accompagnait dans chacun de ses pas. S’il retrouvait sa voix, si des sons venaient enfin franchir ses lèvres… que dirait-il? Noah n’était même pas certain de pouvoir parler, peut être qu’il se mettrait enfin à crier, à s’égosiller et laisser un peu de cette douleur le transpercer. Mal, il avait mal, les coups avaient été particulièrement francs et brutaux aujourd’hui, il ne l’avait pas vu arriver, il aurait dû savoir, il aurait dû être plus prudent. Ce n’était pas chez lui ici, c’était son royaume. Mais il avait voulu réconforter Maman, il avait voulu apporter un sourire sur le visage de Mia Diesbach. Sa mère était si belle, à se tenir là, au beau milieu de leur cuisine, il avait vu plus d’une fois Sören, son cousin, la fixer avec admiration. Elle était belle, magnifique, encore jeune et pas tout à fait marquée, ses mèches blondes retombaient toujours avec grace sur ses épaules, le nez était droit, les courbes de femmes discrètes mais bien présentes et surtout, la fierté de Noah, c’était ses yeux bleus. Yeux d’un bleu si pénétrant et si envoûtant, ce n’était pas la couleur du ciel après un jour de pluie, ni même un océan un peu trop clair… C’était autre chose. Et ces yeux-là, il les possédait également, il ressemblait tellement à sa mère, des yeux au sourire à la mélancolie dans le regard et leur lèvres toujours scellées.

Oh pas toujours… Ils avaient leur moment. Plus jeune, quand son fils était beaucoup trop chétif pour supporter le froid fulgurant de la Suisse, elle le serrait contre lui et le mettait devant le feu, elle frottait ses mains murmurant des chants allemands qu’on lui avait chanté. C’était leur moment à eux et bien dès fois, Noah se surprenait à vouloir cette étreinte, retrouver la poitrine de sa mère et se blottir au creux de ses bras. La nature avait été tellement cruelle en les séparant et si ce corps-là avait de nouveau pu lui appartenir… Il aurait été content. Il avait succombé à ses pulsions aujourd’hui et il les avait trouvé ainsi, Noah sur les genoux de sa mère, lui murmurant une anecdote, stupide, idiote, juste pour la faire sourire. La porte avait claqué. Elle l’avait lâché, elle s’était excusée, mais rien à faire, non, Noah était allé lui même tendre sa joue à son bourreau. Qu’elle ne subisse plus les punitions de son fils, de sa progéniture, il était assez grand, assez grand pour souffrir et assez grand pour mourir.

Noah avait compris depuis le temps: Papa l’aimait trop, oui, il l’aimait trop, alors il le brutalisait, il le giflait, il lui donnait des coups de poings dans le ventre et il le menaçait avec un couteau. Ce n’était que de la faute de Noah s’il ne pouvait pas supporter cette amour.

Une main sur son épaule, la sienne, Noah fut retourné de force, violemment, se retrouvant enfin allongé sur le dos. Il ferma les yeux un instant, prenant une profonde inspiration. Sa joue droite le lançait, son arcade était fendue et il saignait, le sang ruisselant sur son visage, ses côtes lui faisaient mal et même son coeur semblait brûlé à vif. Il ouvrit cependant les yeux et rencontra son visage. Il souriait, Papa souriait et il passait une main sur le visage de Noah et le petit garçon hocha la tête, toujours silencieux. Le message était passé entre les deux, la faute était ancrée dans la chair de Noah et plus jamais il ne serait fautif.

Peu importait les flammes toujours vives dans l’âtre de la cheminée, éclairant le visage de Maman qui s’était recroquevillée dans un coin, silencieuse elle aussi, les yeux rivés sur son fils. Que murmurait-elle dans sa langue natale? Des excuses? Oh sans doute.




THIS IS NOT AN EXIT

« Et voici la chambre Noah, pour l’instant tu vas devoir partager avec Sören, mais vous avez chacun votre lit donc… C’est déjà ça pas vrai? »

Il faisait de son mieux. Oui, Noah pouvait le voir sur son visage, Ernest Diesbach était dépassé par toute cette situation et il lui présentait la maison et la chambre comme une nouvelle trouvaille.

Que pensait-il? Que Noah avait oublié les quelques jours qu’il passait tous les étés ici? Non, ici, c’était son refuge, son havre de paix, il pouvait exister, il pouvait parler. Noah qui avait en horreur le beau temps et le soleil se surprenait à compter les jours jusqu’au mois d’août, il disait au revoir à son père, une brève étreinte, un avertissement et ce dernier lui tendait toujours une bible, toujours, ensuite lui et sa mère s’enfermaient dans la voiture et ils roulaient. Aucune parole n’était échangée entre les deux Diesbach mais l’atmosphère était beaucoup plus légère, parfois, à une station service, sa mère lui serrait la main et lui baisait le front et ils repartaient. Pour arriver ici, Noah se souvenait être descendu de la voiture alors que cette dernière était toujours en marche plus d’une fois, toujours pour sauter sur Sören et plaquer ce dernier au sol dans un rire. Keir, le plus réservé des trois se contentait de les regarder avec un sourire aux lèvres, comptant les scores. Oh qu’ils étaient beaux les cousins Diesbach, ils ne s’étaient jamais considérés comme des cousins mais bien comme des frères, on prenait souvent Noah et Sören pour tels, après tout ils étaient tous les deux blonds et possédaient les yeux si caractéristiques des Diesbach. Keir était plus effacé, brun et avec quelque chose d’autre dans le regard, il ressemblait à sa propre mère, mais peu importe, ils courraient dans le jardin, ils se poursuivaient et à la tombée de la nuit, ils se retrouvaient tous dans le même lit, pour partager la même peine.

Keir parlait de l’inquiétude sur le visage de sa mère qui trop de fois fuyait son regard, Sören disait avoir surpris son père et sa mère qui se disputaient car son géniteur souhaitait déménager encore une fois et Noah…. Noah lui soulevait son pyjama et montrait ses cicatrices. Ses deux autres cousins finissaient toujours par le serrer contre lui et Noah se laissait faire, docile, un léger sourire sur les lèvres.

Les sourires avaient fini par disparaître. Plus de sourires à présent et cette chambre lui paraissait vide, ce n’était plus échappatoire mais une prison, une prison pour l’être marqué qu’il était désormais.

« Est-ce que tu as besoin de quelque chose Noah? »

Son regard bleuté se promena sur la chambre avant qu’il ne relève la tête vers son oncle. Ce dernier grimaça et Noah s’en voulut immédiatement. Il oubliait, lui avait perdu sa mère lors de cette nuit fatidique mais Ernest avait également perdu sa grande soeur. Oh comme Noah aurait voulu lui raconter, lui dire que les dernières paroles de sa mère n’avait été pour personne que lui. Juste lui. Elle avait crié son prénom comme une dégénérée tandis que le couteau fendait l’air et que son mari, son cher et tendre mari, se charger de la libérer. Qu’avait-elle exigé de son fils? Qu’il la sauve, qu’il reste caché sous cette table comme on le lui avait demandé? Trop lâche, trop lâche et tétanisé au sol par la peur, il avait préféré la deuxième solution. Ce sera rapide, avait maugréé le bourreau dans un français approximatif, rapide. Rapide? RAPIDE? Il ne l’avait pas giflée comme à son habitude, il ne s’était pas plongé en elle comme Noah rêvait trop souvent de le faire… non. Il l’avait libérée, et il avait tellement bien réussie que désormais… Elle n’était plus là. Mia n’était plus qu’un souvenir et la seule chose qui prouvait qu’elle eut un jour existé… c’était Noah. Alors oui, de quoi avait-il besoin? De rien.

Il haussa les épaules à la question de son oncle et quand Ernest leva une main pour la poser sur son épaule Noah eut un mouvement de recul, lui jetant un regard noir.

« Désolé je… Désolé. » marmonna l’homme avant de s’éclipser.

Que plus personne ne le touche, que plus personne ne lui parle. Il ne voulait plus rien.




A FAMILIAR TASTE

« О вы получили действительно превзошли Ною сегодня я думаю. »

Ces mots, il les avait souvent entendu et à plusieurs reprises. Le seul problème dans toute cette histoire, c’était le sourire sur les lèvres de Noah. Ce joli sourire qui ne faiblissait pas malgré les traces de sang qui étaient encore présentes et marquées sur son visage. Pas que sur son visage, il avait, comme à son habitude, laissé tomber la veste de son costume qu’il portait tous les jours au travail et il avait remonté les manches de sa chemise. La chemise, blanche à son arrivée, était elle aussi souillée, principalement par des traces de mains, les mains de Noah qu’il avait cherché à essuyer, pour ne pas être dérangé dans son activité et toujours procéder avec soin et presque atteindre la perfection.

Il y avait toujours ce sourire sur son visage, ce sourire, pas cruel, pas celui d’un bourreau ou celui d’un animal, c’était presque un sourire doux et affectueux, à l’intention de son patron qui venait de le féliciter. Et puis il y avait une main sur son épaule, celle de son patron justement, une simple tape, pour lui dire que oui, il avait fait du bon boulot et ce même sourire. Ce même sourire qu’il partageait toujours avec cet homme-là, sans nom et sans visage pour Noah, bien content que le blond lui obéisse.

« Il est prêt à parler? » demanda t-il, repassant en anglais, la langue de Shakespeare plus qu’approximative pour cet amateur de vodka. Noah ne répondit pas immédiatement, non, il attrapa sa veste et la remit négligemment sur ses épaules, ses mèches blondes lui masquant momentanément la vue, ce n’était pas un problème en soit. Son paquet de cigarettes  était toujours dans sa poche et il en tira une distraitement… Merde où était son briquet? Peu importe, le boss lui tendait déjà une flamme et il murmura merci, un mot russe qu’il avait appris, mais pas ici, définitivement pas ici, et il inhala, une fois, deux fois, laissant la fumée lui brûler la gorge. Noah avait détesté cela à une époque, mais à présent il savait apprécier, il savait apprécier ce goût âpre et amer après avoir été confronté à tant de sang. Il appréciait cette petite étreinte avec la mort qui venait réveiller son âme, et qui lui donnait l’impression d’être vivant. Car ici, au fin fond de la Russie, sur une ville qui n’apparaissait sur aucune carte, il n’avait pas de nom et il n’avait pas de visage.

Немецкий волк.
Le loup allemand.

C’était ainsi qu’il était connu désormais. Il se souvenait avoir souri la première fois qu’on lui avait donné une traduction. Noah aimait son titre et il le portait comme quelqu’un l’aurait fait avec une couronne sur la tête. Il en était fier, oui, lui pour la première fois dans sa vie, il était fier. Il n’avait rien, absolument rien qui était à lui à part les costumes qu’il avait été contraint d’acheter pour le travail, peut être quelques fois une femme, des femmes… Peut être. Tout pouvait lui appartenir après une bouteille de vodka et un joli sourire, il suffisait juste d’incliner la tête et en général, la jeune femme se laissait séduire. Elles savaient toutes ce que Noah donnait et comment il aimait, si elles étaient chanceuses, elles arrivaient jusqu’à l’appartement de Noah et sinon… Sinon le blond ne pouvait pas vraiment se tenir et ses baisers devenaient de plus en plus voraces et ses mains trouvaient toujours les hanches de la demoiselle, de cette déesse, pour la plaquer contre le mur d’une allée et remonter la jupe ou la robe et la caresser, en la regardant droit dans les yeux. « Are you already wet, darling? » Il murmurait toujours ces mots avant d’aller obtenir la réponse par lui-même, et le résultat était toujours le même, peu importe celles qui avaient assez d’audace pour vraiment répondre ou celles qui se contentaient de rougir et de murmurer qu’on allait les voir, au final toutes écartaient un peu plus les cuisses pour laisser les doigts de Noah les caresser lentement mais sûrement et faire en sorte qu’elles deviennent un peu plus… belles. Donc oui, peut être qu’il avait les femmes, et son appartement, même s’il préférait les chambres d’hôtel.

Au final tout ce qu’il avait c’était ce surnom, pas d’identité ici, pas de Noah. Si quelqu’un vous devait de l’argent, si quelqu’un avait sali votre nom ou si quelqu’un refusait de vous livrer une information… La rumeur s’intensifiait et tous dans ce milieu savait que le loup allait venir. Et l’animal ne tapait jamais à la porte, non, il arrivait à la tombée de la nuit, refusant que la Lune le guide et il grattait contre la porte. Et tous, tous finissaient par ouvrir la porte, tous, seulement pour hurler quand le loup se jetait à leur gorge, seulement pour supplier alors que ce dernier refermait violemment sa mâchoire autour de leur cheville pour les faire vaciller, et tous ils parlaient quand la bête décidait enfin d’arrêter de jouer et de se nourrir.

Aussi simplement que cela.

La victime de ce soir n’était pas vraiment différente, l’informateur, français sans doute, était attaché à une chaise, son sang à lui répandu sur le sol et… peut être un peu de ses viscères et autres fluides qu’il avait laissé échapper sous le coup de la peur. Le constat était affligeant: genoux gauche brisée, épaule droite plus en place, quatre côtes cassées, abdomen perforé, intestin grêle plus vraiment utile et… plus qu’un seul oeil ouvert. L’autre oeil avait été scellé à tout jamais par de l’argent encore chaud et bouillonnant.

Noah lui jeta un regard, tirant sur sa cigarette, l’esprit vide.
Oui cela avait été une bonne soirée.




HAND COVERS BRUISE

« On your knees… Now. »

L’ordre était sec et froid et il n’y avait absolument aucune trace d’hésitation dans la voix de sa maîtresse. Et pas une seule trace d’hésitation dans le geste de Noah tandis qu’il se laissait tomber, ses deux genoux contre le sol, les yeux rivés vers elle, attendant le prochain ordre. Elle le fixait avec un sourire aux lèvres, son regard passant sur le corps de Noah. Noah était nu et si cela n’était pas un fait nouveau chez lui, ce qui était inédit c’était bien le collier en cuir qu’il avait autour du cou. Le réduisant au simple rang de serviteur et d’esclave, pourtant il avait le coeur battant, ses yeux bleus toujours sur elle, attendant le prochain ordre. Il ne bougeait plus, il n’était pas même pas là, il n’existait que pour servir et contenter dans ses lieux, son propre plaisir était en arrière plan et ne comptait même pas, il était à elle.

Par le passé, ce genre de raisonnement avait pour habitude d’effrayer Noah. Il avait toujours eu un problème de contrôle et plus d’une fois, il aurait souhaité que les femmes avec qui il passait bon nombre de ses nuits le force enfin à obéir et qu’on le remette à sa place. Il avait un problème, quelque chose que tous ces psychiatres n’avaient pas réussi à détecter, quelque chose qu’il avait réussi à cacher pendant toutes ces années et qui resurgissait parfois. Noah savait quel genre d’homme il était, il ne se leurrait pas, il avait tué avec ses deux mains mais il s’agissait d’un désir bien différent. Le genre de désir et d’envie qui le pétrifiait totalement et qui l’empêchait de bouger ou même de respirer la nuit tellement il en avait envie. Ça avait commencé en Russie mais cela n’avait jamais été suffisant, et puis elle était arrivée. Avec ses talons aiguilles et ses remarques, elle lui avait dit qu’il serait absolument magnifique à genoux, en train d’attendre le prochain ordre. Et si au début Noah avait cru que toutes les femmes du pays de l’oncle Sam se comportait de cette manière il avait compris, juste elle, juste elle et ses règles, et son contrat et cette notion de contrôle.

Il la suivit du regard tandis qu’elle paradait, elle ne portait qu’une robe de chambre, ouverte et révélant son corps de femme nue, son corps de déesse. Il connaissait les courbes et les formes par coeur, la marque qu’elle avait sur la cuisse? Noah. Celle sur son cou? Noah. Celle sur son sein gauche? Noah. Il l’avait marquée autant qu’elle l’avait marqué lui, lui aussi, juste là, sur sa peau, au dessus des marques faites par dessus son géniteur, il y avait le siennes. Car Noah avait enfin compris ce qu’il retirait de cette échange. This is just fucking, s’était-il dit au début, mais non, ce n’était pas qu’une histoire de sexe, pas juste ça, ils étaient deux, il était à elle et elle était à lui, pas d’amour non, pas d’amour entre eux mais bien la garantie qu’il y avait quelqu’un qui comprenait ses désirs et ses envies et qui était là pour le vénérer de la tête au pied.

Elle finit par s’installer dans un grand fauteuil en cuir, croisant délibérément les jambes et lui bloquant la vue, Noah n’avait pas bougé d’un centimètre et pourtant il aurait pu, il possédait suffisamment de force pour faire ce qu’il voulait d’elle mais cela ne fonctionnait pas de cette manière. « Come over here Noah, let me look at you. » La voix était douce et il n’hésita pas, toujours à genoux, et très certainement d’une façon très humiliante, il se dirigea vers elle, satisfait une fois qu’il fut à sa hauteur, toujours à genoux, ses deux mains dans le dos. Elle eut un sourire et passa une main dans les cheveux de Noah et ce dernier poussa un soupir, conscient d’exister enfin. Elle avait tout le contrôle, toujours les femmes, toujours les femmes… Il était sortie d’entre les cuisses d’une femme similaire qui l’avait aimé et choyé, celle là n’était guère différente. Le rythme cardiaque de Noah s’accéléra tandis qu’elle écarta les jambes, en passant une sur son épaule. Il avait la bouche sèche et jamais dans sa vie il n’avait autant voulu quelque chose. « Come on, do it, I know you want to, do what you want the most Noah. » Le blond n’attendit pas une seconde de plus pour presser son visage contre la peau de ses cuisses, douce, tellement douce, il embrassa cette peau lentement avant de remonter à l’intérieur de ses cuisses, lentement, comme elle le lui avait appris.

Il était à elle, il n’existait que pour elle et enfin, là, plus de voix, plus d’horreur, plus d’envie de meurtre, enfin, tandis qu’il passait sa langue pour collecter l’essence même de cette femme, enfin, il était lui-même.




ALMOST HOME

« Et voilà la clé si tu songes à… Il y a de la place chez lui et cela nous ferait du bien je pense de voir quelqu’un dans cette maison. »

Le Suédois était une langue très étrange, se disait Noah en attrapant les clés qui lui étaient tendues. Il ne savait pas vraiment quoi dire. Un merci aurait sonné faux, il se contenta d’un sourire, rare ces temps-ci, avant de tourner les talons et de retrouver les rues vides de la ville. Dödskalle. Keir lui en avait souvent parlé, il avait l’impression de vivre les récits de son cousin en marchant dans cette rue, le cimetière, la statue de l’Ange, les regards fuyants… Le parfait endroit pour tout oublier et prétendre qu’il n’existait pas. Personne ne viendrait le chercher ici, pas ses anciens patrons, pas la famille de Sera… Personne, ici, il pouvait presque recommencer. Il laissé échapper un sourire, devenait-il optimiste? Keir avait fini par déteindre sur lui. C’était la seule ombre au tableau et une nouvelle qu’il allait devoir annoncer à Sören, Keir était mort, sa grand mère ne lui avait pas fourni de détails mais Noah comprenait. Pas besoin d’en dire plus dans ce genre de situation. Keir était mort, Noah prenait son job et les clés de sa maison…

Et la vie continuait pas vrai?

© Crédits : coccy, Moose, eden, JEKYLL&HYDE.

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MessageSujet: Re: Kalte Hände, warme Liebe    Lun 28 Juil - 1:17


Annexes..
❝You really didn't think it was the end... did you? ❞

✞ Arbre généalogique de la famille Diesbach: Cliquez pour élargir.
Spoiler:
 
→ Personnages jouables: Keir Diesbach, Sören Diesbach. Pour plus d'informations, merci de me contacter.

✞ Noah Diesbach's Timeline: Aide mémoire évolutif & aide pour les liens.
Spoiler:
 


_________________

And if you say run, I'll run with you
It's the little story of a guy I know, who had a dream, and fell in love. He got close to his dream, almost touched it, and he burnt his hands. And he got a woman and she died in his arms...



House Diesbach:
 
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MessageSujet: Re: Kalte Hände, warme Liebe    Sam 2 Aoû - 20:51

lejd våldsman
❝ félicitations, tu es officiellement validé(e) ❞


Bravo à toi, te voilà très officiellement validé(e). Tu fais maintenant partie de la vénérable troupe des Dödskalliens et tu as gagné le droit de venir errer avec nous dans cette charmante ville suédoise !


Avant de commencer, pense bien à faire toutes les choses importantes :

- recense ton avatar dans ce sujet.
- si ton personnage a déjà fait son rêve, merci de nous signaler les circonstances de sa mort ici même.
- pour demander un logement, c'est par là et pour recenser ton métier c'est par ici.
- pour les fiches de liens (qui sont facultatives) ou les demandes de liens, c'est dans ce coin-là.
- pour demander des RPs ou faire un récapitulatif de tes sujets en cours, rendez-vous par ici.
- dans tous les cas, pense bien à compléter ta fiche de personnage qui se trouve sous ton avatar et que tu peux générer directement depuis ton profil.
- pour en savoir plus sur le système de points mis en place sur le forum, clique ici.
- n'oublie pas non plus qu'il faudra recenser ton personnage tous les mois !


En attendant, toute l'équipe administrative de YODO te souhaite la bienvenue et te souhaite de passer d'agréables moments par ici. Après tout, les rues de Dödskalle sont réputées pour être calmes, pas vrai ?...

© Crédits : coccy, Moose, eden, JEKYLL&HYDE.
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Kalte Hände, warme Liebe

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