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 Blindsided... For the irony, i'd rather know [terminé]

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Erre ici depuis : 13/08/2014
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MessageSujet: Blindsided... For the irony, i'd rather know [terminé]   Ven 29 Aoû - 15:36

Ca ne suffisait plus.

Les joies et la facilité de la masturbation n’arrivait plus à évacuer cette tension lourde et insistante qui appuyait toujours plus fermement sur ses épaules. Les journées s’enchainaient inlassablement, les nuits blanches à essayer de comprendre Dodskalle et son funeste destin également. Göran pinça les lèvres tandis que son regard s’attardait sur les dossiers et autres paperasses administratives qui s’amoncelaient perversement dans un coin de son bureau. Sifflant, il s’empara du haut de la pile, froissa la première feuille qui s’y trouvait, la roula en boule et la jeta violemment en direction de la poubelle.

Un léger sourire satisfait s’esquissant sur ses lèvres quand sa cible atteignit son but. Un papier à s’occuper en moins.

Le commissariat, déjà pas bien rempli, était silencieux à cette heure avancée de la nuit... Sa montre indiquait presque vingt deux heure et il était encore là, à essayer de s’extraire de ses obligations professionnelles... à essayer de garder sous contrôle son obsession inéluctable. Göran passa une main dans sa tignasse, ébouriffant davantage ses mèches, ses doigts glissant le long de son visage aux traits tirés et las. Rien n’avançait, ses enquêtes, ses suspicions, ses faibles indices qui ne menaient à rien, Noah Diesbach, Selma Lingdren... Des noms qui s’accumulaient sur sa liste des gens suspects, à surveiller puis à abattre. La réputation de l’inspecteur Falk n’était plus à faire dans le milieu, on le savait impatient, borné, provocateur, grossier et surtout peu conventionnel. Göran avait pour habitude de jouer aux mêmes jeux que les criminels qu’il traquait, faisant fi de la conscience collective et de la déontologie policière. Ses méthodes étaient très mal perçues, certes, mais elles avaient le mérite de fonctionner.

Et il devait tout cela au contrôle.

Le contrôle qu’il s’imposait sans cesse. Le contrôle qu’il exerçait sur ses « Pulsions » comme il aimait à les appeler. Sur son addiction, sur ce besoin suffocant et narcotique qui le poussait chaque fois plus loin dans la folie, inhumaine celle ci, mais celle de la jouissance. Ce besoin qui le métamorphosait en animal possédé dont seuls les instincts dictaient les actes. Parfois, cela le dépassait, parfois il arrivait à le contrôler. Parfois encore il arrivait même à l’oublier, se contentant de se soulager lui même dès que l’occasion se présentait : la douche, les toilettes d’un restaurant, le bureau du commissariat. Quelques minutes durant lesquelles son corps s’embrassait, la tension s’accumulant au fond de son estomac, le tordant, le griffant, le torturant jusqu’à la délivrance offerte par les mouvements de sa main droite.

Magazines, sites web, séries, sites de rencontres... Tout cela l’aidait à tenir un temps, jusqu’à ce qu’il atteigne le point de non retour. Jusqu’à ce que son contrôle ne l’abandonne et que ses Pulsions ne reprennent le dessus. Ce soir, c’était l’un de ses moments.

Le moment ou il avait besoin de délivrance physique, de sentir une peau amie contre la sienne, de caresser de la paume la courbe d'un sein ou d'une hanche, de gouter du bout de la langue la saveur amer d’une transpiration au creux d’une gorge... Et de se laisser guider jusqu’à la jouissance par le bruit rassurant et narcotique d’une chair claquant contre une autre, avec violence et envie, au rythme symphonique des gémissements et des coups de reins.

Grognant, Göran se leva, enfila rapidement sa veste et quitta son bureau, saluant vaguement les collègues qui prenaient leur garde de nuit. Une clope au bout des lèvres, il se dirigea vers sa voiture en direction du bar de la ville. A cette heure ci, le Den Raknare devraient bien abriter une âme charitable qu’il pousserait dans son lit, ou qu’il baiserait dans les toilettes... à ce stade, il n’était pas difficile. Il avait parfaitement conscience que son physique plaisait aux femmes, et aux hommes, et puisqu’il n’était pas à cracher sur ce qu’on lui donnait, Goran était toujours disposé à faire plaisir à plusieurs partenaires dans la soirée. Tant que cela restait des one night stand, et qu’il pouvait prendre son plaisir, le reste lui importait peu.

Une bouffée de chaleur, mêlé d’odeur d’alcool et de fumée de cigarette lui frappa le visage quand il y mit les pieds. Une musique s’élevait en fond sonore et Göran s’adossa au bar, déjà investis par quelques poivrots, une bière à la main et les yeux planant dans la pièce. Il ne devait pas se précipiter, il possédait tout de même des principes et des préférences. Non, il se devait d’analyser, s’armer de son sourire (celui que ses conquêtes trouvaient irrésistibles, parait-il) et s’adonner à son petit tour de passe-passe hypocrite.

Savourant le gout de sa bière, un coude appuyé sur le bar, il repéra après quelques minutes une jeune femme de l’autre côté de la salle. Brune, aux grands yeux verts, elle lui dédiait quelques œillades faussement timides alors que son sourire d’un rouge éclatant était une invitation à la luxure. Göran esquissa un sourire amusé, son regard la dévisageant ouvertement... Parfait, il avait trouvé sa cible du soir.

Une main dans la poche de son jean, l’autre tenant fermement sa bouteille de bière, l’inspecteur se dirigea vers la jeune femme... quand une autre silhouette se glissa brusquement entre lui et sa future conquête.

« Un problème ? Demanda t-il alors, arquant un sourcil agacé. »
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MessageSujet: Re: Blindsided... For the irony, i'd rather know [terminé]   Dim 31 Aoû - 1:52

Pffffff … plop ! Dahud était allongé sur son lit, fixant son plafond lézardé et tâché par l'humidité tout en faisant gonfler et claquer l'énorme amas de chewing-gum qu'il mâchait depuis une bonne demi-heure, ajoutant de temps en temps un autre morceau de pétrole sucré. Cette tâche demandait beaucoup plus de concentration qu'il n'y paraissait au premier abord, surtout parce qu'il fallait que le chewing-gum atteigne une résistance et une élasticité suffisamment satisfaisante. Parce que le jeune homme ne mâchait pas pour le simple plaisir d'imiter les vaches et autres ruminants en tout genre mais bel et bien pour une raison spécifique. C'était simple, le toit de sa maisonnette-cabane fuyait de nouveau et il devait colmater la brèche, avec les moyens du bord, soit, un paquet entier de 150 chewing-gum, de la pâte à fixe et du scotch. Une bonne demi-heure plus tard, l'irlandais s'estima enfin satisfait et c'est avec un air de triomphe non feint qu'il se hissa sur une chaise, en faisant attention à sa jambe encore assez faible, pour boucher le trou dans son plafond, ajoutant à la boule informe une quantité astronomique de ruban adhésif avant de pousser un cri de victoire lorsque la fuite s'arrêta. Puis il redescendit sur terre et regarda autour de lui, avant de se laisser tomber sur le canapé défoncé qui trônait dans ce qui lui tenait lieu de salon. Que faire à présent ? Cela faisait six mois qu'il était arrivé dans cette ville qu''il ne connaissait pas et où il ne connaissait personne, et franchement, il commençait à s'ennuyer ferme. Lui qui était habitué à faire ce qu'il voulait, s'arrêtant dans une quelconque ville jusqu'à avoir de nouveau envie d'étendre ses ailes et de s'envoler vers de nouveaux horizons, se laissant porter là où Dana voulait bien l'emmener. Mais il ne pouvait plus faire ça à présent, devant garder profil bas pendant quelques temps, voire quelques années, s'il ne voulait pas être rattrapé par son passé. Et puis, il se plaisait bien à Dodskalle, cette ville étrange où il avait réussi à dégoter un travail tout aussi étrange mais passionnant. Dahud avait toujours eu un rapport étrange avec la Mort et comme le voulait la religion celte, il croyait en l'immortalité de l'âme et en la réincarnation. Le fait de manipuler et d'embaumer un corps n'avait absolument aucune incidence sur lui car ce n'était qu'une simple enveloppe, que le sacré avait déserté depuis longtemps. Mais il avait déjà senti plusieurs fois l'âme d'un défunt l'observer, si bien qu'il parlait toujours à ses « patients », les rassurant, les cajolant et leur chantant de douces berceuses, parfois venant des pays qu'il avait traversé, mais le plus souvent des souvenirs de sa lointaine Irlande. Après tout, ce n'était pas parce qu'ils étaient morts qu'ils ne méritaient pas un peu de respect et de tendresse, et puis, si ça pouvait les aider à aller vers le Sidh, alors ce n'était que pour le mieux. Et puis, il y avait des gens intéressants ici. Comme cet homme aux yeux de glace. Göran Flak. Instinctivement, Dahud laissa échapper un soupir extasié et sourit en s'auto-embrassant et en se tortillant, exactement comme une midinette. C'était là, la réaction qu'il avait toujours quand il pensait au grand homme taciturne et absolument M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E !! En plus, il l'avait vraiment aidé, en lui trouvant son job actuel et en lui permettant de se remettre sur ses pieds, sans poser aucune question quant à son visage démoli et son boitillement. Ils s'étaient revu quelque fois et avait flirté ensemble -enfin, Dahud avait flirté- mais sans plus. Et il avait vraiment envie de le revoir. Peut-être qu'il pourrait lui faire admettre être un demi-dieu viking ? Mais pour l'instant, la véritable question était de savoir ce qu'il pourrait bien faire pour secouer la chape d'ennui qui menaçait de l'étouffer. Et c'est alors que les fées lui soufflèrent une merveilleuse idée. Il y avait un bar dans cette ville et avec de la chance il y aurait du monde ce soir ! Il était plus que temps qu'il aille embraser les nuits de Dodskalle. Ou tout du moins, essayer. Ni une ni deux, il se releva gracieusement et s'enferma dans sa piteuse salle de bain.

~*~

Quelques heures plus tard, c'est un Dahud éblouissant qui pénétrait dans le bar au nom encore imprononçable pour lui, le regard pétillant de joie et un large sourire sur le visage. Il portait un jean slim, une chemise bleue très pâle et un veston. Plus que par désir d'être à la mode, Dahud savait très bien combien ce genre de vêtement soulignait sa silhouette et l'effet que cela avait sur les hommes. Et il avait envie de séduire ce soir. Après tout, il ne boitait plus autant, ses bleus s'étaient presque tous estompés et ses cheveux fraîchement lavés avaient été, une fois n'est pas coutume, brossés avec vigueur jusqu'à ce que ses sombres mèches retombent en vagues soyeuses autour de son visage. Il était donc plus que prêt. Ce soir, la chance lui sourirait.

Dahud pénétra plus avant dans le bar, regardant autour de lui afin de repérer quelques personnes intéressantes et susceptible d'être intéressées, quand il aperçut une figure familière non loin de là. Un lent sourire, un brin lascif, se dessina sur son visage. Sourire qui s'éteignit quelque peu en observant le jeu d’œillades et de minauderies entre le bel homme et une femme un peu plus loin. Hum … ce n'était pas bon. Pas bon du tout. Et voilà que Göran se dirigeait vers elle ! Une alarme se déclencha dans la tête de Dahud alors que tout son être entrait en mode offensif. Non, non, non. Il savait déjà que son destin était lié à celui de cet homme, il avait su exactement dix minutes après l'avoir rencontré que ce n'était pas un hasard s'il était la première personne qu'il rencontrait dans cette ville inconnue, et il ne laisserait pas une femme insipide lui voler ses chances. Le jeune homme réagit donc instinctivement et se planta tout naturellement devant l'homme,, levant un regard candide et un sourire innocent sur lui. Un sourire qui se fit d'autant plus éclatant lorsque ce dernier lui parla avec brusquerie. Tout en prenant la parole de sa voix doucement accentuée, à son tour, Dahud inclina légèrement la tête de côté, accentuant l'air d'innocente séduction qui lui allait si bien.

-Absolument aucun Mister Flak, je t'ai juste aperçut en entrant et here I am ! Je me disais que c'était l'occasion rêvée pour t'offrir un verre longuement dû, pour l'aide que tu m'as apporter lors de mon arrivée.

Dahud s'approcha doucement de Göran, envahissant son intimité sans gêne aucune mais d'une manière totalement dénuée de menace, avant de poser une main délicate sur le poignet de ce dernier, en un geste qui aurait été amical si ce n'était pour la légère caresse qui l'accompagna et le fait qu'il ne la retira pas.

-Et puis, on pourrait faire vraiment connaissance. On ne s'est pas beaucoup vu ces derniers temps et tu m'as manquer comme qui dirait. Une autre bière?

Et, profitant de l'effet de surprise et de la confusion qui suivait en général ses tentatives de drague peu subtiles, Dahud enserra le poignet de Göran et le tira tout naturellement vers le comptoir, sans songer une seconde à lui demander son avis. Oh oui Dahud parviendrait à ses fins avec ce cher inspecteur. Sans le moindre doute.
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MessageSujet: Re: Blindsided... For the irony, i'd rather know [terminé]   Mar 2 Sep - 14:44

Au jeu de la séduction et de la dominance, Göran n’était pas un novice.

Définitivement pas.

Le visage impassible, il fronça à peine les sourcils quand il sentit une caresse -à peine un frôlement- sur son poignet. Dahud le dévisageait de cet air perpétuellement joyeux et innocent qui lui donnait envie de ravager son corps de toutes les façons indécentes dont il avait connaissance. Une étrange envie qui le démangeait depuis la première fois, depuis la première seconde où ses yeux s’étaient posés sur le visage tuméfié du jeune irlandais. Il se souvenait encore de ce jour, quelques mois en arrière, alors qu’il sortait du commissariat et que cette voix cristalline, mélodieuse mais résolument masculine l’avait interpellé... et qu’il avait croisé au loin le regard le plus beau, le plus pur et le plus bleu de son existence. Et l’espace infime d’un instant, juste une seconde dans l’éternité du monde, Göran s’était senti chavirer.

Troublé.

Une rencontre qui l’avait marqué, qui avait éveillé ses pulsions... Il s’était senti incapable de refuser de l’aider, et il lui avait trouvé un travail dans l’hospice de la ville. Embaumer. Dahud l’intriguait, le fascinait autant qu’il le terrifiait. Le mystère qui planait autour du jeune homme attirait indéniablement sa curiosité, son humour et ses répliques perspicaces l’amusaient et le stimulaient... Et son corps. Oh Dieu, son corps. Il n’y avait rien que Göran désirait plus que d’y poser ses mains, d’effleurer le grain de cette peau laiteuse et délicate de ses lèvres, de suivre du doigt les creux de ses muscles, et de gouter la saveur de cette bouche rouge, indécente qui semblait le narguer à chaque fois qu’ils se croisaient.

Oui, Göran le désirait.

Et c’était pour cette raison qu’il le fuyait. L’inspecteur n’avait pas besoin de s’attacher à quelqu’un dans cette ville ou les morts s’enchainaient. Il n’était pas capable d’aimer pleinement, sa précédente relation sérieuse avait été un cauchemar et jamais plus il ne souhaitait revivre une telle chose. Les sentiments étaient dérisoires, n’est ce pas ? Inutiles.

« Je t’ai manqué ?
Répéta t-il en arquant un sourcil. Et en quoi je t’ai manqué au juste ? »

Le ton était joueur. Charmeur. Göran oublia rapidement la jeune femme qui émit une moue mécontente, suivant Dahud jusqu’au bar. Ses yeux glissèrent jusqu’à son poignet, là ou le jeune homme le maintenait fermement et avant que ce dernier ne puisse le lâcher, l’inspecteur le saisit à son tour, ses longs doigts retenant son avant bras.

Cette peau contre la sienne l’electrisait, et il devait puiser dans son self control pour ne pas pencher Dahud contre le comptoir, et le prendre là, à la vue de tous... S’abandonnant à ses envies. A son désir. D’un geste de la main, il fit signe au barman de les resservir et Göran se pencha légèrement.

« Tu es magnifique ce soir. »

Un chuchotement, alors qu'il comblait un peu plus l'espace entre eux.

Sa raison cédait, son coeur battait furieusement dans son torse et l’espace folle d’une seconde, Göran leva une main, son pouce caressant délicatement la pommette de l’irlandais. Là où s’était trouvé un énorme hématome quelques mois plus tôt... aujourd’hui la peau était encore un peu violette, mais la marque s’était presque entièrement estompée. Le visage grave, le regard glissant lentement le long de son visage jusqu’à s’arrêter jusqu’aux lèvres rougeâtres de Dahud.

« Ça a presque disparu... déclara t-il, distrait, pensif. »

Il apprécia un instant la douceur de cette peau pâle, se penchant encore un peu, jusqu’à... Göran grogna et recula brusquement, comme s’il venait de se brûler. Passant une main dans ses cheveux, les ébouriffants davantage, but une longue gorgée de sa bière refusant de regarder Dahud. Car le regarder serait le meilleur moyen de craquer.

Et il ne pouvait pas se le permettre.

Pas ce soir. Pas avec lui. Pas quand tout était si confus.

« Donc... Qu’est ce que tu fais ici ce soir ? Tu es seul ? »

Son ton était un peu froid. Mais Göran devait serrer les poings pour ne pas se laisser pleinement aller à ses pulsions, et la proximité de Dahud ne l’aidait en rien à garder le contrôle.
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MessageSujet: Re: Blindsided... For the irony, i'd rather know [terminé]   Mer 3 Sep - 22:21

Dahud dû se retenir de gémir alors que le poignet de Göran se refermait sur le sien, tandis qu'il lui susurrait un compliment au creux de l'oreille son corps parfait se rapprochant du sien. C'était plutôt pathétique ce genre de réaction mais il ne pouvait s'en empêcher. L'irlandais le désirait tout simplement trop et le moindre contact lui enflammait les sens. Parfois, l'effet que cet homme avait sur lui lui faisait peur. Après tout, il  venait de sortir d'une relation qui avait duré plusieurs années, aussi malsaine soit elle, et il s'était plongé tête la première dedans sans se soucier de rien. Et cela avait presque failli le tuer. Et voilà qu'il était de nouveau prêt à se lancer dans une relation, ou tout du moins à s'attacher à un autre homme, si tôt après le traumatisme qu'il avait vécu. Tout ça parce que cet homme l'attirait comme un aimant, son magnétisme et la sauvagerie latente, d'une grâce presque animale, de prédateur, que l'on devinait sous ce contrôle de fer qu'il exerçait perpétuellement sur lui même. Dahud rêvait de sentir ses mains parfaites sur ses cuisses, les maintenant écartées, tandis qu'il le prenait sauvagement contre un mur, alors que celui-ci sentait les muscles fluides de son dos sous ses propres mains, les râles de Göran contre son cou couvert de morsures et de marques, ses lèvres presqu'en sang à force de baisers et de mordillement.

Toutes ses images lui passèrent dans la tête alors que la main du suédois venait se poser sur sa pommette, caressant la peau encore légèrement tuméfiée, et faisant rougir Dahud, visiblement sur sa peau de lait. Il ne s'aperçut pas que ses yeux prenaient une couleur différente, s'assombrissant sous l'effet du désir et de la luxure. Déesse, comme il le voulait, comme il le désirait … Il était si près de se laisser aller contre cette paume chaude comme il en mourrait d'envie … mais Göran s'écarta brusquement de lui, comme s'il s'était brûlé et Dahud dû retenir sa déception, la couvrant rapidement avec un sourire. Afin de se ressaisir, il saisit sa Guiness brune, à laquelle un shot de whisky avait été ajouté, et l'avala d'une traite, cul sec, démontrant son sang irlandais et sa dextérité buccale tout de go, sous les acclamations des autres occupants du bar qui saluèrent sa prouesse avec des rires et des hourras. Le jeune homme, taquin et bon public, salua avec une révérence pleine de panache et de grâce avant de lever son verre, entraînant un autre moment de liesse générale avant que le calme, tout relatif, ne revienne. Puis, il se tourna vers Göran, un sourire lumineux sur les lèvres, posant sa main sur son épaule effleurant doucement son cou au passage, avant de laisser sa main descendre sur sa clavicule, puis sur son pectoral, effleurant un téton au passage. Se faisant, il approcha son visage de celui de l'inspecteur, son souffle titillant les lèvres de ce dernier.

-Oh, je m'ennuyais et j'ai donc décidé de venir voir comment ce passait les nuits à Dodskalle maintenant que je peux me montrer en public sans avoir l'air d'une pub ambulante contre la violence domestique. Je suis seul mais je n'ai certainement pas l'intention de rentrer seul. Pour dire les choses crûment, je suis en manque. Il me faut un homme, un vrai.

Dahud n'avait pas pris la peine de baisser la voix, si bien que ces propos ne passèrent pas inaperçu. En fait, sans qu'il n'ai eu besoin de dire quoique ce soit, le barman posait une nouvelle bière devant lui en lui désignant un homme accoudé au bar qui lui sourit et lui envoya un clin d’œil coquin auquel le vagabond répondit en lui envoyant un baiser et en acceptant le verre, buvant la première gorgée de façon bien plus lascive que ne l'exigeait la bienséance. Il en était là de ses minauderies, tournant la tête vers Göran afin de rire avec lui de ce qui venait de se passer quand il sentit deux grandes mains se poser sur ses hanches, tandis qu'un corps chaud et masculin se plaquait contre son dos, le sexe déjà dur se logeant entre ses fesses, avant que l'inconnu de se mette à onduler des hanches, entraînant instinctivement Dahud à faire de même, éveillant le danseur en lui. Puis, les mains le retournèrent avec une facilité déconcertante, le plaquant contre le barre alors que le corps de l'autre se mettait de nouveau contre lui, une jambe entre les siennes et ses mains sur son postérieur, caressantes. L'homme, très beau mais visiblement aviné, se pencha ensuite sur lui, et grogna presque, son excitation encore plus évidente entre les cuisses de Dahud.

-Alors comme ça tu veux un homme ? Et bien ton vœu est exaucé Princesse. Je connais ton genre, je parie que tu aimerai que je te prenne là tout de suite. Et tu aimerai ça même si tu ne me connais pas non ? Comme une véritable petite salope. Si tu veux, on y va tout de suite et je te promet que tu ne regrettera pas le voyage …

Tout en parlant, les caresses de l'homme sur son derrière se firent plus précises, malaxant expertement les deux joues, rondes, douces et fermes, ses doigts s'attardant parfois là où se trouvait son entrée sous le seul tissu rêche de son jean. Dahud avait envie de Göran, de tout son être, mai sil n'était qu'humain, un humain qui avait désespérément envie de sexe, brutal et sans concession, et cet inconnu le lui promettait, de la façon dont il lui parlait, à la manière dont il le traitait, à la fois autoritaire, dominant et possessif, lui assurant un épisode marquant et satisfaisant. Et puis, Göran ne prévoyait certainement pas de satisfaire ses désirs ce soir, même s'il en avait envie. Il avait beaucoup trop de contrôle pour ça. Voyant l'indécision dans ses yeux mais aucune trace de refus total, l'inconnu décida de presser sa chance, et imprima un mouvement de va-et-vient, pressant son envie contre Dahud tout en enfouissant son nez dans les cheveux mousseux de ce dernier.

-Qu'est ce que tu en dis hein ? Je sais que je peux te satisfaire, bien plus que ce type à côté de toi. Après tout, tu ne serais pas dans cet état s'il savait s'occuper de toi correctement. A shame, if you ask me Babe, when you own a pretty little thing like you, with those baby blues and that magnificent ass … begging to be fucked …

Cette fois, ce ne fut pas l'excitation et le stupre qui l'empêcha de parler mais le culot monstrueux de cet homme ainsi que sa confiance en lui pour se permettre d'insulter Göran ainsi. Dahud, bouche bée, posa donc ses mains sur les pectoraux de l'inconnu. Pour le repousser ou pour le toucher ? Là était la question.

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MessageSujet: Re: Blindsided... For the irony, i'd rather know [terminé]   Sam 13 Sep - 23:00

Si Dahud avait dans l’intention de le chauffé, il venait d’atteindre son but. Göran pinça les lèvres, sa peau s’embrassant déjà de cette envie étouffante qui le consumait tout entier. Il faillit d’ailleurs s’étouffer quand l’irlandais vint lui chuchoter combien il était « en manque ». Ah ! Voilà un état d’esprit auquel Goran pouvait aisément compatir... Lui même se tenait en équilibre sur la brèche entre sa raison et son envie primaire, animal. Une envie qui lui chatouillait désagréablement les reins, lui ordonnant d’autant plus de se saisir de cette tentatrice fée irlandaise aux yeux bleus afin de la ravager de ses baises et de ses caresses.

Pfff, qu’il était pathétique. A ce niveau, il serait capable de prendre la première personne qui lui offrirait ses attentions. Peu importait son physique ou son caractère, tout ce qui l’intéressait à cet instant était de pouvoir se soulager. Goran utilisait pour mieux jeter.

Et Dahud ne méritait pas si peu de considération. L’inspecteur l’appréciait bien trop pour ça. Sa mâchoire se crispa légèrement, tandis qu’il se penchait malgré lui dans sa direction, captant l’effluve sucrée, mais indéniablement masculine, qui se dégageait de sa némésis. Oh, et qu’elle était cruelle, cette Némésis ! Un sourire narquois s’esquissant sur son visage, Goran porta le goulot de sa bouteille de bière à ses lèvres au même moment ou l’un des ivrognes décida d’intervenir. Impassible, l’inspecteur le regarda faire son show un instant, l’air détaché mais le regard noir. Le bout de ses doigts blanchirent à force de tenir trop fort sa bière.

Le contrôle.

Ce contrôle qui dictait chaque instants, chaque pas dans la vie de l’inspecteur le frappa brusquement à nouveau, telle un coup de point pris en pleine face. Ce contrôle qui l’empêchait d’empoigner fermement le mec par les cheveux et de cogner son nez contre le rebord du comptoir... Ah le bruit de ses os brisés serait très certainement la plus douce des mélodies à ses oreilles. Néanmoins, toujours aussi imperturbable, il capta du coin de l’oeil le regard de la jeune femme de toute à l’heure, qui lui fit un léger signe du menton en direction de la sortie.

Voilà son ticket de sortie ! Il avait besoin de s’éloigner de Dahud qui, de toute évidence, semblait plus qu’apprécier les avances explicites du connard soul... Goran prit une seconde de plus pour bien mémoriser son visage, il se ferait un plaisir de faire quelques recherches sur ce mec plus tard dans la matinée. Retenant de justesse un grognement, il termina sa boisson, agrippa sa veste et avec un petit hochement de tête vers l’embaumeur de Dodskalle s’empressa de quitter le bar à la suite de la bombe aux boucles brunes.

Cette dernière l’attendait déjà dehors, nonchalamment adossé contre le mur, les bras croisés sur sa poitrine. Elle leva ses grands yeux verts dans sa direction mais Goran ne lui  laissa pas le temps d’ouvrir la bouche qu’il l’embrassa brusquement, collant son corps contre le sien, la plaquant contre le mur sans ménagement. Ses pulsions hurlèrent à la victoire quand elle se hissa, passant ses longues jambes autour de sa taille et retournant son baiser avec autant de force et d’envie. Les mains de l’inspecteur glissaient déjà le long de son corps gracile, suivant le creux d’une courbe et l’arrondi d’un sein. Oui, l’envie était présente, insistante, dévorante.

Il venait de succomber à l’appel de la chair. Il venait de gagner, une nouvelle fois.

Passant une main dans les boucles soyeuses de la jeune femme, Goran grogna, frustré, indécis. Son esprit ne pouvait s’empêcher de remplacer ces courbes toutes rondes et féminines par ceux plus durs et musclés d’un homme. Ses doigts glissaient plus entre des mèches longues, mais entre celles courtes et soyeuses d’un irlandais enchanteur aux yeux d’un bleu surnaturel. Se forçant à se focaliser entièrement sur ce corps pliant et suppliant qu’il tenait entre ses mains, le suédois jura après quelques minutes... Il recula brusquement dans l’air froid de Dodskalle, les lèvres rouges et gonflées, la respiration rapide et saccadée.

Putain ! Il n’avait qu’une seule personne en tête.

Il ne désirait qu’une seule personne ce soir. Dahud était partout, dans son esprit, dans sa chair, sous sa peau. Hébétée, la femme cligna des yeux, lui demandant ce qui n’allait pas, mais Goran ne prit pas la peine de lui répondre qu’il pénétrait à nouveau dans le bar. Il en fit rapidement le tour, cherchant une silhouette bien particulière... Qu’il trouva finalement près du bar.

Le regard sombre d’un désir effrayant, Goran fendit la pièce tel un prédateur traquant sa proie. Une proie qu’il saisit sans ménagement, possessif et avec autorité par le bras, ignorant complètement le mec avec qui il était en train de parlé...

« Viens avec moi. »

Ce n’était pas une question. Juste un ordre à peine murmurer. Il l’emmena en direction des toilettes, s’assura qu’il n’y avait personne avant de verrouiller la porte pour y pousser Dahud, l’emprisonnant entre lui et la mince paroi en bois. Goran prit quelques longues secondes pour le dévisager, appréciant un instant les traits graciles, la courbe tentatrice de sa chute de rein ou les traits fins mais virils de sa mâchoire. Il se pencha un peu plus, ses lèvres frôlant les siennes... Joueur. Charmeur. Un frôlement jouissif et tentateur.

« Montre moi comment je t’ai manqué. »

Etait-ce un défi ? Naturellement.
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MessageSujet: Re: Blindsided... For the irony, i'd rather know [terminé]   Ven 31 Oct - 1:20

Le jeune homme était encore en train de se demander ce qu'il devait faire quand Göran se leva et quitta subitement le bar, avec un regard plus qu'équivoque à l'intention de la femme que Dahud lui avait empêcher de rejoindre un peu plus tôt. La déception qui l'envahit en voyant cela était intense et complètement sincère mais que pouvait-il faire ? Il ne pouvait pas obligé l'inspecteur à faire quoique ce soit, même s'il avait envie de lui de tout son être et qu'il savait, qu'il était absolument sûr, que cette attirance entre eux était réciproque. Après tout, il n'avait pas imaginer tous ces regards langoureux qui glissait sur lui, le déshabillant avec convoitise n'est-ce pas ? Même Dahud n'avait pas assez d'imagination pour inventer un regard métallique aussi envoûtant et brûlant que celui de Göran Falk. Il était tellement facile pour l'irlandais de s'imaginer entre ses bras puissants, ses jambes enroulées autour de cette taille étroite, mais ce ne serait pas ce soir apparemment. N'étant pas du genre à se laisser abattre, il avait après tout subit et essuyé bien plus d'épreuves qu'on ne saurait se l'imaginer, Dahud reporta son attention sur l'inconnu qui avait prit la liberté de lui picorer le cou tandis que son attention était ailleurs. Pourquoi ne pas céder à ses avances ? Même s'il était plus soûl que la vieille O'Reilly un soir de pleine lune, il était plutôt pas mal dans son genre et franchement ? Le brun était tellement en manque qu'il aurait été prêt à accepter bien pire. Il avait juste besoin de s'oublier quelques instants et cela faisait six mois qu'il avait été sage ! Bien plus si on prenait en compte le fait que ses derniers rapports n'avaient pas été des plus tendres, pour ne pas dire pas du tout, et un être aussi sensuel que lui avait besoin de sexe et du contact d'un corps sur le sien, autour de lui et en lui. Lorsque son soupirant d'un soir tenta de nouveau de l'embrasser, il ne résista pas cette fois. Il en avait envie, et il avait bien l'intention d'obtenir ce qu'il voulait de tout ceci.

Il était en pleine séance intensive de pelotage, en train d'acquérir un magnifique suçon, quand il fut brusquement arraché des bras de l'inconnu et avant qu'il ne puisse réagir, il se retrouva dans les toilettes, plaqué contre la porte, avec un Göran en face de lui, si près qu'il en paraissait encore plus grand, obligeant Dahud à lever la tête au maximum pour pouvoir le voir. Le jeune homme était confus. Qu'est ce que Göran pouvait bien vouloir de lui ? Il avait clairement préféré les charmes féminins aux siens puisqu'il était partit sans crier gare. Alors pourquoi était-il ici, en face de lui, ses yeux brûlants d'un feu sensuel qui lui mettait les sens en émoi. La pièce se remplit doucement d'une tension pour l'instant toujours latente mais qui menaçait d'exploser à tout instant alors que l'inspecteur lui adressait la parole. L'atmosphère s'alourdit encore plus tandis qu'il se penchait sur lui, caressant doucement ses lèvres des siennes et parlant de sa voix grave et langoureuse.

Dahud faillit en perdre l'usage de ses jambes. Le jeu venait de changer de tout au tour et il le ressentit distinctement. Cette fois, il ne s'agissait plus de flirter, de jouer, d'échanger des œillades enflammées et des caresses légères et lancinantes. Oh non. Cette fois, le défi était clair et Dahud n'était pas le genre à tourner le dos à un challenge. Surtout quand le jeu en valait la chandelle. Et ce soir, il en valait bien plus que ça. Un sourire lascif se dessina lentement sur les lèvres purpurines tandis que ses mains se posaient à plat sur les pectoraux saillant de l'inspecteur, se retenant de gémir en sentant la fermeté sous ses doigts.

-Oh, si tu savais comme tu m'as manqué … Tellement qu'il m'arrive de penser à toi … et moi … faisant des choses … Tu veux que je te montre ?

Tout en parlant, une de ses mains était allée se réfugier dans le cou de l'autre alors que l'autre descendait lentement le long du torse, allant jusqu'à passer sous l'habit afin de goûter à la peau chaude et soyeuse sous ses doigts.

-D'abord, nous sommes tous les deux comme maintenant, l'un contre l'autre, et ma main te caresse … exactement comme ça … Jusqu'à ce que j'arrive là où je veux …

Sa main était à présent sur l'entrejambe de Göran, sentant l'intérêt plus qu'évident de celui-ci. Son sexe était déjà dur sous le tissu rêche du jean et si clairement visible, qu'il était évident qu'aucun autre vêtement ne les séparait. Dahud se mit à malaxer doucement la chair à travers le jean tout en se mordillant les lèvres, se sentant saliver.

-Hum … je peux te sentir sous mes doigts … exactement comme dans ma tête. Je suis sur que tu es délicieux. Quand j'arrive à ce moment, je suce mes doigts ou un jouet mais ce n'est pas ce que je veux … oh non. Rien ne peut être comparable à ça.

Il jouait toujours avec Göran, alternant caresses appuyées et caresses plus légères que l'effleurement d'un pétale. Déesse comme il en avait envie. Cela faisait si longtemps et il n'en pouvait plus ! Sans parler du fait qu'il désirait cet homme depuis la première fois qu'il l'avait vu, à moitié délirant à cause des anti-douleurs, de la fatigue et du jet lag après avoir enchaîné deux vols à la suite. Il avait l'occasion inespérée de l'avoir enfin à lui et il n'allait pas attendre plus longtemps. Sans un mot de plus, Dahud se mit à genoux dans un mouvement plein de grâce alors que ses mains s'affairaient sur la ceinture de Göran, jusqu'à ce que le membre de ce dernier apparaisse enfin au grand jour, fièrement dressé et gonflé. Sa simple vue suffit à annihiler le peu de contrôle que détenait encore Dahud et après quelques caresses supplémentaires, il le prit en bouche en un seul mouvement, jusqu'à le prendre tout entier. Un long gémissement lui échappant, il leva ses yeux d'un bleu rendu encore plus lumineux par le désir, sa bouche carmine distendue, obscène et décadente, autour du sexe de l'inspecteur. Bientôt il joua de la langue, des dents, de la main, déployant tout son savoir faire plus que conséquent. Lui même ne pouvait retenir les gémissements qui lui échappait, prenant visiblement un grand plaisir à ce qu'il faisait. Il alternait les coups de langues et les prises en bouches, s'attardant sur le gland parfois, se caressant par dessus son jean. Au bout d'un long moment où seuls les bruits lascifs qu'ils faisaient venait troubler le silence, Dahud se détacha de son adoration intense, laissant sa main prendre le relais.

-Tu vois, c'est comme ça que tu m'as manqué. Now, will you fuck me or do i have to ask that guy at the bar?
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MessageSujet: Re: Blindsided... For the irony, i'd rather know [terminé]   Sam 29 Nov - 0:41

Sale allumeur !

La chaleur qui s’était accumulée dans ses reins se déversa dans ses veines, parcourant son corps, le faisant se courber sous les caresses et les lèvres moqueuses -tentatrices- de Dahud. Le souffle court, Göran grinça une seconde, ses doigts se crispant contre le mur des toilettes d’un bar paumé au milieu d’une ville de cinglés. La sensation familière, et jouissive, de sentir un corps contre le sien, des mains sur sa peau, un souffle brûlant contre sa virilité manqua de le faire chavirer.

Il était certes habitué aux jouissances de la chair, un vague soulagement, une manière d’évacuer la tension, de se vider... C’était plaisant, mais rarement satisfaisant. Du moins à son gout. Le contrôle qu’il exerçait en permanence sur ses pulsions ne demandaient qu’à céder sous les assauts toujours plus sensuelles et appuyées de Dahud. De cet homme qu’il avait désiré dès la première seconde...

De cet homme de qui il était totalement à la merci en cet instant.

Le jeune homme aurait pu lui demander n’importe quoi, Goran se serait bêtement exécuté, pris au piège dans les brumes du plaisir. Fermant les paupières, pinçant les lèvres, il renversa instinctement la tête en arrière, ses longs doigts glissant entre les mèches soyeuses de son partenaire, l’incitant d’une légère pression à accélérer le rythme, à toujours aller plus loin.

Et, putain, Dahud ne semblait posséder aucune barrière. Et sa voix langoureuse ne l’aidait en rien à se retenir. Alors qu’il se sentait atteindre le point de non retour, il baissa doucement les yeux et son cœur rata un battement effréné. Dahud était l’image parfaite de la luxure, ses lèvres rouges et gonflées fermement autour de son désir, son teint pâle et ses grands yeux bleus.

Il en était presque indécent dans ce décor sinistre.

Un sourire narquois lui échappa, alors que son compagnon se relevait, chuchotant tout contre son oreille.

« C’est suffisant pour moi,
répondit-il dans un souffle, amusé malgré tout. »

D’un geste ferme, il se saisit du poignet de Dahud qui continuait ses mouvements lascifs, avant de le plaquer à nouveau fermement contre la porte, le hissant contre lui, l’obligeant à placer ses jambes autour de sa taille.

« My turn, don’t you think ? »

Soulevant son t-shirt, les lèvres et la langue de Goran s’attaquèrent à la peau de Dahud, laissant ici et là suçons et morsures, goutant, léchant, se repaîtrant de sa chair, de son odeur, tel un affamé perdu dans le désert. Sa peau était parfait sous ses mains, chaude, brûlante même, blanche...

Il se figea brusquement. Juste une demi seconde.

Du bout des doigts il retraça songeur, presque avec révérence, les traces et les marques plaqués au fer rouge. Il ignorait pourquoi Dahud était dans un tel état, et cela ne devrait pas le perturber habituellement. Goran était de ceux qui prenait et qui donnait peu. Pourtant... Il fronça les sourcils, et leva les yeux, plongeant son regard dans celui de son partenaire avant de s’emparer de sa bouche, la dévorant avec fièvre et envie.

Il ne poserait pas de question. Du moins pas ce soir. Ou peut-être jamais...  L’inspecteur n’aimait coucher deux fois avec la même personne, cela revenait à s’attacher à la personne. Et il n’était pas doué pour l’affection, et ceux sous n’importe quelle forme que ce soit.

Dahud l’attirait énormément, que cela soit physiquement ou intellectuellement. Peut-être qu’une fois que cette tension sexuelle disparue entre eux... peut-être pourraient-ils alors devenir potes. Un ricanement silencieux le saisit à cette pensée... Dieu que sa vie sociale frôlait le zéro absolu. Grommelant, il saisit entre ses dents l’un des tétons qui le narguait ouvertement, le suçotant, pliant son partenaire à son bon vouloir. Ses mains glissèrent le long de son corps, suivant les courbes de ses hanches, les creux des muscles de ses cuisses, jusqu’à l’arrondie parfaite de ses fesses qu’il pressa fermement l’une contre l’autre.

Sa bouche migra à sa gorge, s’attardant à l’angle ou se joignant le cou et la mâchoire, laissant là une marque de son passage, alors que ses mains s’acharnaient désormais à déboucler la ceinture et le jean de l’irlandais. Ne pouvant plus se retenir, Goran le plaqua un peu plus fortement -peut-être un peu trop violemment- contre la paroi, ses hanches bougeant d’avant en arrière, frottant ainsi leur deux virilités l’une contre l’autre.

« I’m gonna fuck you, so, so hard, chuchota t-il contre sa joue, ses doigts frôlant le désir déjà érigé de Dahud. »

Leurs lèvres se joignirent avec force, besoin, tout deux s’accrochant l’un à l’autre, bougeant tout deux à l’unisson... avant que quelqu’un tambourine comme un forcené contre la porte.

« PUTAIN ! VOUS AVEZ PAS FINI LA DEDANS ?! Je défonce la porte si vous ouvre pas dans deux minutes ! D’autres personnes attendent ! »

Fuck, fuck, fuck !


L’agacement saisit Goran qui grinça furieusement, fusillant la porte d’un regard meurtrier.

« Je vais le buter... Sérieusement, je vais le buter, cracha t-il d’une voix basse avant qu’il ne sente les doigts de Dahud dans ses cheveux, l’obligeant à tourner la tête vers lui. »

Leurs yeux s’accrochèrent et pendant un instant Goran se perdit dans le bleu de ce regard... Ce n’était définitivement pas humain ce genre de regard ! Le sourire coquin que lui offrit Dahud, érigea encore un peu plus sa virilité si cela était possible.

Ce mec le rendait maboul. Il ne voyait pas d’autres termes.

« Ou alors on peut aller chez toi, proposa t-il avec ses lèvres indécente, hypnotisantes. »

Goran arqua un sourcil, sceptique. Il ne bougea pas quand son partenaire se pencha un peu plus chuchotant.

« Toutes ces choses que je peux faire dans un lit... J’y suis bien plus souple, pliable... »


Et pour souligner ses paroles, il donna un coup de rein qui acheva de convaincre Goran qui gémit bruyamment.

Il n’avait suffit que d’un quart d’heure pour quitter le bar et faire le chemin jusqu’à l’appart de l’inspecteur... Celui ci ne s’embêta pas avec une visite, il attira Dahud directement dans sa chambre, le poussa dans son lit alors qu’il se dépêchait d’oter sa chemise avant de le rejoindre. Il souleva d’un geste autoritaire une jambe de Dahud, la plaçant contre sa hanche, s’insérant entre ses cuisses.

« J'espère que tu seras à la mesure de tes promesses, babe. »

Et d’un mouvement, il inversa leur position, plaçant Dahud a cheval sur son bassin, un sourire tentateur, joueur sur le visage.
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