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 camilla ► you’re a victim of your own mind.

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MessageSujet: camilla ► you’re a victim of your own mind.   Sam 23 Aoû - 13:28



camilla inez sjöberg
❝ ft. kristen stewart ❞

   

   ϟ PERSONAL ID ϟ
   
Nom : Sjöberg. ✞ Prénoms : Camilla, Inez. ✞ Date de naissance & âge : 18 août 1989, 22 ans. ✞ Lieu de naissance & nationalité : Stockholm, Suédoise. ✞ Arrivée en ville : il y a huit mois. ✞ Occupation : serveuse dans un restaurant durant la semaine et serveuse dans un bar durant les week-ends. ✞ Orientation Sexuelle : hétérosexuelle. ✞ Situation matrimoniale : célibataire. ✞ Groupe : landat.


   


   
   

   ϟ DEATH IS IN THE AIR ϟ
   

   
   
✞ Votre rêve : Encore nouvelle en ville, Camilla n’a pas encore fait ce rêve et d’ailleurs, elle ignore encore tout de cette histoire. Bien évidemment, elle a entendue quelques rumeurs mais n’y prête aucune espèce d’importance ; tant qu’elle ne l’a pas fait elle-même et tant qu’elle n’est pas certaine que c’est réel, la demoiselle ne s’en préoccupe absolument pas. Après tout, elle se dit qu’il n’est pas rare que les gens racontent tout et n’importe quoi et elle en entend toujours de belles dans le restaurant où elle travaille ainsi que dans le bar où les clients ivres n’arrêtent pas de faire des remarques à ce propos. Mais qui irait croire des personnes ivres ? Certainement pas Camilla.

   ✞ Dödskalle : Bien qu’à ses yeux une ville est une ville, Camilla se sent étrangement bien ici parce qu’elle sait très bien qu’elle ne croisera aucune personne qui fait partie de son passé au coin d’une rue. Cela n’empêche pas qu’elle angoisse de temps en temps, mais les craintes s’effacent lorsqu’elle réalise qu’elle est bien loin de sa ville natale. Le coin lui semble tranquille, bien que toujours un peu étrange… Mais dans le fond, n’est-ce pas ce qui fait son charme ? C’est en tout cas ce que la jeune femme se répète sans cesse. Venir à Dödskalle n’a pas été un choix mûrement réfléchi, mais bien une décision prise sur un coup de tête ; comme si son inconscient voulait à tout prix qu’elle se rende dans un endroit où les problèmes lui sembleraient moins importants et les souvenirs moins douloureux. Si elle n’est plus à Stockholm, c’est bien pour échapper à un passé plus que douloureux.

   ✞ Traits de caractère : Celle que l’on décrit souvent comme une poupée fragile n’a pas un caractère aussi facile et évident que cela. Bien que sympathique et plus que généreuse envers les personnes qu’elle connaît ou ne connaît pas, d’ailleurs, elle n’en reste pas moins une jeune femme assez méfiante qui ne se confie pas aussi facilement que cela. Sa confiance, elle ne l’accorde pas dès les premières minutes et ne se fie jamais aux apparences que dégagent les gens ; elle creuse, elle cherche à comprendre, elle devine les intentions et chasse rapidement ceux qui pourraient être nocifs à sa nouvelle vie. Camilla n’est pas méchante, c’est même tout le contraire, mais elle peut paraître étrange puisqu’elle change très souvent de comportement en seulement quelques minutes ; ses émotions la gagnent et elle se retrouve partagée entre tous, incapable de se remettre les idées en place, elle alterne alors les moments où elle sourit et ceux où elle voudrait que la terre entière soit décimée. Discrète et réservée, elle n’est pas de ces jeunes femmes qui attirent l’attention des gens, y comprit les nombreux regards des hommes, au contraire, la brune les évite autant que possible, bien que ne soit pas toujours très concluant. Elle craint les hommes autant qu’elle se sent attirée par eux. Une contradiction qui pourrait lui être fatale si elle ne fait pas plus attention, mais on ne se refait pas et elle non plus… Habituée à vivre en compagnie de personnes qui la traitent mal, les mauvais garçons l’attirent ; mais les êtres fragiles bien plus encore. Elle se lie facilement à ceux qui, comme elle, ont connus des moments difficiles et s’en sortent à peine. Bien que mature dans son attitude, Camilla n’en reste pas moins une personne influençable. Pour le peu qu’on lui promette un peu d’amour et d’affection, elle est prête à suivre le premier venu, ignorant alors tous les signaux qui lui feraient comprendre qu’elle fait fausse route. Son caractère passionné la pousse d’ailleurs souvent à faire les mauvais choix et autant dire qu’elle s’en mord les doigts la plupart du temps.

   



   

   ϟ MEET THE PLAYER ϟ
   
Pseudo : SPF. —  Âge : 23 ans. — Code du règlement : OK by Noah — Déjà un compte dans le coin ? : nope. — Où avez-vous connu le forum ? : par la parfaite coccy. — Un commentaire ? :  coeur .
   

   

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MessageSujet: Re: camilla ► you’re a victim of your own mind.   Sam 23 Aoû - 13:28



   
life is just a game
❝ we're gonna make history ❞


   Le cœur au bord des lèvres, je passe une main nerveuse dans mes cheveux en bataille, incapable de réfléchir plus de trois secondes à la suite. Je suis dans une salle d’attente pour consulter un putain de psychiatre. Comme si j’avais vraiment besoin de dire tout ce que je ressens à un type qui s’en cogne comme de sa première partie de jambes en l’air. Je n’ai pas envie qu’il sache tout ce que je cache, je n’ai pas envie qu’il fouille dans mon esprit et qu’il découvre les noirceurs de mon âme. Putain, je voudrais tellement être ailleurs, être loin de tout cela, être plutôt morte que vivante, mais non, il faut encore que je sois là et le cauchemar recommence, comme avant. (…) Une silhouette se dessine dans l’encadrement de la porte. Je lève la tête et mes prunelles rencontrent celles du psychiatre. Je ne sais pas quel âge il a, mais je lui donne une petite quarantaine. Il m’adresse un sourire et me demande de le suivre. Je me lève, mes jambes tremblent, j’ai envie de prendre l’autre porte et disparaître en courant, mais non, j’avance et je le suis, docile.
J’entre dans le bureau ; un espace assez grand et plutôt agréable, presque chaleureux. Il y a des tableaux aux murs, je pose mon regard sur ces derniers mais je sens les yeux du psychiatre qui me scrutent et cela me met mal à l’aise. Le Dr Lindgren me paraît sympathique, mais je crains que ce ne soit que des apparences. « Installez-vous, Camilla. » me dit-il doucement et seulement maintenant, je remarque des fauteuils. Je m’avance vers l’un deux et m’assoit sans dire un mot. Que pourrais-je dire ? Qu’on me force à être ici ? Qu’on me pense encore plus folle qu’avant ? Je suppose qu’il le sait déjà, qu’on lui a fait un inventaire de mon passé et qu’il a un dossier déjà bien remplit sur mon cas. Je ne suis qu’une patiente de plus. Une désespérée de plus. Une perdue qui pousse les portes de son cabinet. Il s’installe en face de moi, un carnet sur sa cuisse. Mon malaise s’accroît un peu plus. J’avale ma salive, mais ma gorge est sèche. J’ai la trouille. Je n’aime pas parler de moi, mais je n’ai jamais le choix. Ils ne me laissent jamais le choix. Ils décident tous à ma place. Je ne suis qu’une poupée entre leurs mains Une poupée qu’on brise comme on le souhaite.

« Et si vous me parliez de vous, vous voulez bien ? » me demande-t-il en cherchant mon regard. Je ne le croise qu’une demi-seconde, mais cela est suffisant. J’ai envie de dire non. Non, je ne veux pas. Non je n’ai pas envie qu’on parle de moi. Laisse-moi tranquille. Laisse-moi disparaître de ce bureau. Mais je sais que je ne peux pas. Mon père veut… Non, mon père exige que je suive cette thérapie. Sans quoi, il me ferait reprendre la route de Stockholm sans perdre une minute pour m’avoir toujours à ses côtés, pour me surveiller, comme il aime si bien le faire. C’est une chose que je ne supporterais pas. Pas encore. « Je ne sais pas quoi dire. » mes épaules s’affaissent, comme si je portais les malheurs du monde sur mes épaules et qu’elles étaient à présent trop lourdes. « Commencez par votre enfance. » Mon enfance ? Je ne vois pas en quoi elle est intéressante. Mais puisqu’il me le demande, et au moins, cela prouve que je fais des efforts, non ? Ouais. « Et bien, je suis née à Stockholm dans une famille à l’apparence normale mais complètement dérangée en réalité. Une mère complètement folle, jalouse et possessive qui ne cessait jamais de croire que son mari la trompait et un père infidèle qui disait tout le temps à ma mère de partir si elle n’était pas heureuse avec lui. » Je hausse de nouveau les épaules, je visualise et entend encore distinctement les disputes de mes parents. « Mais elle ne partait jamais. Mon père est riche, très riche, et elle était bien trop intéressée par sa fortune. Alors elle passait son temps à me faire des reproches et à me dire que j’étais la fille d’un égoïste et que je ne valais pas mieux que lui parce que je ne prenais jamais sa défense et que c’était probablement de ma faute si il allait voir ailleurs puisque j’avais déformé son corps pendant sa grossesse » Un sourire ironique étire mes lèvres lorsque je repense à ces paroles. Ma mère est si stupide, en réalité… « Mon père ne disait pas grand-chose, il me disait que je ne devais pas l’écouter, que ma mère avait perdue la tête. » Tu parles… Il s’en fichait royalement lui aussi ! Je n’étais rien pour eux et même encore aujourd’hui, il prend soin de moi juste parce que c’est un homme riche et qu’il doit bien se faire voir pour son image. Le reste importe peu. « Comment viviez-vous ces situations ? » Je prends le temps de réfléchir et me replonge dans cette période de ma vie qui me semble bien lointaine. « Pas très bien. Je n’étais pas heureuse avec mes parents. Ils ne s’occupaient pas réellement de moi et je me trouvais souvent toute seule, livrée à moi-même. Rien ne m’intéressait, je me sentais pas à ma place. J’avais tout le temps envie de disparaître. Les seuls moments où je me sentais bien c’était quand je me trouvais à l’école parce que j’étais loin de mes parents, mais même là-bas, je n’étais pas l’amie des autres. J’étais seule. Incroyablement seule. » La pauvre petite gamine riche qui n’avait pas d’amis et qui n’avait aucune importante aux yeux de ses parents, cela pourrait faire cliché si ce n’était pas aussi triste. « Vous n’arriviez pas à vous intégrer ? » Je ferme les yeux, ce n’est pas facile, je n’aime pas me livrer. « Non, je n’y arrivais pas. Les autres n’avaient sans doute pas envie que j’aille vers eux. Je faisais avec. »

Il fait une pause, je le vois prendre des notes mais je ne peux pas lire ce qu’il écrit. C’est quelque chose de stressant cette manière de faire, mais je ne dis rien. Je regarde encore autour de moi jusqu’à ce qu’il reprenne la parole. « Et au collège ? Comment cela se passait ? » Je me demande pourquoi il me pose toutes ces questions alors qu’il le sait très bien, mais soit… « Pas très bien, comme vous vous en doutez. J’étais toujours la gamine seule qui n’arrivait pas à se faire des amis ; je me sentais trop fragile parmi toutes ces personnes. Ils en profitaient. J’étais un peu le souffre douleur des autres. Mais je ne disais rien à mes parents ni aux personnels éducatifs. Je crois que je m’en foutais de ce qui pouvait m’arriver. » Je le dis sans la moindre émotion dans la voix, je le pense encore à l’heure actuelle. Tout me parait secondaire, même la vie. « Vraiment ? Pourquoi ? » J’ai envie qu’il ferme sa gueule avec ces questions. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? En quoi est-ce si important ?! Je soupir. « Parce que je sentais que je n’allais pas survivre très longtemps à tout cela. Je le sentais au plus profond de moi. Je voulais mourir. J’en avais envie. C’était ma destinée. Mais ils m’en ont empêché ! » Sans que je ne m’en rende compte, je hausse un peu le ton, l’énervement lié à cette période refait surface. « Qui vous en as empêché ? » Je me penche en arrière sur le fauteuil et pince mes lèvres entre elles. « Mes parents. J’ai fais une tentative de suicide à l’âge de quinze ans. Des belles entailles au niveau des poignets, je sentais la vie qui s’en allait et j’étais heureuse, enfin ! Je me sentais libre, mais ils sont arrivés et ils ont prévenu les secours. Ils étaient là, tous autour de moi et voulaient que je réponde à des questions, ils voulaient que je m’en tire, que je sois forte, ils me disaient tout irait bien… Mais ils étaient qui pour prétendre de telles conneries ?! Ils étaient qui pour me dire ça ? Ils connaissaient ma vie peut-être ? » Cette fois-ci, j’ancre mon regard dans le sien, comme si je voulais lui passer un message ; qu’il ne prétende jamais que ses conseils valent mieux que les miens. Je sais ce qui est bon pour moi ou pas. « Continuez. » Il analyse mes mots, mon comportement, mes émotions, je le sais, mais je m’en fiche. Autant que je vide mon sac maintenant, rapidement. « J’ai été conduite à l’hôpital et ils m’ont sauvé, putain… J’étais encore là, complètement vivante et mes parents me lançaient des regards de reproches ! Les médecins ont dis que j’étais en pleine dépression et qu’il fallait me surveiller de près… Mon père m’a foutue en clinique psychiatrique. » Un rire glisse de mes lèvres. Un rire sans joie. « J’avais besoin qu’on m’aime, pas qu’on me fiche chez les dingues ! Mais il ne l’avait pas comprit. »

Je passe une main dans mes cheveux. Je reprends mon souffle. Tous ces souvenirs me rendent nerveuse. Je n’aime pas cela. Vraiment. « J’ai été obligée de suivre une thérapie individuelle et une thérapie de groupe avec d’autres personnes qui avaient eu envie de se foutre en l’air. Je n’étais pas la plus jeune, ça m’avait surprit, mais pas franchement réconforté. » Je me souviens de la jeune Kerstin qui semblait complètement perdue et morte de trouille. Elle me faisait mal au cœur. Elle ne parlait pas beaucoup, en plus… « C’est pendant la thérapie de groupe que j’ai rencontré Niklas. » Je baisse la tête, mon cœur se serre douloureusement. Niklas. « Il avait trois ans de plus que moi et je ne sais pas vraiment pourquoi il était là-bas. Lui aussi avait voulu se foutre en l’air, mais il n’en donnait pas la raison. Il disait tout le temps que la vie était une vraie salope et qu’il voulait la tuer avant qu’elle ne l’achève. Sa façon de dire les choses me faisait sourire, il se fichait bien d’être vulgaire et grossier, il disait tout ce qui lui passait par la tête… Après tout, c’est ce que les psychologues voulaient. Il ne prenait jamais de médicaments, il se bagarrait souvent avec le personnel médical parce qu’il supportait mal l’enfermement. » Au moins autant que moi. On le vivait mal. Être dans cette clinique nous rendait un peu plus fou tous les jours. « On s’est bien trouvé tous les deux. Même si on départ on ne parlait pas beaucoup, on s’est rapproché. On n’avait pas besoin des mots, quelques regards et on se comprenait comme si on se connaissait depuis toujours. Je crois que j’en suis tombé amoureuse dès l’instant où je l’ai vu… Mais on était que des amis, du moins, c’est ainsi qu’on voyait les choses. Même si souvent, on allait plus loin. » Je lance un nouveau regard au Dr Lindgren. Il est attentif et prend toujours des notes. Je ne sais pas ce qu’il pense et dans le fond, je m’en fiche. « J’ai eu ma première expérience avec lui. Ça n’avait pas grand-chose avec les trucs romantiques qu’on voit à la télévision, mais ça me convenait. Je l’aimais. J’étais bien. Grâce à lui, j’avais repris goût à la vie. Je me sentais vivante et heureuse… Il a quitté la clinique à dix-neuf ans, j’en avais seize. Il m’avait fait la promesse qu’il serait là à ma sortie, que je devais lui écrire et qu’il en ferait autant. Je ne le croyais pas au début, mais un matin, j’ai reçu une lettre et j’ai compris qu’il ne me laisserait pas tomber. » J’avais toute confiance en Niklas. Il était mon souffle de vie, mon porte bonheur, mon amour, ma joie, mon rayon de soleil. C’était mon tout. « J’ai quittée la clinique l’année suivante et Niklas était là. Il m’attendait à la sortie. Je ne suis pas rentrée avec mon père, je suis partie avec lui. Je ne voulais que lui. Niklas était devenu tout pour moi et il me le rendait bien. Il semblait tellement amoureux, tellement attentionné. Il avait un petit appartement, mais c’était suffisant pour nous. Je nous voyais déjà bien ensemble, comme dans un conte de fées à deux balles. Je pensais qu’après avoir connu toutes les emmerdes du monde, on allait avoir notre part de bonheur, mais je me faisais trop d’illusions, encore une fois… »

« Vous souhaitez faire une pause ? » Je lève les yeux vers le Dr, je ne m’étais pas rendu compte que je ne parlais plus depuis un moment, trop perdue dans mes souvenirs. Je secoue la tête. J’ai besoin qu’on en finisse. « Non, ça ira… » Je prends une grande inspiration et je poursuis. « Niklas se montrait violent. Au début, ce n’était presque rien et pas souvent. Une gifle et il se confondait en excuses. Il disait sans cesse qu’il était désolé, et moi je le croyais. J’avais le pardon facile. Mais il n’arrêtait jamais. Jamais. Il n’y avait pas que des gifles, au fil des mois, il mettait des coups de poings et des coups de pieds… Il prenait aussi des objets parfois pour me frapper. Il m’envoyait dans les murs, me poussait dans les escaliers… » Quelques larmes m’échappent, je les efface et reprend. « Mais je l’aimais tellement que je ne disais quasiment rien. Il n’avait qu’à redevenir doux et tendre pour que j’oublie tout. Je le laissais faire. Je ne disais rien, c’est comme si j’étais d’accord avec ce qu’il me faisait. Il se montrait brutal et moi, je restais là comme une pauvre conne qui croyait encore que tout irait mieux le lendemain. Mais ça n’allait jamais mieux. Je finissais parfois à l’hôpital, j’en garde de nombreuses cicatrices. Mais je trouvais toujours des excuses. Personne n’a jamais su ce qu’il me faisait. Personne. » Nouvelle pause dans mon récit, j’ai la gorge nouée, j’ai envie de fondre en larmes comme une petite fille. Mais non. Je ne peux pas. « Ça a duré quatre ans. »

Quatre longues années durant lesquelles je n’ai été qu’une poupée entre les mains de l’homme que j’aimais et en qui j’avais toute confiance. Mais il se fichait bien de ce qu’il me faisait. Je crois qu’à force, il n’avait plus conscience de ses gestes. « Comment ça s’est terminé ? » me demande-t-il, toujours aussi calme. « Un soir, j’étais à bout de nerfs et je lui ai dis que j’allais me tirer. J’en avais marre. Je n’en pouvais vraiment plus. Il m’a dit que si je fichais le camp, il allait se foutre en l’air et cette fois-ci, il ne se louperait pas. Je ne l’ai pas cru. Je me suis dis qu’il me faisait du chantage au suicide. » Je mords violemment ma lèvre, je retiens encore des larmes de souffrance et de désespoir. « Mais il l’a fait. Il s’est tué. » Et c’est entièrement de ma faute.

« Ce n’était pas de votre faute, Camilla. » me dit-il comme si il pouvait lire dans mes pensées. Je ferme les yeux, j’ai envie de hurler. « Si, c’était de ma faute… J’aurai du le sauver comme il m’avait sauvée quelques années plus tôt. Je n’ai pas su le rendre meilleur. » C’est là mon plus grand drame. Je n’ai rien fais pour lui alors qu’il avait tout fait pour moi. « Et maintenant, regardez où j’en suis… Je me suis réfugiée dans une petite ville et mon père me force à suivre une thérapie parce que j’ai fais une seconde tentative de suicide… Il y a eu du progrès, il aurait pu me remettre chez les dingues. » J’esquisse un sourire qui n’atteint pas mes yeux. Les plaisanteries ne sont vraiment pas mon fort, mais je fais avec. Je m’en fiche. « Et comment vous sentez-vous ici ? » Je regarde vers la fenêtre, j’ai brusquement froid. « Je me sens bien ici. Je suis loin de ma famille et de mes souvenirs. Mais parfois, je me sens comme un poisson hors de l’eau. Je ne sais toujours pas où est ma place. » Ma franchise me surprend  brusquement. Je n’avais jamais autant dit de choses à quelqu’un, mais maintenant, c’est chose faite. « Et bien, si vous le voulez bien, je vais vous aider à trouver votre place. » Je n’ai pas le choix, ai-je envie de répondre, mais je hoche simplement la tête. La séance est terminée.

Je referme ma veste et glisse les mains dans mes poches. Je quitte le bureau du Dr Lindgren et me retrouve dans les rues de cette petite ville qui est à présent mon « chez moi ». J’ai une nouvelle séance la semaine prochaine ; une séance par semaine, c’est le deal à respecter. Et si cela peut me faire du bien, pourquoi pas ? Même si très franchement, j’en doute encore.



   


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MessageSujet: Re: camilla ► you’re a victim of your own mind.   Sam 23 Aoû - 13:41

run run run 

Te revoilààààààà !! Bienvenue parmi nous donc, et bon courage pour la rédaction de ta fiche !!  hug2 Si tu as la moindre question surtout n'hésite pas à venir nous embêter, on aime bien ça  poke 

En tout cas, j'ai hâte de lire tout ça !!!  pumpitup Encore bon courage et bienvenuuue  dance 

 bigcoeur bigcoeur

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Son rêve: Il ne l'a pas encore fait, il est en ville depuis trois ans.
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MessageSujet: Re: camilla ► you’re a victim of your own mind.   Sam 23 Aoû - 14:18

heart1 heart1 heart1 
Tim a déjà tout dit, tu sais où nous trouver pour les questions et bon courage pour ta fiche de présentation  pumpitup 

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And if you say run, I'll run with you
It's the little story of a guy I know, who had a dream, and fell in love. He got close to his dream, almost touched it, and he burnt his hands. And he got a woman and she died in his arms...



House Diesbach:
 
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MessageSujet: Re: camilla ► you’re a victim of your own mind.   Sam 23 Aoû - 15:44

merci à vous deux.  brille coeur vous êtes des amours.  heart3 coeur 
j'vous fais des bébés tout ça, même si vous voulez pas. face

 eyebrow 
 cache 
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MessageSujet: Re: camilla ► you’re a victim of your own mind.   Sam 23 Aoû - 16:14

Bienvenue  brille 
Bonne chance pour ta fiche !
J'aime beaucoup ton pseudo  brille 
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MessageSujet: Re: camilla ► you’re a victim of your own mind.   Dim 24 Aoû - 14:13

merci à toi.  coeur coeur 
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MessageSujet: Re: camilla ► you’re a victim of your own mind.   Dim 24 Aoû - 19:52

Bienvenue ! Je sens qu'un lien va se faire parce que les bars, c'est ma deuxième maison... Ou troisième... XD Bon courage pour ta fiche !
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Âge : 34 ans
Missives : 117
Occupation : Inspecteur-Détective

Feuille de personnage
Dispo RP: Oui
Son rêve: Assassiné dans un long couloir sombre, une balle dans le dos.
Relations:
MessageSujet: Re: camilla ► you’re a victim of your own mind.   Dim 24 Aoû - 21:47

"Ouais, bienvenue... si on peut dire ça ici."

Je prie d'excuser ce grognon de Goran et j'te souhaite la bienvenue ici girl héhé :D
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Erre ici depuis : 05/08/2014
Âge : 27 ans
Missives : 332
Occupation : Propriétaire et gérante du restaurant de la ville

Feuille de personnage
Dispo RP: Dispo
Son rêve: Perdue dans le noir en hurlant le prénom de sa soeur.
Relations:
MessageSujet: Re: camilla ► you’re a victim of your own mind.   Lun 25 Aoû - 12:54

Bienvenue parmi nous jeune fille!

Héhé, j'ai déjà Tim, maintenant j'ai mon deuxième larbin officiel!!

Bon courage pour finir ta fiche, et au plaisir de te croiser!
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Invité

MessageSujet: Re: camilla ► you’re a victim of your own mind.   Mar 26 Aoû - 14:29

merci, vous êtes tous si... charmants. face edgy hihi hug5 coeur
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Erre ici depuis : 20/07/2014
Missives : 258

Feuille de personnage
Dispo RP:
Son rêve:
Relations:

MessageSujet: Re: camilla ► you’re a victim of your own mind.   Sam 30 Aoû - 16:47

lejd våldsman
❝ félicitations, tu es officiellement validée ❞


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Bravo à toi, te voilà très officiellement validée. Tu fais maintenant partie de la vénérable troupe des Dödskalliens et tu as gagné le droit de venir errer avec nous dans cette charmante ville suédoise !


Avant de commencer, pense bien à faire toutes les choses importantes :

- recense ton avatar [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien].
- si ton personnage a déjà fait son rêve, merci de nous signaler les circonstances de sa mort [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien].
- pour demander un logement, [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] et pour recenser ton métier [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien].
- pour les fiches de liens (qui sont facultatives) ou les demandes de liens, c'est [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien].
- pour demander des RPs ou faire un récapitulatif de tes sujets en cours, [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien].
- dans tous les cas, pense bien à compléter ta fiche de personnage qui se trouve sous ton avatar et que tu peux générer directement depuis ton profil.
- pour en savoir plus sur le système de points mis en place sur le forum, [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien].
- n'oublie pas non plus qu'il faudra recenser ton personnage tous les mois !


En attendant, toute l'équipe administrative de YODO te souhaite la bienvenue et te souhaite de passer d'agréables moments par ici. Après tout, les rues de Dödskalle sont réputées pour être calmes, pas vrai ?...

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