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 Howling ghosts they reappear ~ Göran Falk

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Erre ici depuis : 13/08/2014
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Occupation : Inspecteur-Détective

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Dispo RP: Oui
Son rêve: Assassiné dans un long couloir sombre, une balle dans le dos.
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MessageSujet: Howling ghosts they reappear ~ Göran Falk   Ven 15 Aoû - 22:53



Göran Falk
❝ ft. Michael Fassbender ❞

   

   
   

   ϟ PERSONAL ID ϟ
   
Nom : Falk ✞ Prénom(s) : Göran ✞ Date de naissance & âge : 25 Mai 1977, 34 ans. ✞ Lieu de naissance & nationalité : Stockholm, nationalité suédoise. ✞ Arrivée en ville : Il y a huit ans. ✞ Occupation : Inspecteur-détective en chef.  ✞ Orientation Sexuelle : Bisexuel. ✞ Situation matrimoniale : Divorcé. ✞ Groupe : Främmande.
   

   

   ϟ MEET THE PLAYER ϟ
   
Pseudo : Lélé. —  Âge : 27. — Code du règlement : OK par Tim. — Déjà un compte dans le coin ? : Nope. — Où avez-vous connu le forum ? : sur un forum pub RPG. — Un commentaire ? : J'adore le contexte et le design est bien sympa ;)


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MessageSujet: Re: Howling ghosts they reappear ~ Göran Falk   Ven 15 Aoû - 22:53



   
life is just a game
❝ My name is Death and the End is near ❞


   
23 Octobre 1986


« Le corps d’Olivia Strömblad, huit ans, a été retrouvé hier soir aux abords de la ville de Boden, non loin de la gare ferroviaire. Selon le rapport du médecin légiste, Olivia Strömblad aurait été tuée par plus de vingt cinq coups de couteaux dans l’abdomen. Des signes de violences physiques et sexuelles sont également a déplorés. Tout comme les précédentes victimes, le coeur de la fillette a été sauvagement arraché et reste, à ce jour, introuvable. Nous rappelons qu’Olivia Strömblad est actuellement la sixième victime du serial killer Erland Svensson, quarante trois ans, ancien manutentionnaire chez AzkoNobel. L’inspecteur William Lingdren déclare prendre des mesures plus drastiques quant à la traque du meurtrier en série, soutenant que des équipes de recherches mettent tout en œuvre dans la recherche des trois enfants kidnappés. Le ministre de la... »


La voix de la présentatrice lui perçait désagréablement les tympans. La gorge en feu et la bouche pâteuse, Göran ferma lentement les paupières, osant à peine respirer l’air vicié qui stagnait depuis des semaines dans cette cave sombre et lugubre. A ses côtés, il sentit le petit corps de Felix, huit ans, qui tremblait de froid, de faim... ou bien était ce de peur ? Il l’ignorait, et cela importait peu à présent. Tant bien que mal, Göran tenta de le rassurer comme il le pouvait : passant l’un de ses bras encore valide autour de ses épaules en un geste réconfortant. Plissant les yeux, son regard scanna rapidement la pièce, s’attardant une seconde de plus dans le coin où s’était trouvé Olivia quelques heures plus tôt.

Juste quelques petites heures plus tôt.

Göran bougea légèrement, tapant doucement sa jambe endormi contre le sol. Il grinça et il bougea doucement son poignet gauche, celui qui était fermement menotté à l’un des épais tuyaux qui traversaient la cave. Il dut se mordre les lèvres pour ne pas laisser échapper des larmes de détresse et de colère... Son poignet était en sang, à force de tirer dessus comme un forcené, la peau s’était entaillée contre le rebord métallique : sa peau était désormais tellement boursoufflée que le moindre mouvement lui donnait envie d’hurler à l’agonie.

« Tais toi, chuchota t-il entre ses dents, en tapotant distraitement l’épaule de Felix. Ca ne sert à rien de pleurer. »

Strictement à rien. Il l’avait bien compris depuis le début.

Des bruits de pas, lourds et pensants, retentirent au dessus d’eux avant de se répercuter férocement dans les escaliers. La porte s’ouvrit à la volée, claquant contre le mur en brique, laissant enfin apparaître leur bourreau de toute sa splendeur horrifique. Les traits tirés, pâle, Erland Svensson balança négligemment son sac à dos par terre, près du poste de télévision. Celui ci s’ouvrit, dévoilant la lame d’un long couteau de boucher encore sale de sang. Près de lui, Felix se replia davantage sur lui même, laissant échapper un sanglot sonore, et cela suffit pour attirer l’attention de leur tourmenteur. Derrière ses épaisses lunettes, Erland les fusilla d’un regard féroce.

« Ferme ta gueule ! Gueula t-il en donnant un coup de pied dans le petit corps tremblant. Les garçons ne pleurent pas ! Ferme là ou tu es le prochain ! »

Un autre coup. Plus violent.

« Les garçons ne pleurent pas, grogna le serial killer en l’agrippant par les cheveux et le secouant de toute ses forces. »

Horrifié, Göran se redressa et faisant fi de son poignet décharnée, il repoussa Erland de toutes ses forces.

« Il a compris ! S’exclama celui ci avec toute la hargne dont il était capable. Il a compris ! Juste... Juste... laissez le tranquille. »

Un rictus ourla les lèvres du bourreau, puis il éclata de rire, d’un rire brusque, sardonique avant que la douleur, cuisante, se propagea le long de son visage. Le bruit de la claque retentit sombrement l’air, et Göran sentit sa joue rougir sous la force du coup.

« Toi, depuis que t’es là, tu me causes pas mal d’emmerdes,  susurra Erland en le pointant d’un doigt menaçant. Tu te prends pour un dur c’est ça ? Fais attention de pas être le prochain morveux. »

Et il ponctua ses mots par un crachat en plein visage puis quitta précipitamment la cave. La porte claqua à nouveau et Göran attendit de l’entendre monter les escaliers pour se permettre de respirer à nouveau. Le coeur battant la chamade, il s’assura que Felix allait bien, avant de s’adosser contre le mur, essuyant sa joue du revers de la paume. Il ne bougea pas quand son voisin se blottit contre lui, étouffant cette fois ci ses pleurs dans ses mains, de peur que le bruit ne fasse revenir le Monstre qui les avait kidnappés et enfermés.

Pourquoi n’avait-il pas écouté sa maman ? Sa mère lui avait toujours dit de se méfier des étrangers. Mais Monsieur Svensson était le voisin des Falk, il leur apportait toujours des gâteaux à Noel et passait souvent les fêtes de fin d’années avec eux... Il ne s’agissait pas « réellement » d’un étranger, n’est ce pas ? Göran n’avait donc pas hésité quand Svensson lui avait proposé de le ramener à la maison après l’école. Pourquoi, l’aurait-il été ?

Il était pourtant un petit garçon très intelligent, ses professeurs ne cessaient de le dire à ses parents. Göran sentit la colère l’envahir une fois encore, bouillant férocement au creux de son estomac, attendant juste d’exploser.

« J’ai peur, chuchota Felix d’une petite voix. »

Göran le serra distraitement contre lui.

« Ne t’inquiète pas, répondit-il. On va sortir de là. »

Lentement, il souleva la petite épingle à nourrice qu’il avait prit dans la poche de Svensson quand il l’avait repoussé. Son grand frère Stellan lui avait apprit comment faire les poches, il serait sûrement très fier de lui, même si sa maman détestait quand ils faisaient ça. Mais Göran était sûr que sa maman ne lui en voudrait pas trop cette fois. La télévision continuait de transmettre les informations, et Göran attendit que Felix et l’autre petite fille -dont il ne connaissait pas le nom- s’endorment.

Il connaissait désormais comment fonctionnait monsieur Svensson, il savait exactement à quelle heure il mangeait et quand il dormait. Il savait aussi qu’après avoir prit un enfant, monsieur Svensson les laissait tranquille pendant une semaine : sept jours, jour pour jour à compter du meurtre. Il savait aussi que monsieur Svensson ne leur apportait à manger que le matin, à 11 heures, parce que c’était à ce moment là que commençait l’émission que retransmettait l’unique chaine sur la télévision.

Göran avait compté. Il avait observé. Il était très intelligent, ses professeurs le disaient souvent à ses parents.

Il attendit patiemment la visite du soir de monsieur Svensson, puis que Felix et la fille s’endorme avant de passer à l’action. Grognant, il se contorsionna un peu, trafiquant l’ouverture de ses menottes avec la pointe de l’épingle à nourrice. Il marmonnait avec fureur, se disant que ça semblait toujours plus facile dans les films qu’il regardait avec son père. Finalement après une heure d’acharnement, un petit « clic » révélateur s’éleva et Göran retint sa respiration. Son poignet gonflée et écorchée l’élança brusquement, le sang pouvant circuler à nouveau... Ses yeux s’embuèrent et il se mordit l’intérieur de la joue pour ne pas hurler. Sa respiration s’accéléra alors qu’il se relevait, enfin libéré de ses liens. Une fois certain que ses deux camarades d’infortunes étaient toujours endormis, il ouvrit la porte - s’étonnant que celle ci ne soit pas fermée à clé.

Un dernier regard par dessus son épaule, il se jura qu’il allait chercher de l’aide et qu’il viendrait aider les autres. Retenant sa respiration, le petit garçon grimpa les marches des escaliers, retenant sa respiration à chaque grincement qui lui paraissait assourdissant. Le son d’une télé résonnait alors qu’il ouvrait la seconde porte : vautré dans un vieux fauteuil, monsieur Svensson dormait, ronflait, comme il l’avait deviné.

Son regard s’arrêta aussitôt de l’autre côté du salon ; la porte d’entrée semblait à portée de main.  Déglutissant difficilement, Göran longea le mur, les yeux fixés sur monsieur Svensson, priant tout ce qu’il pouvait pour que celui ci ne se réveille pas. Lentement, il progressa à travers le salon, se figea brusquement quand une planche grinça plus fortement que les autres. Monsieur Svensson grogna dans son sommeil et Göran sentit ses jambes flageoler dangereusement sous son poids.  Portant une main à sa bouche, comme si cela allait l’empêcher de respirer, il attendit quelques longues secondes avant de reprendre son avancé. Quand il atteignit finalement la porte, l’espoir fou de la liberté le transperça, lui faisant presque esquisser un sourire : il allait enfin revoir ses parents, son frère et ses amis ! Il ferma les yeux, ses doigts tremblaient alors qu’il actionnait la poignée... qui n’opposa aucune résistance. La porte s’ouvrit tout aussi facilement que celle de leur prison, et se sentant soudainement d’une frénésie inconnu, il s’élança dans la cour... Il s’agissait d’une petite maisonnette délabrée perdue au milieu de la forêt : ni de vis à vis, et encore moins d’âmes généreuses prêtes à le sauver.

Un grincement. Juste derrière lui.

« Qu’est ce que tu fous ! »

La voix de monsieur Svensson se répercuta avec fureur, le faisant désagréablement frissonner. Ses petites jambes se plièrent brusquement alors qu’une main le saisissait fermement par le col de son t-shirt, le déséquilibrant et le faisant tomber par terre. Son poignet déjà blessé émit un craquement lugubre et Göran ne put empêcher un hurlement strident. Désormais sale de boue et de poussière, il leva les yeux vers son bourreau qui se dressait terrifiant, fou et imposant devant lui. Ses yeux luisaient d’une folie que jamais il n’oublierait de sa vie.

« Je vais te tuer petit merdeux ! Je vais te baiser puis je vais t’arracher le coeur, cracha t-il, le visage déformé par la haine. Espèce de... »

Göran cligna des yeux. Juste un simple clignement alors qu’un coup de feu, assourdissant, brisa le silence de la nuit. Une giclée de sang aspergea son visage et il eut juste le reflexe de reculer que Svensson s’écroulait à ses pieds. Mort. Une balle en pleine tête.

Derrière lui se tenait un homme, grand et imposant, le visage pâle et inquiet. Il portait un long manteau, une cravate à moitié défaite et un pistolet encore fumant dans les mains.

« Est ce que tu vas bien ? Demanda t-il. »

Göran ne fixait que le cadavre de Svensson avait fascination. Il sursauta quand l’homme posa une main sur son épaule, l’aidant à se relever.

« Est ce que tu vas bien ? Répéta t-il en le dévisageant de plus prêt. C’est quoi ton nom ?
Il n’arrivait pas à détacher ses yeux... Il était mort. Mort.
- G... Göran, répondit-il alors, doucement. Göran Falk. »

Le visage de l’homme se détendit, soulagé, avant de prendre son téléphone portable pour appeler les renforts.

« Ca va aller Göran, fit-il finalement. Je suis l’inspecteur William Lingdren, c’est terminé maintenant... L’ambulance va arriver, tes parents aussi. Où sont les autres ? »

Les autres ? Göran était un peu déphasé.

« Dans la cave. Ils sont attachés dans la cave. »

William hocha la tête, rangeant son arme de fonction et lui tendant une main que le petit garçon hésita à prendre. S’apercevant de son malaise, le détective lui offrit un sourire qui se voulait rassurant.

« Tu peux pleurer tu sais, ce n’est pas grave.
Göran le fixa un instant, sérieux.
- Les garçons ne pleurent pas. »

Plus tard, alors que les renforts, les ambulances, les familles et les journalistes trop curieux avaient envahis les lieux, Göran se détacha de l’étreinte étouffante de sa mère sanglotante. Son regard dévisageait au loin l’inspecteur Lingdren, et il sut, du haut de ses neufs ans, quel avenir il souhaitait embrasser.



15 Aout 2000


Göran était athée. Et cartésien. Il ne croyait pas en Dieu, l’idée même qu’une « Puissance Supérieure » existe, le faisait doucement ricaner. Non, il ne croyait pas en ces conneries bien pensantes. Il croyait seulement à l’Humanité. Il croyait en l’Homme et en sa face sombre. Il croyait en l’Homme et à ses instincts primaires, animaux, sauvages... Meurtriers.

Pourtant, malgré toutes ces convictions, il se retrouvait aujourd’hui à demander la bénédiction d’un prêtre et de son église. Il se retrouvait devant un Dieu auquel il ne croyait pas, afin de pouvoir s’unir à la femme qu’il aimait et ceux devant l’approbation des gens de leur famille.

Quelles foutaises !

Il retint un soupire las, souriant néanmoins à sa désormais femme. Moira. Elle était magnifique : un esprit flamboyant dans un corps de porcelaine. Petites, aux lèvres vermeilles et aux grands regards bleuâtres. Ses boucles blondes cascadaient le long de ses frêles épaules, Göran l’avait aimé dès le premier regard : coup de foudre, sur les bancs de la fac. Moira et ses grands yeux dans lesquels miroitaient son émotion et ses larmes de bonheur. Moira qui lui souriait avec bonheur tandis qu’il répétait les paroles du prêtre :

« Je déclare te prendre toi, Moira, comme légitime épouse... »

Du coin de l’oeil, son attention fut attirer par le sourire séducteur d’une des demoiselles d’honneurs.

« ... pour le meilleure et pour le pire... »

Le reste des paroles ne furent que fioritures, il n’avait pas besoin de toute cette cérémonie pour aimer sa femme. Et peu importait que plus tard, lors de la réception, Göran et la demoiselle d’honneur s’éclipseraient tout deux discrètement dans les toilettes du restaurant.


7 Mars 2002


« Où est ce que tu étais ? »

Göran grimaça tandis qu’il jetait négligemment sa veste sur le dossier d’un des fauteuils de leur salon. Les bras résolument croisés sur sa poitrine, Moira le dévisageait de cette moue ferme et résolue. Son regard bleu -celui qu’il aimait tellement d’habitude- était sombre et dur.  Très loin de cette chaleur bienfaitrice dont il avait eu autrefois l’habitude.

« Bonsoir à toi aussi, répliqua t-il, sarcastique. On s’est pas vu de la journée et c’est comme ça que je suis reçu. Très sympa, chérie. »

Il soupira puis la dépassa pour se rendre à la cuisine, sans même lui jeter un regard. Celle ci fronça les sourcils, mais décida de le suivre, elle n’en avait pas terminé.

« De la journée ?
Répéta t-elle. De la journée ! Ca fait trois jours, Göran ! TROIS FOUTUES JOURS ! Où est ce que tu étais ? Trois jours où tu n’as même pas été foutu de répondre à mes appels. Un sms, Göran ! Je te demande juste un sms pour me dire où tu es ! Où juste pour me dire que tu rentreras pas, okay ? Est ce que c’est trop te demander ? »

Celui ci, la tête dans le frigo, en ressortit avec la bouteille de jus d’orange, s’en servit un verre tout en s’adossant au plan de travail afin de pouvoir faire face à sa femme. Dieu, il était crevé.

« Et qu’est ce que tu veux que te dise ? Je suis au boulot, merde. Faut bien que l’un d’entre nous travaille pour pouvoir payer les factures et tes putain outils à dessin ! »

Moira sursauta, rougissante. De colère. Elle était artiste peintre et ses tableaux avaient un peu de mal à se vendre en ce moment... Et il s’agissait d’un sujet plus que sensible, Göran le savait pertinemment.

« Va te faire foutre ! S’exclama t-elle. Va te faire foutre, sale con ! Si tu me portais un peu plus d’attention, tu sauras que mes tableaux seront exposer à la galerie d’art la semaine prochaine ! »

Il secoua la tête et passa une main lasse sur ses traits tirés et fatigués.

« Désolé, dit-il alors. J’essaye juste d’arrêter en violeur en série en ce moment. Désolé si je n’ai pas eu le temps de donner l’attention que Madame demande. »

Göran la dévisagea froidement avant de poser son verre à peine entamer sur la table.

« Je vais prendre ma douche et me coucher. »

Un ricanement s’éleva de Moira qui le suivit dans le couloir, irradiante de colère.

« C’est peut-être toi qui les viole ces pauvres filles ! Je suis sûre que ça doit te faire bander ce genre de chose, pas vrai ? »

Il figea soudainement, tournant une oeillade glaciale vers sa femme. Celle ci recula d’un pas, déglutissant faiblement mais ne se laissant pas démonter.

« Tu crois que je ne vois rien ? Il y a deux semaines j’ai emprunté ton ordinateur... Je... J’ai découvert des choses : des sites pornos, des films dépravés, des sites de rencontres, des échanges de mail avec des prostituées.... Et certains sont même des hommes ! J’ai appris certaines pratiques BDSM grâce à toi. »

Göran cilla à peine, mais son corps était paralysé. Son silence encouragea Moira qui lâcha les vannes, déversant sa rancoeur, sa tristesse et sa fureur.

« Tu crois que je ne sais pas que tu te tapes ma salope de meilleure amie ? Où la voisine, hein ? »

Elle commença à sangloter bruyamment et Göran amorça un geste vers elle, mais Moira recula.

« Ne m’approche pas ! S’exclama t-elle. Tu es malade, Göran ! Tu es qu’un malade pervers et dégueulasse et... »

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase que sa tête cogna contre le mur derrière elle. Göran serra une main sur son cou gracile, son corps se pressant tout contre le sien, ses lèvres frôlant la peau douce de sa joue.

« Je ne suis pas malade ! Marmonna t-il avec hargne. Tu ne sais rien, alors tu vas te la fermer. Tu sais que dalle, d’accord ! »

La lueur de terreur qu’il aperçut dans les yeux de Moira lui fit l’effet d’une douche froide. Il la lâcha brusquement, comme s’il venait de se brûler... Ils échangèrent un dernier regard, avant que Göran ne parte, la porte claquant derrière lui.

Deux semaines plus tard, Moira demandait le divorce.



22 Janvier 2003


« Tu peux pas me faire ça William ! »

Sa voix se répercuta contre les murs du bureau du chef de la police de Stockholme. William Lingdren, l’homme qui l’avait sauvé quand il était enfant, son modèle, son mentor, le dévisageait gravement de son fauteuil.

« J’essaye de sauver ta plaque ! Répliqua William avec un peu plus d’autorité. »

Mais Göran n’entendait rien, trop perdu dans ses pensées, trop noyé dans sa colère. Dans sa colère contre lui même.

« Je suis le meilleur détective dans ce foutu commissariat ! Tu peux pas m’envoyer croupir dans une ville paumé à l’autre bout du pays ! »

William poussa un profond soupir.

« Tu as raison, tu vaux mille fois tous cette bande de bras cassée qui me sert de détective, accorda t-il, en se levant. Merde, tu es plus que brillant, tu es meilleur que je l’ai été à ton âge... Mais tu as commis une faute grave, Falk. Mes supérieurs voulaient te radier, j’ai ouvert ma gueule pour sauver ta peau. Ne me le fait pas regretter. »

Göran jura, passa ses mains dans ses cheveux décoiffés et dans un mouvement de colère, balaya tout ce qui se trouvait sur le bureau dans un hurlement strident. Le souffle saccadé, il écarquilla les yeux quand il se retrouva épingler contre le mur, William le tenant fermement par le col de sa chemise.

« Tu vas te calmer maintenant ! Ordonna t-il avec force, son regard plongeant dans le sien. C’est de ta faute Falk, si tu avais pu tenir ta queue on n’en serait pas là. A cause de toi, l’un des plus grands trafiquants de ce pays s’en est sorti indemne. Assume maintenant ! »

Göran ferma les yeux, inspirant profondément. Six mois qu’il travaillait sur cette affaire, et dans un moment de folie, il avait fallu qu’il couche avec la femme qui aurait pu faire tomber l’un des plus grands trafiquants d’êtres humains d’Europe de l’Est. L’avocat de la défense avait évoqué un « conflit d’intérêt » car le détective en charge de l’enquête couchait avec le principal témoin.

Couchait. Ca n’avait été qu’une fois et unique fois, putain !

« Tu iras à Dödskalle, conclut le chef en le relâchant. »

Dépité, Göran frappa contre le mur. Il n’avait donc plus le choix.



30 Janvier


Göran éclata d’un léger rire, tirant lentement sur sa cigarette tout en se resservant un verra à lui et à Adolf. Il était tard. Ou très tôt, tout dépendait du point de vu. Le détective mentirait s’il disait qu’il n’était pas content d’avoir la présence d’une personne à qui il pouvait faire confiance. Les deux hommes avaient collaborés sur pas mal d’enquêtes pas le passé, réussissant là ou d’autres avaient échoués. Et ce n’était définitivement pas négligeable d’avoir un allié dans cette ville de fou.

« Les rêves, marmonna t-il avec un rire. T’en as entendu parler pas vrai ? Ouais, bien sûr que oui. Qui n’en a pas entendu parler ici. »

Il vida son verre d’une traite, se resservant généreusement. Il n’était plus à ça prêt. Il adressa un clin d’oeil complice à Adolf.

« Quand tu débarques ici, tu te dis que ces gens sont fous... Puis il commence à se passer des trucs bizarres. Au début tu vois rien, mais tu le sens. Là -il tapota son torse - tu  sens ton instinct qui te dit de te tirer, qui te dit qu’il y a quelque chose qui cloche. »

Et l’instinct de Göran ne l’avait jamais trompé.

« Alors tu enquêtes, et tu crois voir des choses, tu crois entendre des chuchotements. Alors, tu te dis que ça fait trop longtemps que tu traines dans les parages, et que ces rumeurs de mégères commencent à te rentrer dans le crâne. »

Son regard se fit lointain, comme s’il espérait apercevoir une vérité indéniable à travers le mur de son salon.

« Puis un soir tu te réveilles en sursaut, en sueur, chuchota t-il. Tu as la chair de poule, et tu trembles encore du rêve que tu viens de faire. Je sais que les psychologues ont un terme bien spécifique pour définir ce phénomène, mais -il but une gorgée de whisky- tu sais... Tu sais que ce rêve n’est pas comme les autres. Tu le sens jusqu’au fond de tes tripes, ce n’est pas juste une impression. L’impression d’avoir vécu le rêve. Non, parce que j’y étais. Je peux encore sentir l’odeur, et le métal sous mes doigts. Et je peux encore sentir mon coeur battre dans mon torse. Je revois ce long couloir, encore et encore. Mais pire que tout, je ressens encore la douleur quand la balle me frappe dans le dos, l’odeur de la poudre et le bruit retentissant du coup de feu. »

Il cligna des yeux et tourna la tête vers Adolf, un sourire amer s’esquissant sur ses lèvres.

« C’est comme ça que je vais crever, tu crois ? Seul. Dans un couloir trop noir. »

Abandonné.








   


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MessageSujet: Re: Howling ghosts they reappear ~ Göran Falk   Ven 15 Aoû - 22:56

run Un Göran, un Fassy, que demander de mieux *bave partout*  gaah 

Bienvenue officiellement parmi nous !!! Merci encore à toi de tenter le scénario et j'espère que tu te plairas par ici !  hug2 

En attendant j'ai validé le code du règlement dans ta fiche et je te souhaite bon courage pour la rédaction de ta fiche ! Si tu as la moindre question surtout n'hésite pas !  pumpitup 

Encore bienvenuuuuuuuuue  chef 

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Tim & Jerry
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MessageSujet: Re: Howling ghosts they reappear ~ Göran Falk   Ven 15 Aoû - 23:09

Oh yeaaaaaaaah ! Merci pour l'accueil et le scénario déchire pas mal sa maman, donc c'est avec plaisiiir :D

Thanks, Tim. *mode Göran on* xD
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MessageSujet: Re: Howling ghosts they reappear ~ Göran Falk   Sam 16 Aoû - 0:50

Officiellement bienvenue sur le forum du coup hihi2
Si tu as des questions tu sais où nous trouver, sur la CB ou à envoyer des lettres ou à jeter des timbres sur les gens face out

_________________

And if you say run, I'll run with you
It's the little story of a guy I know, who had a dream, and fell in love. He got close to his dream, almost touched it, and he burnt his hands. And he got a woman and she died in his arms...



House Diesbach:
 
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MessageSujet: Re: Howling ghosts they reappear ~ Göran Falk   Sam 16 Aoû - 9:12

GORAAAAANNN.
Comment je vais adorer te détester, l'un des scénario que j'attendais le plus.
( Puis Fassy quoi. Voilà.)
Tu viens de faire ma journée. face


Bienvenue à toi.
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MessageSujet: Re: Howling ghosts they reappear ~ Göran Falk   Sam 16 Aoû - 10:40

Qu'il est bien ce scénario et pas que physiquement  brille 

Bon courage pour ta fiche et bienvenue, surtout  hero1 

j'adore tellement ce scénar que je risque de stalker tes rps pour mes séances de lecture quotidiennes  hihi 
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MessageSujet: Re: Howling ghosts they reappear ~ Göran Falk   Dim 17 Aoû - 23:36

lejd våldsman
❝ félicitations, tu es officiellement validé(e) ❞


Bravo à toi, te voilà très officiellement validé(e). Tu fais maintenant partie de la vénérable troupe des Dödskalliens et tu as gagné le droit de venir errer avec nous dans cette charmante ville suédoise !


Avant de commencer, pense bien à faire toutes les choses importantes :

- recense ton avatar dans ce sujet.
- si ton personnage a déjà fait son rêve, merci de nous signaler les circonstances de sa mort ici même.
- pour demander un logement, c'est par là et pour recenser ton métier c'est par ici.
- pour les fiches de liens (qui sont facultatives) ou les demandes de liens, c'est dans ce coin-là.
- pour demander des RPs ou faire un récapitulatif de tes sujets en cours, rendez-vous par ici.
- dans tous les cas, pense bien à compléter ta fiche de personnage qui se trouve sous ton avatar et que tu peux générer directement depuis ton profil.
- pour en savoir plus sur le système de points mis en place sur le forum, clique ici.
- n'oublie pas non plus qu'il faudra recenser ton personnage tous les mois !


En attendant, toute l'équipe administrative de YODO te souhaite la bienvenue et te souhaite de passer d'agréables moments par ici. Après tout, les rues de Dödskalle sont réputées pour être calmes, pas vrai ?...

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Howling ghosts they reappear ~ Göran Falk

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